Saint-Julien-d'Ance

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Saint-Julien-d'Ance
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Puy-en-Velay
Canton Craponne-sur-Arzon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craponne
Maire
Mandat
René Berthon
2014-2020
Code postal 43500
Code commune 43201
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 18′ 17″ N 3° 54′ 48″ E / 45.3047222222, 3.91333333333 ()45° 18′ 17″ Nord 3° 54′ 48″ Est / 45.3047222222, 3.91333333333 ()  
Altitude Min. 653 m – Max. 954 m
Superficie 17,82 km2
Localisation

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Saint-Julien-d'Ance

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Saint-Julien-d'Ance

Saint-Julien-d'Ance est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Julien d'Ance est de très ancienne origine. Son territoire est traversé par une ancienne voie romaine importante dont on trouve des vestiges sur le plateau des Chaffois. Le lieu est cité dans des écrits dès 958. La paroisse était desservie par un prieur de l'ordre des Prémontrés nommé par l'abbé de Doue, près du Puy-en-Velay. Les curés-prieurs dépendirent directement de l'Abbaye de Doue jusqu'à la Révolution.

Saint-Julien d'Ance était rattaché à la Province du Forez jusqu'en 1789 pour la partie située sur la rive gauche de l'Ance, et au Velay pour la rive droite. C'est au XIVe siècle que la rivière l'Ance formera la frontière entre le Forez (Lyonnais) et le Velay (Languedoc).

Le 16 juin 1666 des paroissiens assassinèrent le prêtre dans l'église parce que celui-ci avait rétabli la dîme. L'église resta fermée ("interdite") de longues années et les paroissiens répartis dans les paroisses voisines en fonction de leur lieu d'habitation.

Essentiellement agricole, la population se composait aussi de forgerons, aubergistes, tailleurs d'habit, sabotiers. L'industrie de la dentelle occupa les femmes de l'ancien régime jusqu'au milieu du XXe siècle. Bien que peu rémunératrice, elle apportait un salaire d'appoint non négligeable dans les ménages.

À côté de grands propriétaires aristocrates (de Drossanges du Fieu, de Pradier d'Agrain, Torrilhon de Vacherolles) résidant souvent en dehors de la commune, les familles "notables" étaient essentiellement représentées par les meuniers nombreux au bord de l'Ance, du Lembron ou de l'Andrable. Certains jouissaient d'une véritable aisance (Salanon à Ancette depuis des temps immémoriaux, Jouve puis Cathaud au Rodier dont le moulin était entouré d'un domaine foncier considérable, Monier à Giroux depuis la fin du Moyen Âge).

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Mont-d'Ance[1].

La commune a compté jusqu'à 1 200 habitants au XIXe siècle. La saignée de la Grande guerre et l'exode rural ont divisé ce chiffre par six ! Depuis quelques années[Combien ?], la courbe remonte légèrement.

De nombreux documents ont été conservés par la famille Lagnier qui habita le village de la fin du Moyen Âge jusqu'au XXe siècle dont la postérité se poursuit dans la famille Salanon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Paul Ramousse    
mars 2008 en cours René Berthon[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 240 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 283 960 1 065 1 140 1 264 1 236 1 217 1 221 1 184
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 166 1 159 1 175 1 065 978 1 034 1 004 967 879
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808 860 817 706 663 602 618 545 486
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
408 348 263 251 224 213 234 240 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue supérieure de la coulée de lave de la Bourianne
Coulée de lave de la Bourianne
  • Le barrage de Passouira
  • L'église du XVIe siècle avec des réemplois romans du XIIe siècle et sa crypte classée.
  • Croix, dont une monumentale à Uffarges, fin XVIe siècle, inscrite (1701 est une date de ré-érection).
  • La coulée de lave de la Bourianne [5]

Une éruption volcanique a laissé des gros blocs de pierre. Un sentier balisé, vous conduira au sommet où une table d'orientation qui permet d'admirer un panorama exceptionnel.

  • Le moulin d'Ancette du XIVe siècle.
  • La rivière l'Ance qui serpente jusqu'à la Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Julien-d'Ance sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 20 juillet 2012.
  2. Commune de Saint-Julien-d'Ance sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 20 juillet 2012.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. http://www.stjuliendance.com/p_coulee.htm


Liens externes[modifier | modifier le code]

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