Saint-Laurent-d'Oingt

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Saint-Laurent-d'Oingt
Saint-Laurent-d'Oingt
Saint-Laurent-d'Oingt
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Le Bois-d'Oingt
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées
Maire
Mandat
Paul Périgeat
2014-2020
Code postal 69620
Code commune 69222
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais
Population
municipale
817 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 56′ 42″ N 4° 33′ 50″ E / 45.945, 4.56388888889 ()45° 56′ 42″ Nord 4° 33′ 50″ Est / 45.945, 4.56388888889 ()  
Altitude Min. 252 m – Max. 548 m
Superficie 9,05 km2
Localisation

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Saint-Laurent-d'Oingt est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Son territoire composée de la vallée de l'Azergues (affluent de la Saône) et de plusieurs vallons (ruisseaux) et collines présente un intérêt écologique (rivière à truite, tourbières, gîtes à chauve-souris) et agronomique (vignobles). La commune, rurale, a une population relativement stable depuis deux siècles, et compte 803 habitants en 2006. Le tourisme est développé autour du village, qui présente également une vie locale (école, poste, épicerie, équipements culturels et sportifs).

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au nord-ouest du versant méridional des collines du Beaujolais, au cœur de la région des Pierres dorées, la commune de Saint-Laurent-d'Oingt est un petit village classé de 904 hectares à 420 m d'altitude, à 37 km de Lyon et 16 km de Villefranche-sur-Saône. Il dépend du canton du Bois-d’Oingt, à 4 km.

La commune est desservie par la D385 (Route Buissonnière[1]), qui passe dans la vallée et relie la commune à Letra et Chamelet au nord-ouest, Le Bois-d'Oingt au sud-est. L'aérodrome de Villefranche - Tarare est situé à proximité sur la commune de Frontenas. Le village a obtenu de nombreux prix (en 2010, deux fleurs au concours des villes fleuries).

Liste des hameaux :

  • Aduis (l’)
  • Azergues ( l’)
  • Barnigat (le)
  • Bel-Air
  • Berthier (le)
  • Bussy
  • Cambrion
  • Caton
  • Combe (la)
  • Combesse
  • Croix-Ficaud (la)
  • Dalbepierre
  • Forêt (la)
  • Fourcon
  • Genetière (la)
  • Gonnet (le)
  • Grands Prés (les)
  • Granges (les)
  • Guérillon (le)
  • Jacquet (le)
  • Michel (le)
  • Montgelin
  • Montjoly
  • Moulin (le)
  • Mussy[2]
  • Namiers
  • Nevert du Bas (le)
  • Nevert du Haut (le)
  • Oyasson (l’)
  • Paradis
  • Petits Ponts (les)
  • Pierre-Blanche
  • Pinot (le)
  • Plaines (les)
  • Polluy (le)
  • Rabillière
  • Roche (la)
  • Sardinat
  • Vacheron (le)
  • Vernier (le)

Topographie[modifier | modifier le code]

Hormis l'excroissance du territoire au nord (Le Pinot) dont l'altitude monte à plus de 500 mètres (contreforts des Crêts de Remont qui culminent à 649 mètres, sur la commune voisine de Ville-sur-Jarnioux), le territoire communal est constitué de vallons et collines. Ceux-ci sont situés entre 250 et 490 mètres d'altitudes et orientés selon des axes nord-est / sud-ouest. Les vallons (ruisseau de Vervuis en limite nord-ouest, ruisseau de Tagnand, ruisseau de Fourcon) sont perpendiculaires à la vallée à fond plat de l'Azergues dans laquelle ils débouchent. Celle-ci descend en altitude de 272 à 252 mètres dans le périmètre communal et constitue le point le plus bas de Saint-Laurent d'Oingt. En limite sud-ouest, au-delà du creusement du lit de la rivière, les sols remontent jusqu'à 418 mètres (Crêt des femmes)[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

La zone dans laquelle se trouve Saint-Laurent-d'Oingt présente un intérêt géologique (avec notamment le gisement fossilifère et le gîte de Valtorte, et à proximité immédiate les circuits géologiques de « Pierres Folles », tous cités à l’inventaire des sites géologiques remarquables de la région Rhône-Alpes). Le territoire de la commune de Saint-Laurent-d’Oingt repose sur les assises primitives et les dépôts sédimentaires. À l’ouest, la terre est légère et siliceuse. À l’est, elle provient de l’effritement des assises du jurassique inférieur ; elle est siliceuse, silico-argileuse et silico-calcaire. La partie située à l’ouest contient des doses très moyennes d’azote et d’acide phosphorique. Elle est pauvre en calcaire et contient assez de potasse. À l’est, le sol renferme des doses suffisantes de potasse. L’acide phosphorique et la chaux sont représentés par des chiffres plus élevés à l’ouest[4].

Écologie[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent-d’Oingt fait partie d’une Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II, qui délimite le haut bassin versant de l’Azergues et du Soanan. Les cours d’eau proprement-dits sont identifiés en ZNIEFF de type I (en raison de la présence de populations remarquables d’écrevisse à pattes blanches), de même que d’autres secteurs de grand intérêt biologique, notamment l’une des deux seules tourbières connues du département du Rhône et des gîtes à chauves-souris[5].

Classée en 1re catégorie piscicole sur les deux-tiers amont de son cours, l’Azergues traverse Saint-Laurent-d'Oingt dans la vallée. Elle est la principale rivière à truite du département du Rhône. Plusieurs groupements piscicoles sont identifiables dans l'Azergues des sources à la Saône. De l'amont vers l'aval on trouve ainsi la zone à Truite, la zone à Ombre (dont fait partie Saint-Laurent-d'Oingt), la zone à Barbeau et la zone à Brème. Divers poissons, dont certains sont en voie de disparition, vivent dans l'Azergues et ses affluents. Dans l’Aze et l’Ergues (les deux bras en amont de l’Azergues), l’Azergues jusqu'en aval de Lamure, le Soanan de sa source à la confluence du ruisseau de Dième, l’ensemble de leurs ruisseaux affluents, on trouve la truite et ses espèces d'accompagnement : chabot, lamproie de planer, loche franche et vairon[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Premières occupations humaines[modifier | modifier le code]

Dans la période préhistorique, toute cette région était occupée : à quelques kilomètres de Saint-Laurent-d'Oingt, au Breuil sur les bords de l'Azergues, à 150 mètres en aval, on découvrit au XIXe siècle toute une station préhistorique. À Saint-Laurent-d'Oingt, des découvertes permettent d'attester le passage dans les mêmes lieux, à une époque très antérieure, d’hommes utilisant des outils en silex taillé, ainsi que des nucléus, des lames, des racloirs et même une pointe de flèche, de l’époque de l’âge du cuivre (Chalcolithique environ moins 2000 ans av. J.C.).

Longtemps, aucune trace d'occupation pendant la période romaine ne fut attestée, tant au niveau archéologique que bibliographique[7]. Le sommet abrupt de cette montagne avait pourtant dû inciter les Romains à s'y établir pour protéger l'Iter Magnum, voie militaire reliant Feurs à Anse et passant par Oingt (suivant le tracé actuel de la route départementale No. 96), traversant le hameau ou mâs de l’Oyasson, pour rejoindre le prieuré, d'où elle descendait vers la Saône. Cette voie était encore fréquentée au Moyen Âge[8].

Des prospections récentes ont permis d’identifier trois sites, qui ont ensemble des points communs: la présence de tegulae qui atteste d’un bâti « à la romaine » sur les trois sites (couverture en tuiles de bâtiments en bois et pisé sur solin de pierre); chaque habitat possédait une meule en pierre de lave pour moudre le grain; chaque site a livré une quantité importante de tessons de céramique commune grise (ustensiles de cuisson : pot et marmite) et de céramique commune rouge (transport, stockage et transformation des aliments : amphore, pichet, pot, plat etc.).

Les trois sites ont aussi livré leur lot de vaisselle de table en céramique fine (sigillée et luisante) et en verre. Des ateliers de production ont été identifiés : Lezoux (Puy de Dôme), Portout (Savoie), Val de Sâone (Rhône). Les matériaux trouvés sur un des sites semblent ceux d’une villa cossue, occupée (peut-être de façon discontinue) entre le 3e et le 5e siècle, mais des tessons datables du 1er siècle après J.C sont présents en petit nombre sur le site, laissant penser à une implantation plus précoce[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'origine couvertes de bois et de forêts, les terres de Saint-Laurent-d'Oingt appartenaient à Gaucerand de Sémur (aussi appelé Gaucerannus Libretz), dont le père, Fredeland de Semur, et son épouse Richarde, donnèrent le 1er août 1000 à l'Abbaye de Savigny l'église de Saint-Laurent[10]. L'Abbaye y établit un prieuré, et le premier acte concernant Saint-Laurent-d'Oingt se trouve dans un terrier de l'Abbaye de Savigny relatant cette donation. Saint-Laurent-d'Oingt est mentionné dans le cartulaire de l'abbaye sous la forme Sanctus Laurentius de Iconio.

Il n'y eut d'abord qu'un célérier dans l'abbaye de Savigny ; mais on fut obligé de diviser sa charge de bonne heure: le nom de Saint-Laurent, qu'on donnait au petit célérier, vient de ce qu'on unit à cet office le prieuré de Saint-Laurent-d'Oingt[11]. Le grand prieur de Savigny était en même temps prieur et cellérier de Saint-Laurent-d'Oingt et nommait à la cure[12]. Les Bénédictins défrichèrent les terres et les concédèrent à ses premiers habitants moyennant une dîme[13].

Dalmas 1er succéda à Gaucerand dans la baronnie de Sémur et la Seigneurie de Saint-Laurent, et confirma le don qui avait été fait. La seigneurie se trouvant au confins du Lyonnais et du Beaujolais était isolée et mal fréquentée. Damas 1er pria Guichard le Vieux, Seigneur d'Oingt (Senior de Iconio), fils d'Umfred d'Oingt, de protéger l'Abbaye de Savigny contre les tentatives de spoliateurs. Son fils, Falque (Falco) d'Oingt, protégea aussi l'Abbaye de Savigny. Cet exemple ne fut pas suivi par Robert d'Oingt dont une charte de 1128 nous apprend qu'il renonça toutefois à ses prétentions sur les prières de l'abbé, et qu'il s'engagea pour lui et ses successeurs à respecter les possessions de l'abbaye[14].

Le Grand Célérier de Savigny avait l'obligation de donner aux lépreux cinq œufs tous les mercredis, vendredis et samedis du 17 décembre au 23 juin, obligation à laquelle était aussi soumis à son tour le Célérier de Saint-Laurent du 23 juin au 17 décembre[15]. On trouve dans les archives de Savigny mention d'un célérier de Saint-Laurent, Étienne Grollier, qui avait si bien mérité de son ordre qu'il fut établi après sa mort que l'on irait jeter de l'eau bénite sur sa tombe et y réciter des prières après la grand-messe hebdomadaire (ce qui se faisait encore en 1757)[16]. Le prieuré disparu dès le commencement du XIIIe siècle, mais subsista comme bénéfice.

Le Lyonnais, terre d’empire, fut annexé au royaume de France en 1314. Le Beaujolais allié de la France, ne devint français qu’à la fin du XVe siècle. Oingt, Sainte-Paule et Saint-Laurent d'Oingt, mais aussi Ville-sur-Jarnioux se trouvaient à la frontière en Lyonnais. Un extrait des registres de la cour des aides fait état d'un différend entre les habitants de Saint-Laurent d'Oingt et ceux du Bois-d'Oingt et Légny en 1517[17].

Le fief de la Forest, dont le château contrôlait la vallée du Fourcon conduisant à Oingt et était alimenté en farine par le moulin Chabost (ou "des planches de Chabost") sur la rivière de l'Azergues, existait dès le XVe siècle. Outre le moulin Chabost, les dépendances incluaient aussi la ferme de la Rabillière, les Molières, et le domaine de la Jaïetière (Gennetière).

En 1482, Guillaume Romain, seigneur de la Forest à Saint-Laurent-d'Oingt, établit une chapelle en l'honneur de Saint-Michel dans l'église du Bois-d'Oingt. Il est possible que le fief de la Forest lui ait été concédé en lien avec la donation, quelques années auparavant, en 1476, du fief du Bois-d'Oingt par Jean II de Bourbon à son frère, Pierre de Bourbon, fils naturel de Charles Ier, Duc de Bourbon.

Anciens bâtiments du prieuré de Saint-Laurent-d'Oingt, à l'Oyasson.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, Sainct Laurens d’Oingt était un village et paroisse dans la province du Lyonnais[18]. La paroisse, avant 1789, englobait celle de Sainte-Paule et de Moiré (qui devinrent communes à part entière en 1791, lors de la création des communes).

Le hameau Dalbepierre tient son nom de la famille d’Albepierre, qui parait être originaire de Ternant, où elle existait au XVIe siècle, et était présente à Oingt en 1581.

André Romain, ayant été anobli en juin 1522[19], était seigneur de la Forest en 1531. Il eût des démêlées avec les habitants du Bois-d'Oingt qui n'acceptèrent que difficilement, et seulement après moult procès, qu'ayant été récemment anobli, il ne fut pas soumis à la taille[20]. Son fils Pierre lui succéda, suivi en 1574, par un autre fils noble Antoine Romain[21]. Antoine Romain épousa le 27 septembre 1552 Étiennette du Rousset (alias de Rosset), fille de Jean du Rousset (ou de Rosset), Seigneur d'Amareins, dont naquirent trois filles, qui devinrent toutes les trois religieuses.

Par le biais des successions et remariages, la Forest passa d'Étiennette du Rousset au Bastard Pompée de la Balme, fils naturel de Perceval de la Balme, puis à Philiberte de Ronchevol[22]. Philiberte de Ronchevol s'étant remariée avec Prosper de Bachod, ces derniers vendirent la Forest le 9 mai 1608 à Benoît de Pomey, qui en fit hommage, le 19 décembre suivant, à la vicomtesse et baronne d'Oingt.

Blason de Pomey sur une façade à Saint-Laurent-d'Oingt: D'argent, au pommier arraché de sinople, fruité d'or, et soutenu d'un croissant d'azur accosté de deux étoiles de gueules[23]

Benoît de Pomey laissa la Forest à son neveu Hugues de Pomey, prévôt des marchands de Lyon, qui la légua à son cousin et filleul, autre Hugues de Pomey. Le 10 novembre 1699, Hugues de Pomey vendit le fief et maison forte, domaines et dépendances, de la Forest à Claude Desportes, bourgeois de Lyon[24].

Tout près du fief de la Forest se trouve la petite terre de Vacheron, qui fut le patrimoine d’Étienne de Vacheron (+1616), l’un des 120 chevaucheurs de la grande écurie du roi, ou courriers du roi. Étienne de Vacheron avait épousé Bénigne Olifant (+1616) fille de Jean Olifant (1555-1596/1601). Les Vacherons étaient alliés aux Olifants de Prosny, alliés eux-mêmes aux Bourbons par le mariage de Pierre d’Olifant contracté en 1492 avec une petite-fille de Charles de Bourbon, comte d’Auvergne.

Jusqu'à la date du 5 mars 1710, la paroisse de Saint-Laurent-d'Oingt eût deux Seigneurs: le baron, vicomte d'Oingt; et l'Abbaye de Savigny. Par acte du 5 mars 1710, la portion du territoire relevant du Vicomté d'Oingt changea de Seigneur, Charles François de Chateauneuf de Rochebonne, vicomte d'Oingt, vendant à Charles Cachot, écuyer, Seigneur de Combefort (au Bois d'Oingt) et de Courbeville (à Chessy) la Justice Haute, Moyenne et Basse de la paroisse de Saint-Laurent-d'Oingt.

Charles Cachot, alors Seigneur de Saint-Laurent, vendit le fief de Combefort et tous les droits sur la paroisse de Saint-Laurent-d'Oingt à Jean Gervais, bourgeois non anobli vers 1720. Demoiselle Louise Gervais devint 'Dame de Saint-Laurent' par adjudication du fief de Combefort et dépendances le 5 mai 1733[25]. À la fin du XVIIIe siècle, la maison-fort de Combefort, situé à l'extrémité occidentale de la paroisse, était le chef-lieu de la seigneurie.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution française, les bâtiments de l'ancien prieuré et les terres qui en dépendaient furent vendus comme biens nationaux. Durant une courte période, Saint-Laurent-d'Oingt s'appela Laurent-d'Azergues[26], puis Brancillon. En effet, une délibération du Département du Rhône en date date du 11 frimaire an II disposa que « les conseils généraux des communes dont le nom est celui d’un saint [...] s’assembleront sans délai pour changer ces noms en d’autres qui seront conformes à la Révolution »[27]. À partir de 1790, la commune[28]fut incluse dans le département du Rhône-et-Loire[29], dans le canton de Villefranche-sur-Saône[30].

On trouve mention de personnes originaires du village qui furent victimes de la révolution: Claude Danguin, cabaretier né à Saint-Laurent-d'Oingt et résidant à Lyon fut condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et fusillé (à l'âge de 42 ans) le 13 décembre 1793, avec pour motif d'accusation : « Caporal et contre-révolutionnaire »; Claude Magny, domestique né à Saint-Laurent-d'Oingt, et résidant à Lyon, fut condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et guillotiné (à l'âge de 44 ans) le 29 décembre 1793, avec pour motif d'accusation : « Grenadier, pris à la sortie les armes à la main ».

La famille Desportes, seigneurs de la Forest, fournit un maire à la commune de Saint-Laurent-d'Oingt, en la personne de Claude Étienne Toussaint Desportes, de 1815 à 1830.

Un roman historique de Jean Reby-Fayard, Pierrette, des Vignes aux Tranchées, relate la participation des habitants de Saint-Laurent-d'Oingt et des villages voisins - et le lourd tribu payé par eux - au premier conflit mondial[31].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008   Paul Perigeat    
2001 2008 Jean-Claude Chavand DVD  
1945 - Lucien Châtelus    
1854 - Jean-Pierre Marie Papillon    
- 1854 Claude Marduel    
1815 1830 Claude Etienne Toussaint Desportes    
1811 1813 Claude Marduel    
1808 1809 Claude Marduel    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 817 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
708 580 882 765 771 753 813 789 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
739 727 789 777 787 815 854 741 795
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
757 752 706 637 640 597 565 542 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
519 518 531 543 653 726 793 812 817
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2004[33].)
Histogramme de l'évolution démographique


La population était supérieure à 700 habitants depuis le début du recensement (1793) et durant tout le XIXe siècle, à l'exception de l'année 1800 (580 hab., repère A). Elle baissa pour la première fois en dessous de ce seuil à la suite de la Première Guerre mondiale (597 hab., repère B). Elle décrut ensuite assez régulièrement à chaque recensement jusqu'en 1962, repère C (exode rural?), pour n'augmenter qu'à partir du recensement de 1968. La croissance du village s'est accélérée dans les années 1980 (repère D), mais n'a jamais retrouvé son niveau de 1806 (882 habitants).

Économie[modifier | modifier le code]

Vers 1900, la surface cultivée de Saint-Laurent-d’Oingt s’étendait sur 837 hectares. La vigne couvrait l’essentiel de la commune (602 hectares). Le vin produit sur la partie granitique était réputé tendre et agréable à boire, tandis que celui récolté à l’est plus corsé et de longue garde.

On y cultivait aussi : le froment (58 hectares) le seigle (2 hectares), l’avoine (4 hectares), les pommes de terre (2 hectares), les betteraves fourragères (2 hectares), le trèfle et la luzerne (25 hectares), le colza (2 hectares). Le reste était constitué de prairies naturelles, irriguées et non-irriguées (114 hectares) de jardins (3 hectares), bois (18 hectares) et vassibles (15 hectares)[34]

La vigne occupe aujourd'hui 360 hectares, une quarantaine d'exploitants produit le vin AOC Beaujolais, soit en cave particulière soit à la cave Beaujolaise dont la situation lui vaut le titre de « Belvédère des Pierres Dorées ». Le week-end suivant le troisième jeudi de novembre, a lieu l'opération « portes ouvertes », pour la dégustation du « Beaujolais nouveau ».

Les services de plusieurs gîtes ruraux et chambres d'hôtes, gérés par des habitants de Saint-Laurent-d'Oingt, contribuent au dynamisme de l'économie locale, au développement du tourisme rural, et à l'ouverture du village sur le reste du monde[35].

Quelques équipements de base (poste, épicerie) permettent un commerce de proximité.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes ferroviaire en direction de Lyon ou Lozanne desservent les gares voisines de Ternand et Le Bois-d'Oingt - Légny.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'académie de Lyon.

Une nouvelle école écologique (avec géothermie), construite en 2010, accueille trois classes. Elle est équipée d'une salle de motricité et d'une salle informatique[36]. Une cantine permet l'accueil des enfants le midi.

Le collège se situe sur la commune du Bois-d'Oingt. Les lycées sont à Villefranche-sur-Saône, Tarare ou l'Arbresle. Le Centre d'information et d'orientation (CIO) est à Villefranche[37].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

La commune est équipée d'un stade et d'un terrain de pétanque, ainsi que d'une bibliothèque et d'une salle des fêtes[38].

Différentes activités sont possibles localement.

Santé[modifier | modifier le code]

On trouve une pharmacie et plusieurs médecins au village voisin du Bois d'Oingt. Un centre Soins de Santé et Réadaptation(SSR) et une clinique vétérinaire sont également présents sur cette commune.

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • La fête organisée en l'honneur des Saint-Laurent de France se déroule tous les deux ans.
  • Les Conscrits est une fête annuelle s'étalant sur un weekend.
  • Chaque année, le 22 janvier, fête du patron des vignerons, Saint-Vincent, quatre viticulteurs et un représentant d’une profession liée de près ou de loin à la viticulture, choisis par ceux de l’année précédente, sont nommés « Vincents » et « Vincent d’honneur », chargés, après la « tournée » qui consiste à passer dans toute les maisons pour en informer les habitants, d’organiser les festivités. La fête commence par une messe en l’honneur du saint, se poursuit par une dégustation des Beaujolais produits sur la Commune (cave coopérative et producteurs indépendants) et se termine par un (ou plutôt deux) banquet(s), suivi(s) de chants à midi et de danses le soir.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est pratiqué à l'église. La messe y est célébrée à 9h le 4e dimanche des mois impairs. Tous les dimanches et fêtes la messe est célébrée à 10h30 au Bois d’Oingt.

Autrefois une paroisse à part entière, Saint-Laurent-d'Oingt fait aujourd'hui partie de la paroisse Saint-Vincent des Pierres dorées, laquelle réunit 19 communes du Beaujolais correspondant au canton du Bois d’Oingt plus Alix.

L'église de Saint-Laurent-d'Oingt, qui fut à une époque la chapelle du prieuré de Saint-Laurent, peut accueillir environ 250 personnes. L'accès n'est pas aménagé pour les personnes handicapées.

Environnement[modifier | modifier le code]

La collecte des déchets est réalisée par l'intercommunalité[39]. Celle-ci a par ailleurs équipé la commune d'une déchèterie intercommunale[40].

Le syndicat d'assainissement du Val d'Azergues participe à l'assainissement communal (pose d'un collecteur de Saint-Laurent à Chamelet, de 2010 à 2012).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Blason sur la clef de voûte d'une chapelle latérale dans l'église de Saint-Laurent-d'Oingt
Bénitier de l’église de Sant-Laurent-d'Oingt
  • Le village de pierres dorées surplombant le vignoble.
  • L'église, dont la galonnière et le bénitier du XVe siècle sont classés à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Cette église est composée de trois nefs voûtées, avec chapelles latérales. Les embellissements, réalisés à différentes époques rendent difficile la fixation de la date précise de sa construction primitive. On peut toutefois affirmer que Jacques de Ronchevol, prieur de Saint-Laurent, et célérier de Savigny, est le bâtisseur de la chapelle portant les armoiries de sa famille dans un écusson (d'or à l'aigle à deux têtes de gueules béquée et membrée d'azur)[41]. À moins qu'il ne s'agisse des armes de Beck, ce que d'autres soutiennent. D'une construction plus moderne, le chœur est d'une coupe assez gracieuse et vaste, une boiserie d'un beau travail en dessine la circonférence. Il est terminé par un jubé en fer décoré de statues et vitraux de couleur.
  • Une chapelle gothique, Notre-Dame de Saint-Laurent, fut érigée en 1861 en l'honneur de l'Immaculée conception. Elle est perchée sur le point culminant, au cimetière, auquel on accède par des marches depuis le village (on raconte qu'un sculpteur tomba d'un quatrième étage sans se faire aucun mal parce qu'il avait fait don à la chapelle de deux chapiteaux sculptés par lui afin obtenir d'être préservé de tout accident[42]). Le cimetière, qui entourait autrefois l'église, fut déplacé pour raison d'hygiène au haut de la colline en 1848. Sur certaines des tombes du cimetière, on trouve parfois indiqué le hameau d'origine des familles.
Chapelle de Saint-Laurent-d'Oingt
  • Un lavoir, une croix.
  • Les bâtiments de l'ancien prieuré de l'Abbaye de Savigny à l'Oyasson, dominant le village (propriété privée).
  • Le château de la Forest : château du XVIe siècle, du fief du même nom, dont une partie (y compris une des deux tours principales) fut démolie à la fin du XIXe siècle et reconstruite dans le style Napoléon III (propriété privée).
  • L'école du village (avec son site entièrement réalisé par les enfants de Cycle 3)[43].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Saint-Laurent-d'Oingt bénéficie du label « ville fleurie » avec « deux fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[44].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Chervin : Médecin tropicaliste né à Saint-Laurent-d'Oingt en 1783, et dont la famille y demeurait, il a laissé un nom célèbre dans les annales de la médecine. Un des représentants les plus distingués de l'école des non-contagionistes, il est connu pour ses travaux sur le choléra et la fièvre jaune, et ses voyages en Guadeloupe, Martinique et Espagne. Il fut récompensé par l'Institut de France en 1828[45]. Nicolas Chervin mourut à Bourbonne-les-Bains en 1843. Une rue rappelle sa mémoire à Saint-Laurent-d'Oingt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cartulaire de l'Abbaye de Savigny. Suivi du Petit cartulaire de l'Abbaye d'Ainay. Vol. 1, Cartulaire de Savigny, publ. par Aug. Bernard, Impr. impériale, Paris, 1853.
  • Monographie géologique des anciens glaciers et du terrain erratique de la partie moyenne du bassin du Rhône, Tome 1, par A. Falsan et E. Chantre, impr. de Pitrat aîné, Lyon, 1879-1880
  • Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités, par l'abbé Ad. Vachet, Lettres-préfaces de Mgr Pierre Coullié et de Mgr Xavier Gouthe-Soulard, l'Abbaye, Lérins, 1899.
  • Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Tome 1, par MM. E. de Rolland et D. Clouzet, C. Dizain Lyon, 1901-1902.
  • En Beaujolais : Villefranche-Tarare, Villefranche-Monsols, Lozanne-Paray-le-Monial, Berlot-Francdouaire, Impr. de P. Legendre, Lyon, 1904.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Route buissonnière dans la vallée de l'Azergues, consulté le 12 novembre 2010
  2. Mussy, attaché à Saint-Laurent-d’Oingt depuis le Xe siècle, ne fut relié par une route nouvelle à sa commune d’origine, qu’en 1900
  3. Carte IGN
  4. E. de Rolland et D. Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, t. 2, Lyon, C. Dizain & A. Stock et Cie,‎ 1902 (lire en ligne)
  5. Inventaire des Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique, 2e édition, 2007
  6. « Les poissons de l'Azergues et leurs pêches », sur www.poulelesecharmeaux.eu (consulté le 22 octobre 2010)
  7. Odile Faure-Brac, Carte archéologique de la Gaule - Le Rhône, 69/1, (ISBN 2-87754-096-0), p. 390
  8. Claude Guigues, Les voies antiques du Lyonnais, du Forez, du Beaujolais, de la Bresse, de la Dombe, du Bugey et de partie du Dauphiné déterminée par les hôpitaux du Moyen Âge, Lyon, Brun, 1877
  9. Renée Dupoizat, Trois Sites Gallo-Romains à Saint-Laurent d’Oingt, Académie de Villefranche et du Beaujolais – Lettre trimestrielle no 52, décembre 2012, p. 3
  10. Jean Martial Beaunier et Léon Besse, Abbayes et prieures de l'ancienne France: recueil historique des archevêchés, évêchés, abbayes et prieurés de France, Volume 37, A. Picard, 1933, p. 125.
  11. . Cartulaire de l'abbaye de Savigny suivi du Petit Cartulaire d'Ainay, par Auguste Bernard, Paris 1853, p. 490. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k28912s.image.f2
  12. La Sainte Maison de Thonon et le prieuré de Saint-Jeoire (près Chambéry) par le chanoine J.-M. Lavanchy, Impr. générale savoisienne (Chambéry), 1918, p. 313. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57310388.hl.r=oingt.f324.langEN
  13. Les paroisses du diocèse de Lyon, Archives et Antiquités, par l'abbé Ad. Vachet, Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités / par l'abbé Ad. Vachet… ; lettres-préfaces de Mgr Pierre Coullié et de Mgr Xavier Gouthe-Soulard - l'abbaye (Lérins), 1899, p. 395.
  14. Antoine Vachez, Le château de Châtillon d'Azergues: sa chapelle et ses seigneurs, Lyon: Brun, 1883; p. 54.
  15. Album du Lyonnais: villes, bourgs, villages, églises et châteaux du département du Rhône, Lyon: L. Boitel, 1844, p. 252.
  16. Abbé Jacques Pernetti, Recherches pour servir à l'histoire de Lyon ou les Lyonnais dignes de mémoire, tome 1er, Lyon: Les Frère Duplain, 1757, p. 347.
  17. 15 juillet 1517, Fol. 16, in: Louis Paris, Le Cabinet Historique, Vol. 7, 1861, p. 84
  18. En 1789, le Beaujolais formait une province dépendant du gouvernement de Lyon, avec titre de baronnie. Ses limites étaient, au Nord, la Bourgogne, à l’orient la Saône, au midi le Lyonnais, à l’Occident, la Loire et le Forez
  19. Comme en témoigne l’édit de François Ier promulgué à Avignon le 4 octobre 1524, qui fait mandement aux élus du Lyonnais leur faisant savoir qu’André Romain, ayant été anobli, « est exempt de taille ». Catalogues des Actes de François Ier, Tome Premier, 1er janvier 1515 – 31 décembre 1530, Paris : Imprimerie Nationale, novembre 1887 ; p. 390 (Copie Bibl. Nat. ms. fr. 2702, folio 116 ).
  20. Marc Bloch, L’anoblissement en France au temps de François 1er, Félix Alcan, 1934; p. 166.
  21. Paul de Rivérieux, Vicomte de Varax, Histoire locale de la Principauté et Souveraineté de Dombes (Ain), Tome II, Les Familles, Bourg-en-Bresse, 1999, p. 368.
  22. Jean Mirio, Le Blason de Saint-Laurent-d'Oingt - Un blason découvert à Saint-Laurent d'Oingt nous donne de précieuses indications historiques sur leslieux, article publié dans le Pays Roannais, 2 janvier 2014.
  23. D'Hozier, Généralité de Lyon, Fol. 172.
  24. Paul de Rivérieux, Vicomte de Varax, Généalogie de la famille de Pomey : sa descendance par les femmes, ses fiefs et seigneuries, les ascendants des enfants d'Hippolyte de Pomey de Rochefort et de Pauline Ravel de Malval, leur descendance, 1899, p. 114.
  25. Jean Laneyrie, Le Fief de la Forest, Commune de Saint-Laurent-d'Oingt, Rhône, Histoire de ses possesseurs du XVe au XXe siècle, Archives départementales du Rhône, FM 2739. 1 et 2, p. 9-13.
  26. Archives départementales du Rhône en ligne.
  27. Noms révolutionnaires des communes du Rhône, Annexe du Répertoire numérique 'Administration du Département, 1777, 1788-anX, établi par Claude Faure et René Lacour, directeurs des Archives départementales, 1950. 1L 1 - 1230.
  28. La notion de commune apparait progressivement en France, mais ce n’est qu’en 1790 qu’un statut de la commune est fixé avec précision. La naissance du mouvement communal remonte au XIe siècle. La vie dans la commune va ainsi devoir s’organiser. Au XIIe siècle, le maire fait son apparition. En effet, dès lors que la commune était reconnue juridiquement et politiquement, il lui restait à se doter d’organes pour la représenter. Selon l’époque et les lieux, on parlera de pairs, d’échevins ou de conseillers.
  29. le département étant ensuite séparé en deux par la Convention : Le Rhône, dont fait maintenant partie Saint-Laurent-d'Oingt, d'une part, et la Loire, d'autre part
  30. Précis élémentaire et méthodique de la nouvelle géographie de la France, Paris, 1791, p. 58.
  31. Jean Reby-Fayard, Pierrette des vignes aux tranchées, Éditions Cheminements, 2007, 433 p. Une association, l'Association Ecobeauval, a été fondée par Jean-Reby Fayard avec pour objectif de recueillir la mémoire locale et plus particulièrement dans le Beaujolais et le pays des pierres dorées: www.ecobeauval.com
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  34. Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône / par MM. E. de Rolland et D. Clouzet, E. de Rolland, 1901-1902 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5820284v
  35. http://www.web-baco.com/chambre_hote/chambre_hote_beaujolais_rhone/chambre_hote_saint_laurent_d_oingt.htm
  36. Site de l'école de Saint-Laurent-d'Oingt, consulté le 12 novembre 2010
  37. CIO de Villefranche, site de l'académie de Lyon, consulté le 12 novembre 2010
  38. Le village de Saint Laurent d’Oingt sur le site de l'école, consulté le 12 novembre 2010
  39. ordures ménagères sur le site de l'EPCI, consulté le 12 novembre 2010
  40. déchèterie sur le site de l'EPCI, consulté le 12 novembre 2010
  41. Steyert, André (1830-1904), Armorial général du Lyonnais, Forez et Beaujolais, A. Brun (Lyon), 1860, feuille 55. Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-LM2-80, Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31407364z
  42. André Jean Marie Hamon, Notre-Dame de France: l'histoire du culte de la Sainte Vierge en France, Paris: Plon, 1866; p. 537.
  43. http://ecole.saint-laurent.laclasse.com/ consulté le 22 octobre 2010
  44. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  45. L'Univers, Histoire et description des tous les peuples: Dictionnaire encyclopédique de la France. T. 5, par Philippe. Le Bas, Firmin Didot frères (Paris), 1840-1845, p. 110.

Liens externes[modifier | modifier le code]