Saint-Julien-d'Asse

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Saint-Julien-d'Asse
Vallée de l’Asse et abrupt du plateau de Valensole.
Vallée de l’Asse et abrupt du plateau de Valensole.
Blason de Saint-Julien-d'Asse
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Mézel
Intercommunalité Communauté de communes Asse Bléone Verdon
Maire
Mandat
Jean-Pierre Aillaud
2008-2014
Code postal 04270
Code commune 04182
Démographie
Population
municipale
165 hab. (2010)
Densité 6,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 06″ N 6° 05′ 41″ E / 43.9183333333, 6.0947222222243° 55′ 06″ Nord
       6° 05′ 41″ Est
/ 43.9183333333, 6.09472222222
  
Altitude Min. 407 m — Max. 886 m
Superficie 25,6 km2
Localisation

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Saint-Julien-d'Asse

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Saint-Julien-d'Asse

Saint-Julien-d'Asse est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-Juliennais.

Sommaire

Géographie [modifier]

La commune est traversée par l’Asse. Le village est situé à 484 m d’altitude[1], tout en étant étagé sur le coteau.

Risques majeurs [modifier]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Mézel auquel appartient Saint-Julien-d’Asse est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[2], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[3]. La commune de Saint-Julien-d’Asse est également exposée à trois autres risques naturels[3] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Asse),
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[4].

La commune de Saint-Julien-d’Asse n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[5] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5] et le Dicrim n’existe pas non plus[6].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour les inondations, coulées de boue et glissements de terrain de 1994[3].

Toponymie [modifier]

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1096 (ecclesia Sant Juliani), est nommé d’après saint Julianus, sous une de ses formes occitanes (Julia ou Jolia), qui a été francisée par la suite en Julien[7].

Économie [modifier]

Agriculture [modifier]

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Après une période de régression, l’oliveraie communale compte moins de 1000 pieds[8].

Histoire [modifier]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1096 (ecclesia sancti Juliani)[9], lorsque Augier, évêque de Riez, donne l’église paroissiale de Saint-Julien à l’abbaye de Montmajour, qui possédait déjà le prieuré de Saint-Pierre-de-Viletta. C’est elle qui fournit le prieur chargé du culte dans la paroisse, et qui perçoit les revenus attachés à l’église[10]. La communauté relevait de la baillie de Digne[10]. Les comtes de Provence étaient seigneurs du lieu jusqu’en 1241, puis font don du fief à l’évêque de Riez (qui perçoit entre autres redevances l’albergue)[10].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[11]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Julien-sur-Asse[12].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Saint-Julien-d’Asse. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[13].

Héraldique [modifier]

Blason Saint Julien d'Asse.svg

Blasonnement :
D'azur à un bourg d'argent essoré de sable bâti sur le bord d'une rivière d'argent et surmonté des deux lettres S et J rangées en chef et séparées par un point, tous d'or[14].

Administration [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1977 (?) réélu en 2008[15] Jean-Pierre Aillaud[16]    

Intercommunalité [modifier]

Saint-Julien-d'Asse fait partie :

Démographie [modifier]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
64 feux 44 feux 290 264 266 243 321 280 354 333
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
356 330 327 297 300 271 267 248 229 219
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
226 213 213 180 158 136 114 126 127 118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 - -
86 69 68 76 114 124 149 165 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[9], EHESS[17], Insee à partir de 1968[18],[19],[20].
Courbe d'évolution démographique de Saint-Julien-d’Asse depuis 1793

Lieux et monuments [modifier]

Chapelle à clocheton couvert de tuiles vernissées.

L’église paroissiale Saint-Julien date des XIVe et XVe siècles. Les deux travées de la nef, dont une est sous croisée d'ogives, datent du XVIe siècle ; le chœur à chevet plat est lui aussi sous croisée d’ogives, dont la clef est orné d’un agneau pascal sculpté[21]. Très importants remaniements au XXe siècle.

Le mobilier de l’église contient une croix de procession en argent, datant des environs de 1500, et classée monument historique au titre objet[22].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Pour approfondir [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources [modifier]

Bibliographie [modifier]

Notes [modifier]

  1. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  2. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  3. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 15 août 2012
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  5. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  6. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 15 août 2012
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, Genève : Librairie Droz, 1990. Collection Publications romanes et françaises, volume CVCIII. Volume III : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, § 28444, p 1623
  8. Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58
  9. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 195
  10. a, b et c Daniel Thiery, « Saint-Julien-d’Asse », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 15 août 2012
  11. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  12. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
  13. André de Réparaz, op. cit., p. 56 et 59
  14. Banque du Blason
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013
  16. Jean-Pierre Aillaud est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1067, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  17. EHESS, notice communale de Saint-Julien-d’Asse sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  18. Résultats du recensement de la population - Saint-Julien-d'Asse, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  19. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  20. Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2013.
  21. Raymond Collier, op. cit., p 176
  22. Arrêté du 30 janvier 1995, notice de la Base Palissy, consultée le 11 décembre 2008