Saint-Herblon

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Saint-Herblon
Image illustrative de l'article Saint-Herblon
Blason de Saint-Herblon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Gérard Barrier
2014-2020
Code postal 44150
Code commune 44163
Démographie
Gentilé Saint-Herblonnais
Population
municipale
2 444 hab. (2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 24′ 33″ N 1° 05′ 41″ O / 47.4091666667, -1.0947222222247° 24′ 33″ Nord 1° 05′ 41″ Ouest / 47.4091666667, -1.09472222222  
Altitude Min. 5 m – Max. 80 m
Superficie 36,9 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pays-ancenis.fr/

Saint-Herblon est une commune de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique (région Pays de la Loire).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Herblon dans le département de la Loire-Atlantique.
Situation

Saint-Herblon est situé à 45 km environ à l'est de Nantes et 9 km au nord-est d’Ancenis.

Les communes limitrophes sont Ancenis au sud et à l'ouest, La Roche-Blanche au nord, La Rouxière au nord-est, Varades à l'est, Anetz au sud. Le territoire de la commune atteint le cours de la Loire au sud-ouest, mais n'est pas limitrophe de Liré en Maine-et-Loire, le chenal de navigation étant inclus dans le territoire d'Ancenis.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Herblon est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine d'Ancenis et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune semble être une variante du nom « Saint-Herblain » faisant référence à Hermeland d'Indre[1], devenu saint patron de plusieurs paroisses des diocèses de Nantes et de Rennes.

Le nom gallo de la commune est Saent-Èrbelon, en écriture ELG[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence d'un menhir situé près du château de Juigné témoigne de la présence humaine sur la commune en des temps reculés qui ont précédé l’implantation gauloise, soit dès le néolithique. Une ville aurait même existé dans le marais de Grée à l'ouest du bourg, durant le néolithique moyen (4500 à 2500 av J.C.) recouverte aujourd’hui par près de 7 mètres de sédiments qui ont accompagné la remontée du niveau de Loire. Puis, plus tard, la présence Romaine est attestée par constructions situées près de la Greslerie, au Nord-Ouest du bourg.
Les fondations de l’église paroissiale Saint Hermeland remontent au VIe siècle, ce qui indiquerait que Saint-Herblon serait l’une des plus anciennes paroisses rurales furent fondées lorsque le christianisme, jusque là cantonné dans les cités, se répandit dans les campagnes[3].
La charte de 1182 mentionne parmi les possessions de l'Ordre du Temple Eleemosina de Anchenes (A. de Barthélemy et Geslin de Bourgogne, op. cit., VI, 139) qui, contrairement à ce qu'elle indiquait, ne se trouvait pas à Ancenis même, mais sur la commune de Saint-Herblon, à 5 kilomètres au nord-nord-est du bourg, où l’on peut voir les restes de la commanderie de la Templerie de la Grée, transformée il y a un siècle en ferme. A un demi-kilomètre de là, au milieu du marais du même nom s’élevait la chapelle Saint Georges, édifiée par ces mêmes templiers. Il n’en reste plus que des ruines[4]. Cette templerie de la Grée (appelée plus souvent « Templerie de Grée ») semble avoir des rapports d'origine avec la seigneurie de Grée, à moins que les seigneurs aient profité de la disparition de l'ordre en 1312 pour s'accaparer d'une partie de leurs biens avec les hospitaliers. En tout cas, cette seigneurie ne paraît pas remonter au-delà du XIVe siècle et on ne connaît le nom ses seigneurs qu'à partir de 1420 (Cornulier, « Dictionnaire des terres du comté nantais », 145)[4]. C’est à l’extrémité Est du marais de Grée que se trouve l’une des deux mottes féodales de la commune, le château Fromont (ou Chateaufromont), fondé au IXe ‑ Xe siècle, dont la châtellenie vit se succéder plusieurs propriétaires dont, en 1431, François, fils aîné du duc Jean V de Bretagne. Le fief passa à Pierre de Cornulier vers 1632, par alliance, érigé en marquisat en faveur de Claude, il resta près de deux siècles dans cette famille[3],[4].
La Roche-Blanche dépendant jusqu'ici de Saint-Herblon est érigée en commune indépendante par arrêté préfectoral du 5 août 1950[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'hermine à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de deux tires.
Commentaires : Sceau de la Cour de Justice du Château Fromont (1481) dont la fasce est chargée de l'échiqueté de la Seigneurie de Vair. L'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. X. de Boisrouvray (délibération municipale du 8 juin 1979), enregistré le 30 octobre 1980.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1901 Édouard Bianchi   propriétaire foncier
1901 1914 Jean Voisine   géomètre
1914 1935 Jean-Louis Hodé   agriculteur
1935 1945 Joseph Gray   expert géomètre
1945 1947 Luc Bianchi   chirurgien
1947 1956 Robert Pasgrimaud   expert géomètre
1956 1971 Joseph Perroteau   agriculteur
1971 1983 Louis Rousseau   agriculteur
1983 mars 1995 Madeleine Cartier   journaliste
mars 1995 mars 2008 Marie-Françoise Jaafar   puéricultrice
mars 2008 en cours Gérard Barrier[Note 1] Divers droite chef d'entreprise, chargé d'affaires en industrie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est démembrée partiellement en 1950 pour la création de La Roche-Blanche, le recensement de 1946 tient compte de ce découpage ultérieur.

En 2011, la commune comptait 2 444 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 025 2 068 2 431 2 739 2 500 2 620 2 480 2 528 2 526
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 591 2 648 2 757 2 780 2 864 2 926 2 861 2 954 2 692
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 575 2 540 2 515 2 214 2 039 1 982 2 018 1 353 1 384
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 365 1 444 1 613 1 845 1 921 1 842 1 929 2 059 2 363
2011 - - - - - - - -
2 444 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7]. , pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[8], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,8 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Saint-Herblon en 2009 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,5 
4,1 
75 à 89 ans
5,2 
12,7 
60 à 74 ans
12,7 
18,2 
45 à 59 ans
19,9 
24,3 
30 à 44 ans
23,3 
14,4 
15 à 29 ans
14,1 
26,0 
0 à 14 ans
24,4 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château du Prieuré, monument monastique très ancien, avec 200 hectares de terres, remanié au XVIIIe siècle ; confisqué comme bien national, l'État le vendit à monsieur Dubois « de la Patelière ». Il fut remanié au XIXe siècle et devint un château par les descendants, les Pichery, famille de juges et de pharmacien à Varades (de la même famille que les conserveries Gustave Pichery et que le sénateur Pichery).

Puis il revint au descendant des Pichery, les Écomard de Sainte-Pazanne, qui reçurent le château avec 50 hectares de terres. Les enfants de Marie Joseph Écomard le vendirent dans les années 1960.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak, Origine des noms de villes et villages - Loire-Alantique, Saint-Jean-d'Angély, Éditions Boudessoules,‎ 2002, 287 p. (ISBN 2-913471-45-5), p. 245
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  3. a et b « St-Herblon et son histoire » sur le site de la commune
  4. a, b et c Saint-Herblon sur infobretagne.com
  5. Notice communale - La Roche-Blanche, sur cassini.ehess.fr, consulté le 8 mars 2010.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. « Saint-Herblon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  9. « Résultats du recensement de la population - Saint-Herblon - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  10. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).