Saint-Gravé

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Saint-Gravé
Blason de Saint-Gravé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Rochefort-en-Terre
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Questembert
Maire
Mandat
Marie-Odile Colineaux
2014-2020
Code postal 56220
Code commune 56218
Démographie
Gentilé Gravéens
Population
municipale
746 hab. (2011)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 36″ N 2° 16′ 46″ O / 47.7266666667, -2.2794444444447° 43′ 36″ Nord 2° 16′ 46″ Ouest / 47.7266666667, -2.27944444444  
Altitude 75 m (min. : 2 m) (max. : 91 m)
Superficie 15,75 km2
Localisation

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Saint-Gravé [sɛ̃ gʁave] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entre l'Arz et l'Oust, Saint-Gravé fait admirer ses paysages de bocage, de forêts et de landes. À 20 minutes de Redon et 30 minutes de Vannes.

Histoire[1][modifier | modifier le code]

En 837, le cartulaire de l'abbaye de Redon fait état de la présence des moines sur le territoire de Saint-Gravé. Saint-Gravé est mentionné comme paroisse au XIe siècle. Saint-Gravé faisait partie du comté de Rieux, d’après un document de 1516, cette paroisse était désignée sous le nom de Sancta Gravida.

Erigée en commune en 1790, Saint-Gravé est rattachée au canton de Rochefort-en-Terre en 1801. Elle fait partie du Pays de Vannes.

Depuis le 1er janvier 2009, elle fait partie de la Communautés de communes du pays de Questembert.

La commune dispose d’un patrimoine architectural remarquable : le dolmen des Follets (environ 3000 ans avant J.-C.), la chapelle Saint-Sixte (XVIe siècle), située au village de la Bogeraie fondée par Mathurin Moisan, l’ancien presbytère du XVIIIe siècle, ancien rendez-vous de chasse des seigneurs de Rochefort, la résidence de Kerdrel (1882), ancienne maison de religieuses (les Filles du Saint-Esprit) donnée en 1882 par la famille de Kerdrel, l'église Saint-Denis (vers 1900), œuvre de l'architecte Le Diberder, de Nantes. Elle remplace une ancienne église détruite à la fin XIXe siècle. Elle est consacrée le 23 octobre 1901 par Mgr Latieule, évêque de Vannes. Il ne subsiste de l'ancien édifice qu'une partie de la chapelle Sainte-Anne, datée de 1864. L'église abrite une statue en bois polychrome de « Santa Gravida ».

Mais aussi un patrimoine privé important :

Le château du Brossais (XIXe siècle). Un premier manoir existait dès 1383. Le château actuel a été édifié vers 1600 et agrandi en 1780. La seigneurie appartenait au XIVe siècle à la famille RADO du MATZ- du FRESCHE (du Fraiche), puis aux DUMOULIN-MALLIER de CHASSONVILLE (châtelain et gouverneur du château de Josselin, puis il devient la propriété du Général comte Roger AUDREN de KERDREL, sénateur du Morbihan (ce dernier a fait paraître à la fin du 19e siècle, une étude fort intéressante sur Saint-Gravé). La tour d'angle hexagonale a été reconstruite en 1854 et le pavillon Volvire a été restauré en 1890. Le château possède une chapelle privée.

Le château de Cancouët (XVe siècle), siège d'une ancienne seigneurie Les bâtiments sont ceints d'un mur daté de 1643. On y trouve un colombier.

Le manoir de Montrel ou Montret, siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille Montret. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée disparue avant 1890.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Gravé (Morbihan).svg

Les armoiries de Saint-Gravé se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d'or accompagné de trois losanges du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Guillaume QUIBAN    
1791 1795 Julien PIOGER    
1795 1808 Gentien HALLIER    
1808 1827 Pierre DUGUÉ    
1827 1837 X MALABEUF    
1837 1846 Pierre DUFRAÎCHE    
1846 1848 Julien LE MOINE    
1848 1850 Paul AUDREN de KERDREL    
1850 1858 Jean-Marie MALABEUF    
1858 1875 Louis DIGUET    
1875 1889 Paul AUDREN de KERDREL    
1889 1904 François HOUIX    
1904 1929 Roger AUDREN de KERDREL   Général - Sénateur
1929 1942 Pierre HOUIX    
1942 1944 Pierre DUBOIS    
1944 1977 Jean de La BOUILLERIE    
1977 1994 René TOURRES    
1994 1995 Roger de La BOUILLERIE    
1995 2001 Serge POUL    
2001 2008 Roger de La BOUILLERIE    
2008   Marie-Odile COLINEAUX    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 746 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
929 929 908 790 790 846 878 869 846
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
850 874 938 902 899 966 1 011 1 055 996
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 019 1 011 988 868 841 818 818 761 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
698 637 586 601 612 643 689 696 746
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle de La Bogeraie (XVIe siècle)

Mathurin Moisan fonde la chapelle au XVIe siècle. Elle est dédiée à la Sainte Trinité. Pendant la Révolution française, la toiture et la charpente sont démontées pour éviter qu'elle ne soit brûlée. Elle est restaurée en 1868.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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