Saint-Jeoire

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Saint-Jeoire
Le château de Beauregard, qui domine la ville.
Le château de Beauregard, qui domine la ville.
Blason de Saint-Jeoire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Saint-Jeoire (chef-lieu)
Maire
Mandat
Nelly Noël-Sandrin
2014-2020
Code postal 74490
Code commune 74241
Démographie
Gentilé Saint-Jeoiriens
Population
municipale
3 211 hab. (2011)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 20″ N 6° 27′ 36″ E / 46.1388888889, 6.4646° 08′ 20″ Nord 6° 27′ 36″ Est / 46.1388888889, 6.46  
Altitude Min. 498 m – Max. 1 863 m
Superficie 22,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-jeoire.fr

Saint-Jeoire, souvent appelée Saint-Jeoire-en-Faucigny, est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Saint-Jeoiriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans l'ancienne province de Faucigny, à mi-chemin entre Annemasse et Cluses. Elle est située au nord-ouest de la confluence du Risse et du Giffre, dans une vallée triangulaire assez encaissée, bordée au nord-ouest par la pointe des Brasses (1 503 mètres) et l'Herbette, et au sud par une grosse montagne solitaire, le Môle (1 863 mètres).
Saint-Jeoire est située à 13 km de Taninges, à 14 km de Scionzier, à 15 km de Cluses, à 16 km de Bonneville, à 20 km d'Annemasse et à 38 km de Thonon-les-Bains.
La gare la plus proche est la gare de Marignier, située à 8 km.
L'accès à l'A 410 et à l'A 40 en direction de Genève est à 12 km du bourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune - Jeoire - provient d'une traduction du saint Georges de Lydda, Georgius[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village mitoyen d'Onnion comporte les traces les plus anciennes d'occupation humaine des deux Savoie, avec des outils datant de -70000 retrouvés dans le massif des Brasses. L'occupation humaine a ensuite cessé du fait de la glaciation, pour ne reprendre que vers -3000 : on a pu trouver à Saint-Jeoire des vestiges d'occupation d'hommes de Cro-Magnon, et d'autres objets ultérieurs, notamment de l'âge du fer.

Plus tard, aux alentours de l'an mil, des bénédictins s'installeront à l'emplacement du village, où ils élèveront une petite chapelle placée sous le vocable de saint Georges, qui donnera son nom au village. Les documents les plus anciens mentionnant l'existence du village datent de 1185, et il y est déjà question d'un seigneur, Ponce de Saint-Jeoire. En 1269, le village est une mitralie (centre de recouvrement des impôts).

Noble Vullierme de Saint-Jeoire, teste le 8 septembre 1318. Dans ce document, il est fait mention de la maison forte de la Ravoire, propriété du testateur. Il en est de même en 1349, quand Pierre de Saint Jeoire teste à son tour dans la cour de sa maison forte : en la grand cour de sa maison forte de la Ravoire[2].

En 1339, un recensement établit sa population à quelque 1 350 habitants, ce qui en fait l'un des villages les plus peuplés de la région. L'église paroissiale de l'époque est assez ancienne pour qu'on envisage sa réfection en 1318. Durant le XIVe siècle, les seigneurs de Saint-Jeoire sont partisans de l'évêque de Genève, et mènent la guerre contre les comtes de Savoie.

En 1366, Pierre de Saint-Jeoire et son voisin Hugues de La Fléchère (dont le château de Beauregard domine Saint-Jeoire) participent à la croisade lancée par le Comte Vert. La vie du village est alors essentiellement agricole, et la plupart des familles citées dans les documents de l'époque ont toujours des représentants dans le village ! Le 27 février 1565, est signée la première lettre patente établissant une franchise pour Saint-Jeoire, permettant la tenue d'un marché le vendredi, et de deux foires annuelles, libérant les transactions entre habitants de toute taxation, et fixant l'élection chaque année de deux syndics et de douze conseillers. La commune a désormais un sceau et peut recevoir de nouveaux bourgeois.

Lors de l'occupation du Faucigny, par les Bernois, alliés aux Genevois et aux Français vers 1590, la maison forte de la Ravoire est détruite ainsi que celle de Saint-Jeoire et du Turchon, Beauregard étant incendié.

En 1618, on rapporte un miracle effectué par asaint François de Sales à Saint-Jeoire. En 1772, le roi Charles-Emmanuel III de Sardaigne octroie aux communes la possibilité de racheter les droits seigneuriaux, ce qui est fait à Saint-Jeoire en 1785 : les habitants ne paient donc plus d'impôts aux seigneurs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les Armes de " Saint-Jeoire "se blasonnent ainsi :'D'or au sautoir de sable.

Les armoiries de la commune sont celles de la famille de Saint-Jeoire[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1886 Comte de la Fléchère ... ...
1888 1907 Jean-Pierre Besson ... ...
1908 1912 Célestin Cherdon ... ...
1912 1918 Jean-Pierre Besson ... ...
1919 1927 François Babaz ... ...
1927 1944 Émile Canel ... ...
1944 1947 Georges-Joseph Thévenot ... ...
1947 1967 François Rubin ... médecin
1967 mars 1977 Alfred Bogeat ... ...
mars 1977 1980 Marcel Veggia ... ...
1980 2003 Jean-Marc Chavanne UMP Député
2003 2014 Gilles Perret ... ...
2014 en cours Nelly Noël-Sandrin ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 211 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 202 1 360 1 381 1 642 1 789 1 832 1 672 1 765 1 830
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 840 1 802 1 750 1 740 1 555 1 515 1 654 1 646 1 548
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 510 1 486 1 525 1 620 1 664 1 774 1 773 1 876 1 865
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
1 896 2 209 2 749 2 958 3 080 3 163 3 211 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À la faveur d'une souscription lancée dès 1871, une statue de Sommeiller fut érigée en 1881 au centre du bourg. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle fut déboulonnée, enterrée, et fut remise en place après la Libération.
  • Jacques Monge, né en 1718 dans le hameau d'Aveyran, émigra à Beaune où il devint marchand forain puis bâtonnier de la confrérie des merciers[9]. Il est le père des mathématiciens Louis et Gaspard Monge; le collège communal porte le nom de ce dernier.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Beauregard[10]
  • Château des Colombières[11].
  • Château de Béné-Ruphy[11].
  • Château Foncet (Mairie actuelle)
  • Église Saint-Georges reconstruite en style néo-gothique lombard en 1855-1858 en conservant le clocher existant mais séparée de lui[12].
  • Chapelle du Turchon : en 1651, a lieu un important « déluge », ou glissement de terrain, qui s'arrête au lieu-dit le Turchon, sans avoir atteint le village ni fait de victime. En 1659, une chapelle, placée sous le vocable de Notre-Dame du Bon-Secours et de Saint-Joseph, est édifiée. Depuis 1765, une procession s'y rend chaque année.

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Collège Gaspard Monge - Un peu moins de 700 élèves venant de 9 communes voisines[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Terreaux, Pays de Savoie : petite encyclopédie savoyarde, C. Bonneton,‎ 1985, 191 p. (ISBN 978-2-8625-3058-1), p. 126.
  2. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe au début du XVIe, Éditions Picard, 2007 (ISBN 978-2-7084-0770-1), p. 87.
  3. Comte Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 5, Grenoble, Allier Frères,‎ 1863-1966, p. 305-317
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. non sourcé
  7. Plaque souvenir dans le bourg
  8. Georges J. Béné, Saint-Jeoire en Faucigny, un village de Haute-Savoie de son origine à nos jours, Saint-Jeoire, 2001, p. 99-100.
  9. http://roglo.eu/roglo?lang=fr;i=3059824
  10. Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 51.
  11. a et b Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti,‎ 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 52.
  12. La première église fut démolie à la fin du 18e siècle pour en reconstruire une nouvelle, contre la butte de Sur Nâves, pour dégager une nouvelle place au centre du bourg. Comme on désirait conserver le clocher existant (encore en excellent état), on devait construire la nouvelle église séparée du clocher. Cette réalisation (1855-1858) fait de l'église de Saint-Jeoire la seule de notre département à avoir conservé et mis en valeur toutes les caractéristiques, à l'extérieur comme à l'intérieur, de ce style néo-gothique lombard.
  13. Le site de l'établissement

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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