Saint-Jouin-Bruneval

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Saint-Jouin-Bruneval
Vue du centre-bourg
Vue du centre-bourg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Criquetot-l'Esneval
Intercommunalité Aucune
Maire
Mandat
François Auber
2014-2020
Code postal 76280
Code commune 76595
Démographie
Gentilé Saint-jouinais
Population
municipale
1 848 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 38′ 38″ N 0° 09′ 49″ E / 49.6438888889, 0.163611111111 ()49° 38′ 38″ Nord 0° 09′ 49″ Est / 49.6438888889, 0.163611111111 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 137 m
Superficie 18,82 km2
Localisation

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Liens
Site web st-jouin-bruneval.fr

Saint-Jouin-Bruneval est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime dans la région Haute-Normandie. Les habitants de Saint-Jouin-Bruneval se nomment les "Saint-Jouinais et Saint-Jouinaises".

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jouin se trouve dans le pays de Caux. Elle est située en bordure de la Manche et est remarquable par l'implantation du site d'Antifer, important terminal pétrolier côtier, dont la construction s'est déroulée de 1973 à 1975. Ce terminal, sous la direction du Grand port maritime du Havre, est capable de recevoir des supertankers allant jusqu'à 600 000 t. C'est le second port pétrolier français.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1823, les communes de Saint-Jouin et de Bruneval fusionnent pour devenir Saint-Jouin-Bruneval. De 1912 à 1950, la commune s'est appelée Saint-Jouin-sur-Mer.

Le nom de Saint-Jouen est attesté dès le XIIe siècle sous la forme latinisée Sancti Jovini. Saint Jouin (en latin Jovinus) était ermite dans le Poitou[a 1].

Celui de Bruneval est attesté sous la forme Berneval en 1213 et vers 1240. La forme actuelle Bruneval n'apparaît pas avant le XVIIIe siècle. Le premier élément est l'anthroponyme francique Berno ou anglo-saxon Beorn. On le retrouve dans Bennetot (Bernetot XIIe siècle, suivi du vieux scandinave topt « terrain construit, ferme ») autre commune du pays de Caux[a 2]. Le second élément est l'appellatif -val « vallée » qui pouvait être féminin également. L'altération Berne- > Brune- est sans doute liée à l'étymologie populaire « vallée brune ». En revanche, Berneval-le-Grand est un ancien Britteneville attesté dès 750 et en 775[a 3]. Homophonie accidentelle avec Bruneval (Oise).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 27 février 1942, dans le cadre de l'opération Biting, des parachutistes britanniques ont détruit un important radar sur La Poterie-Cap-d'Antifer, avec l'aide de membres normands de la Résistance, et ont rembarqué depuis la plage de Bruneval.

En lien avec ce souvenir de la Résistance, Bruneval a été le lieu d'un fameux discours du général de Gaulle, le 30 mars 1947.

Économie[modifier | modifier le code]

Panneaux de protestation contre le projet de terminal méthanier en avril 2010

Entre 1967, et la conquête de l'isthme de Suez par Israël lors de la guerre des Six Jours, et 1975 le canal de Suez fut fermé : la rive ouest était occupée par les Égyptiens et la rive est par les Israéliens. Les pétroliers devaient effectuer un détour par le cap de Bonne-Espérance pour se rendre du Moyen-Orient en Europe. Afin de rentabiliser le voyage des pétroliers de gabarit beaucoup plus important furent construits. Mais ceux-ci ne rentrant pas dans certains ports traditionnels des avants-ports en eaux profondes furent construits. Celui de Saint-Jouin-Bruneval était destiné à être l'avant-port du Havre. Dès 1975 et la réouverture du canal les pétroliers les plus importants cessèrent d'être utilisés rendant peu utiles des avants-ports comme le terminal pétrolier d'Antifer. Cela explique sa sous-utilisation. Depuis quelques années un nouveau projet est à l'étude pour transformer Antifer en terminal méthanier agrandi afin d'utiliser l'avant-port à la hauteur de ses capacités. Ce projet se heurte à une opposition virulente de nombreux riverains.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 848 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 878 1 600 1 788 1 753 1 731 1 538 1 517 1 508 1 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 535 1 602 1 628 1 506 1 507 1 404 1 401 1 487 1 263
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 123 1 207 1 207 1 187 1 152 1 077 1 123 1 127 1 128
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
943 880 913 1 227 1 437 1 576 1 782 1 848 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-poste
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789  ? Pierre Vimbert - -
1792  ? Nicolas Dedde - -
1793  ? Pierre Duval - -
1813 1814 Louis-Pierre Duval - -
1814 1821 Pierre Duval - -
1821 1823 Louis-Pierre Duval - -
1823  ? Anthoine Aubry - -
1825  ? Emmanuel De Geuser - -
1831  ? Compoinet-Duboulhard - -
1840  ? Jacques Recullard - -
1848  ? Noël Bellenger - -
1848  ? Pierre Tubeuf - -
1870  ? Alphonse Ouf - -
1878  ? Édouard Aubry - -
1882  ? Raoul Boucherot - -
1899  ? Edmond Leclerc - -
1908 1912 Édouard Delahaye - -
1912 1925 Louis Besnard - -
1925 1945 Emmanuel de Geuser - -
1945 1965 Jean Aubourg - -
1965 1977 Maurice Avenel - -
1977  ? Joseph Delahais - -
mars 2001  ? Rémy Chicot - -
22 mars 2008 en cours François Auber DVG -
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal a été dissous le 24 septembre 1987[3].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Évènements[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale le 1er dimanche de juillet.
  • 24 juin 2012 : 70e anniversaire de l’Opération Biting et inauguration officielle du Mémorial de Bruneval.

Redonner par la présence des plus grandes personnalités toute la dimension de ce haut fait historique. La venue à Saint-Jouin-Bruneval en juin 1982 du Président de la République, François Mitterrand, et du Prince Charles, représentant la Reine d’Angleterre, a particulièrement marqué les cérémonies commémorant le 40e anniversaire du Raid. Cette représentation au plus haut niveau des États a permis de rappeler l’importance accordée à l’opération militaire de Bruneval dans l’histoire des deux pays. Trente ans plus tard, à l’occasion du 70e anniversaire, la commune souhaite renouveler l’évènement en invitant les chefs d’États en juin 2012 sur les lieux même de l’opération Biting. La démarche, fortement symbolique, consiste à ne pas laisser le temps tirer un trait sur ce grand moment de l’histoire. Plus encore, il s’agit de se projeter dans l’avenir en rappelant que les questions fondamentales de liberté, de solidarité et de citoyenneté doivent rester plus que jamais au cœur des préoccupations de notre démocratie.
À ce titre, une place particulière devra être accordée sur le site du Mémorial rénové aux grands principes qui ont guidé le Conseil National de la Résistance. Des principes qui constituent encore aujourd’hui les fondements du système social de la France.

La commune et l’association veulent en 2012 à l’occasion du 70e anniversaire de l’opération « Biting » redonner toute sa place à ce haut fait historique. Alors que les derniers témoins ont disparu, le devoir de mémoire s’impose tout en le projetant avec force vers le XXIe siècle.
Le site de Bruneval est d’abord un lieu de mémoire avant d’être un lieu d’histoire. Mais c’est une mémoire plurielle, voire fragmentée au fil des commémorations et des personnalités qui ont incarné ce devoir de mémoire. S’y croise en effet, la résistance, le gaullisme, la déportation, les parachutistes et les commandos britanniques, la Royal Navy et les Forces Navales Françaises Libres. L’idée est de donner au site une véritable dimension historique qui redonnera un sens fort aux diverses mémoires. Toutes ces raisons font de la valorisation du patrimoine historique de Bruneval une opportunité pour conjuguer intelligemment mémoire et histoire.
La plupart des communes de Normandie, du Calvados et de la Manche, ont bien compris que pour que vivent les mémoires il fallait réhabiliter l’Histoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste des communes de la Seine-Maritime

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?)
  1. passage 137
  2. p. 53
  3. p. 42

Liens externes[modifier | modifier le code]

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