Saint-Jean-Hulst

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Saint-Jean-Hulst
Image illustrative de l'article Saint-Jean-Hulst
Vue de l'établissement
Généralités
Création 1878
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 49′ 04″ N 2° 08′ 16″ E / 48.817778, 2.13777848° 49′ 04″ Nord 2° 08′ 16″ Est / 48.817778, 2.137778  
Adresse 26 rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny
78000 Versailles
Site internet www.saint-jean-hulst.com/
Cadre éducatif
Réseau Enseignement catholique
Type Enseignement privé sous contrat d'association avec l'État
Pouvoir organisateur Tutelle eudiste
Directeur Marie-Hélène Delouis
Population scolaire 2 800
Formation École primaire,Collège, Lycée général
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Saint-Jean-Hulst est un établissement d'enseignement catholique situé à Versailles. En 2010-2011, il accueille plus de 3 000 élèves, de l'école maternelle au lycée[1]. Il est réputé pour ses résultats au baccalauréat : 100 % de reçus de 2006 à 2012, en section classique.

L'appellation Saint-Jean-de-Béthune est parfois utilisée.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 1871, Mgr Mabile, évêque de Versailles, autorisait « les pères Eudistes établis à Versailles à s'occuper de l’œuvre des militaires ». Assez vite, ils se consacrèrent à la formation et à l'éducation des jeunes.

Fondée en 1878, l'école Saint Jean se trouvait à l'origine au 2 bis rue des Bourdonnais à Versailles. C'est en 1881 que fut entreprise la construction du collège actuel, en pleine campagne, rue de Béthune (actuelle rue du Maréchal de Lattre de Tassigny [réf. nécessaire]

En pleine période de crise entre l’Église et l’État, les premières années de Saint Jean ont été mouvementées. En 1903, lors du départ des prêtres en exil, consécutivement aux lois sur les congrégations, le Père Loisel, directeur de Saint Jean, n'hésite pas à confier à des laïcs l’œuvre dont il a la charge. Maurice Dumont, dont le nom est rappelé sur une plaque commémorative dans le hall de l'odéon, a racheté de ses propres deniers l'ensemble des immeubles du collège, qui avait été confisqué, et le revend vingt ans plus tard à ses légitimes propriétaires, à des conditions telles qu'il s'agissait presque d'une donation[2].

L'école Saint-Jean devient l'école de Béthune en 1907 puis l'école Saint-Jean-de-Béthune en 1911. Dans les années 1960, l'internat est abandonné.

Saint-Jean-de-Béthune comprend 45 élèves en 1878, 130 en 1881, 375 en 1915, 850 en 1938, 900 élèves en 1945, 1 400 en 1966 et 1 800 en 1993. On compte aujourd'hui 2 800 élèves à Saint Jean et à Hulst, dont 1 900 à Saint Jean de Béthune et 900 à Hulst[3].

De génération en génération, Saint Jean de Béthune se développe, acquiert sa propre personnalité et prend une place bien précise[Quoi ?] dans le paysage versaillais. Cette « personnalité » - composée d'un mélange assez homogène de bonne éducation civique, morale et religieuse, d'études sérieuses et poussées et d'une rigueur de tous les instants, le tout faisant référence à l’Évangile, est aujourd'hui l'héritage de Saint Jean[4].

L'établissement est issu de la fusion du lycée Saint-Jean-de-Béthune, école de garçons fondée par les pères Eudistes, avec l'école d'Hulst, école de jeunes filles. La fusion s'est faite progressivement dans les années 1990 : un unique lycée unique, puis un unique collège unique.

Les classes sont réparties rue Rémilly (écoles maternelles et primaires d'Hulst) et 26 rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny (école primaire, collège et lycée Saint Jean de Béthune).

La mixité est apparue progressivement à Saint Jean au terme de vives polémiques. Les jeunes filles sont arrivées à l'école primaire et au lycée à partir de 1992, puis au collège à compter de la rentrée 1994.

Les Eudistes, qui fondèrent le lycée, constituaient à l'origine la quasi-totalité du corps enseignant ; ils n'y sont présents au XXIe siècle qu'en qualité d'aumôniers. La congrégation des Eudistes continue toutefois d'exercer la tutelle sur l'établissement, conjointement avec l'évêché de Versailles.

Projet éducatif[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le projet éducatif repose sur la devise « recevoir pour mieux servir ».

L'enseignement à Saint-Jean-de-Béthune se distingue par une volonté d'excellence et par un certain élitisme. Parfois critiqué pour la pression qu'il génère sur les élèves, ce système permet cependant aux plus tenaces de poursuivre des études de haut niveau[5], notamment en classes préparatoires. D'autre part, . C'est pourquoi des activités diverses leur sont proposées : sport, musique, théâtre, voyages à l'étranger, etc.

En favorisant un climat de saine compétition autour des études, la direction cherche à permettre l'épanouissement des élèves[6] Néanmoins ce système est controversé car certains élèves ne supportent pas la pression qui leur est mise (notamment au lycée). De plus, le système de notation étant très sévère, des élèves assez bons obtiennent un dossier médiocre et sont pénalisés lorsqu'ils souhaitent changer d'établissement ou en fin de terminale.

La classe « Come bac »[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée 2008[7], l'établissement a ouvert une classe de terminale pour les jeunes adultes désireux d'obtenir le baccalauréat.

Cette ouverture s’inscrit dans la conviction profonde du projet éducatif : « partageons les richesses que nous avons reçues ». Ce « lycée de la 2ème chance[8] », sous contrat, accueille un groupe de jeunes adultes qui, ayant interrompu leur scolarité, montrent aujourd’hui leur volonté de préparer un baccalauréat série ES[7].

« Come bac » s’adresse à de jeunes adultes motivés voulant obtenir le baccalauréat général[7] :

  • ceux qui ont depuis plusieurs années interrompu leur scolarité à l’issue de la seconde ou après,
  • ceux qui veulent reprendre des études, sans pour autant arrêter une activité professionnelle à temps partiel,
  • ceux qui ont besoin d’un baccalauréat pour mener à bien leur projet professionnel.

Organisation de l'établissement[modifier | modifier le code]

L'école primaire[modifier | modifier le code]

Mixte depuis la rentrée 1992, le primaire est composé de vingt-trois classes (quatre classes par niveau du CP au CE2, cinq classes en CM1 puis cinq classes en CM2) et accueille environ 370 enfants.

Auparavant situé sur un site à l'écart (avenue de la Maye), le primaire fut, dans les années 1970, sur le même site que le collège et le lycée. Depuis la fusion entre Saint Jean et Hulst, il occupe les anciens locaux de ce dernier, rues Rémilly et Magenta.

Le collège[modifier | modifier le code]

Mixte depuis la rentrée 1994, le collège permet à ses 1300 élèves d'acquérir une culture et une formation communes qui, en leur assurant la meilleure réussite possible, les aideront à vivre en collectivité. Les élèves sont entrainés à travailler en temps limités, des plages horaires de devoirs surveillés étant intégrés à leur emploi du temps dès la 4e. De plus, des compositions communes sont organisées pour tous les niveaux au cours de l'année, dans le but d'harmoniser les acquis et de favoriser le travail en commun des professeurs. Saint-Jean prépare également les élèves au lycée général, eu leur enseignant notamment dès la troisième les méthodes de travail et de rédaction appropriées.[réf. nécessaire]

Le collège se compose de quarante-sept classes (chaque niveau comprenant environ 12 classes). Les langues proposées sont l'anglais, l'allemand et l'espagnol (en LV2 uniquement), ainsi que le latin et le grec en option (respectivement en 5e et en 3e)

Le lycée[modifier | modifier le code]

En 1993, le lycée Saint-Jean-de-Béthune a fusionné avec le lycée d'Hulst. Depuis cette date, toutes les classes se trouvent sur le site de Saint-Jean-de-Béthune, rue du Maréchal de Lattre de Tassigny.

La politique de sélection se traduit par une diminution progressive des effectifs dès la seconde. Le lycée comprend ainsi onze classes de seconde, dix classes de première : une section littéraire (L), trois section économie (ES) et six section scientifique (S), neuf classes de terminale : une section L, trois section ES et cinq section S.

Personnel[modifier | modifier le code]

Le personnel est composé d'environ 200 enseignants, 100 personnels administratifs, d’encadrement et de service auxquels s'ajoutent plus de 400 bénévoles qui interviennent ponctuellement ou régulièrement dans de multiples secteurs : documentation, pastorale, fête de charité, entretiens des terminales, concours d’éloquence, voyages culturels et linguistiques, sorties...


Directeurs successifs[modifier | modifier le code]

  • 1879-1886 : Père Regnault
  • 1886-1888 : Père Jollivel
  • 1888-1894 : Père Regnault
  • 1894-1903 : Père Loisel
  • 1903-1906 : M. Alexandre ( directeur laïc )
  • 1907-1915 : Père Léon
  • 1915-1925 : Père Diveaux
  • 1925-1941 : Père Boivent
  • 1941-1955 : Père Daumer,
  • 1955-1958 : Père Daniel,
  • 1958-1966 : Père Louis Barbé, cjm
  • 1966-1969 : Père Robert de Pas, cjm
  • 1969-1971 : Père Claude Courtois
  • 1971-1973 : M. Jean de la Tullaye
  • 1974-1980 : Père Hennebicque, cjm
  • 1984-1990 : M. Alain Taverne
  • 1990-1999 : M. Jean Brun
  • 1999-2003 : M. Jean Furri
  • depuis 2003 : Mme. Marie-Hélène Delouis [9]

Résultats[modifier | modifier le code]

Classements du lycée[modifier | modifier le code]

Classement de [10] dans le département des Yvelines : 5ème sur 52 dans la région d'Ile de France : 31ème sur 467 national : 44ème sur 2324

Année 2011[modifier | modifier le code]

Brevet des Collèges 2011[modifier | modifier le code]

En 2011, 100 % des élèves ont été reçus (339/339)[11].

Mention TB : 62 (18 %) 
Mention B : 143 (43 %) 
Mention AB : 103 (30 %) 
Passable : 31 (9 %)

Soit, sur 100 % de réussite, 91 % des candidats ont obtenu une mention TB, B ou AB


Bac 2011[modifier | modifier le code]

Formation classique[modifier | modifier le code]

En 2011, 258 élèves ont été admis pour 258 candidats (série L : 24 candidats, série ES : 102 candidats, série S : 132 candidats)[12] :

  • Série L : 4 mentions TB, 10 mentions B, 9 mentions AB, 1 mention passable
  • Série ES : 13 mentions TB, 50 mentions B, 34 mentions AB, 5 mentions passable
  • Série S : 30 mentions TB, 57 mentions B, 32 mentions AB, 13 mentions passable

Soit, sur 100 % de réussite, 92,63 % des candidats ont obtenu une mention TB, B ou AB répartis comme suit :

  • 18,22 % des candidats ont obtenu une mention TB
  • 45,35 % des candidats ont obtenu une mention B
  • 29,07 % des candidats ont obtenu une mention AB

Classe « Come bac - lycée de la 2ème chance »[modifier | modifier le code]

Trois élèves ont obtenu le baccalauréat sur les cinq présentés[12].

Année 2012[modifier | modifier le code]

Brevet des Collèges 2012[modifier | modifier le code]

320 élèves admis pour 320 candidats.

75 candidats ont obtenu une mention TB, soit 23,44 % 
152 candidats ont obtenu une mention B, soit 47,5 % 
88 candidats ont obtenu une mention AB, soit 27,5 %

Soit, sur 100 % de réussite, 98,44 % des candidats ont obtenu une mention TB, B ou AB.

Bac 2012[modifier | modifier le code]

Série L : 32 candidats 
Série ES : 100 candidats 
Série S : 144 candidats

Résultats :

Série L : 5 mentions TB, 8 mentions B, 15 mentions AB, 4 mentions passable 
Série ES : 26 mentions TB, 37 mentions B, 34 mentions AB, 3 mentions passable 
Série S : 42 mentions TB, 59 mentions B, 35 mentions AB, 8 mentions passable

Soit, sur 100 % de réussite, 94,6 % des candidats ont obtenu une mention TB, B ou AB répartis comme suit :

26,5 % des candidats ont obtenu une mention TB 
37,7 % des candidats ont obtenu une mention B 
30,4 % des candidats ont obtenu une mention AB

Classe « Come bac - lycée de la 2ème chance »[modifier | modifier le code]

5 élèves ont obtenu le baccalauréat sur les 8 candidats.

Concours d'éloquence[modifier | modifier le code]

La tradition du "concours d'éloquence" voit s'affronter en trois tours des élèves de Première et de Terminale jusqu'en finale, où le jury est toujours présidé par de prestigieux hommes et femmes du monde de la culture (Jean Rochefort en 2006[13])

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Créée en 1885, l'association des anciens élèves de Saint-Jean-Hulst compte plus de 9 000 membres[14].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

1901-1950[modifier | modifier le code]

1951-2000[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. SJH, voir le site de l'établissement « Voir le site », sur SJH,‎ 2014 (consulté le 15/05/2014)
  2. Plaquette de présentation de Saint Jean, 1993
  3. SJH Infos, juin 2004
  4. Plaquette de présentation de Saint Jean, 1998
  5. « Que sont devenus les 280 bacheliers de 2010 ? », sur le site de l'établissement (consulté le 28 juillet 2011)
  6. « Enseignement : Présentation - Saint Jean Hulst - Etablissement Scolaire Privé Catholique à Versailles - Ecole - Collège - Lycée »
  7. a, b et c La lettre de Saint-Jean, 7 juin 2010, [lire en ligne]
  8. Le dépliant Come bac, mai 2008, [lire en ligne]
  9. Henri Courtois, L'école Saint-Jean de Béthune de 1878 à nos jours, Versailles, Éditions Saint-Jean de Béthune, 1978.
  10. http://www.parisetudiant.com/etudiant/annuaire-lycees/lycee/lycee-saint-jean-et-hulst-versailles/palmares.html
  11. « Dernières nouvelles », sur le blog de l'établissement,‎ 8 juillet 2011 (consulté le 14 juillet 2011)
  12. a et b « Dernières nouvelles », sur le blog de l'établissement,‎ 5 juillet 2011 (consulté le 14 juillet 2011)
  13. http://www.youtube.com/watch?v=Vc9XXMNpLvQ
  14. « Présentation, notre mission », sur le site de l'établissement (consulté le 22 septembre 2011)
  15. « Roger Gérard », sur le site de l'ordre de la Libération (consulté le 28 juillet 2011)
  16. « Monseigneur René GRAFFIN, 1899-1967 », sur le site des Spiritains (consulté le 28 juillet 2011)
  17. « Emmanuel d'Astier de La Vigerie », sur le site de l'ordre de la Libération (consulté le 28 juillet 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]