Saint-Gratien (Val-d'Oise)

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Saint-Gratien
Vue générale de la ville depuis la colline d'Orgemont.
Vue générale de la ville depuis la colline d'Orgemont.
Blason de Saint-Gratien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Saint-Gratien (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency
Maire
Mandat
Jacqueline Eustache-Brinio
2014-2020
Code postal 95210
Code commune 95555
Démographie
Gentilé Gratiennois
Population
municipale
20 453 hab. (2011)
Densité 8 452 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 00″ N 2° 17′ 00″ E / 48.9667, 2.283348° 58′ 00″ Nord 2° 17′ 00″ Est / 48.9667, 2.2833  
Altitude 55 m (min. : 39 m) (max. : 59 m)
Superficie 2,42 km2
Localisation

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Saint-Gratien

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Saint-Gratien
Liens
Site web http://www.ville-saintgratien.fr

Saint-Gratien (prononcé [sɛ̃ gʁa.ˈsjɛ̃ ]) est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région d'Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Gratiennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Gratien est située aux portes de la vallée de Montmorency et à dix kilomètres au nord de Paris. Elle fait partie de la communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency. Proche de secteurs à forte implantation d'activités économiques, elle reste une ville essentiellement résidentielle.

Les communes limitrophes sont Argenteuil, Sannois, Eaubonne, Soisy-sous-Montmorency et Enghien-les-Bains dans le département du Val-d'Oise, et Épinay-sur-Seine dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.

Communes limitrophes de Saint-Gratien[1]
Ermont Eaubonne Soisy-sous-Montmorency
Sannois Saint-Gratien[1] Enghien-les-Bains
Argenteuil Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis)

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le centre de Saint-Gratien est constitué par un îlot très dense d'immeubles de grande hauteur datant des années 1970, entourant une place centrale nommée le « forum ». Celui-ci constitue un centre culturel et commercial, avec la présence de divers commerces ainsi, notamment, que du cinéma et de la médiathèque de la ville.

Le sud de la commune, au-delà des voies ferrées de la ligne La Plaine - Ermont-Eaubonne et en limite d'Argenteuil et d'Épinay-sur-Seine, est essentiellement constitué d'une importante cité HLM, les Raguenets, classée en zone urbaine sensible depuis 1996. Ce quartier regroupe 7000 habitants, soit près du tiers de la population de la commune[2].

Au nord, l'environnement est nettement plus privilégié en limite d'Enghien-les-Bains, avec un quartier résidentiel aux alentours du lac de la princesse Mathilde, modeste extension du lac d'Enghien. Ce secteur est pour l'essentiel constitué de pavillons, avec la présence de petits collectifs, en particulier autour de l'avenue Mathilde, en limite de Soisy-sous-Montmorency.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A15 relie directement la commune à la Défense et au pôle d'activité de la Ville Nouvelle de Cergy-Pontoise, ainsi qu’à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. La RD 14 rejoint rapidement la Porte d'Asnières ou de Clichy.

Desservi par la ligne C du RER, la gare de Saint-Gratien se situe à vingt minutes de Paris Porte Maillot.

Les principales lignes de bus sont :

Histoire[modifier | modifier le code]

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Saint-Gratien doit son nom à un jeune berger martyrisé au IVe siècle et canonisé par Dagobert Ier en 628. Les moines de Saint-Denis bâtirent un oratoire à sa mémoire. Une relique de saint Gratien est enterrée sous le maître-autel de l'église de la ville.

En 1225, Guillaume de Cornillon possède la plus grande partie du territoire.

Au XVIIe siècle, le Maréchal Nicolas de Catinat hérite de sa mère le territoire de Saint-Gratien. Disgracié en 1701 à la suite d’une conspiration, il se retire dans son château à Saint-Gratien, construit en 1610 par son grand-père. Il y reçoit Bossuet, Fénelon, Vauban, Madame de Sévigné, Madame de Coulanges, le Duc de la Rochefoucauld. Il partage son existence entre la culture des arbres fruitiers et la gestion de son domaine qui s’étend depuis Orgemont jusqu’aux rives du lac actuel d’Enghien. Il meurt à Saint-Gratien le 12 février 1712 et est inhumé dans la chapelle du village. Pour rendre hommage à cet homme, la commune de Saint-Gratien a adopté les armoiries du Maréchal de Catinat en juillet 1994.

Dès la fin du XVIIIe siècle, Saint-Gratien devient le site privilégié de villégiature des Parisiens qui y construisent des résidences secondaires dont certaines sont encore visibles.

En 1806, le comte de Luçay, Jean-Baptiste Legendre, préfet impérial, acquiert Saint-Gratien et y fait construire un château inauguré par Napoléon Ier.

En 1832, le marquis Astolphe de Custine, écrivain, voyageur et diplomate, fit également construire un château, qui fut rasé en 1860 par ses héritiers ; il y reçut de nombreux artistes : Balzac, Victor Hugo, Chopin, Delacroix, Chateaubriand qui fut intimement lié à sa mère pendant vingt ans, Alfred de Musset, Barbey d’Aurevilly, George Sand et Lamartine ; il en reste un bâtiment de dépendances, 67, rue Sœur-Angèle.

La princesse Mathilde-Létizia Bonaparte, fille de Jérôme Bonaparte, passait ses étés tout d'abord au château-Catinat en tant que locataire du marquis de Custine, puis acheta en 1853 le château construit par le comte de Luçay (aujourd'hui appelé « Château de la Princesse Mathilde »).

Elle y reçut de nombreux écrivains et artistes du Second Empire : Prosper Mérimée, Théophile Gautier, Jules et Edmond de Goncourt, Gustave Flaubert, Alexandre Dumas.

Elle s’investit beaucoup dans la vie de Saint-Gratien et de ses habitants en participant financièrement à la construction de la première école (aujourd’hui disparue), à la création de postes d’infirmières, à l’installation de l’éclairage public et à l’édification de l’église actuelle (pour remplacer celle du XIIIe siècle qui menaçait de s'écrouler).

Elle mourut à Paris le 4 janvier 1904 et est inhumée selon sa volonté dans l’église de Saint-Gratien.

Au XXe siècle, la commune a connu le développement des villes de banlieue parisienne avec un essor de sa population et la rénovation de son centre-ville. De 1910 à 1970, le nombre d’habitants est ainsi passé de 2 520 à 20 000.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Gratien (Val-d'Oise).svg Saint-Gratien
  • D'argent, à la croix de gueules chargée de neuf coquilles d'or

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 20 453 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
368 424 468 380 430 487 517 568 580
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 916 1 046 1 202 1 241 1 327 1 656 1 547 1 632
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 774 2 091 2 539 3 307 4 485 5 702 5 847 6 100 7 204
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
9 248 14 947 20 338 20 470 19 338 19 226 21 436 20 453 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Gratien fait partie de la juridiction d’instance de Montmorency, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[5],[6].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jacqueline Eustache-Brinio UMP Enseignante dans un lycée professionnel
conseillère régionale[7]
1983 2001 François Scellier UDF-RAD  
1977 1983 Lucien Cavelier PS  
1959 1977 Léon Hovnanian PRRRS Médecin
1947 1959 Julien Morpe    
1945 1947 Isidore Gaidoz    
Les données manquantes sont à compléter.

Jacqueline Eustache-Brinio est réélue pour un second mandat au premier tour des élections municipales de mars 2008, totalisant un peu plus de 66 % des suffrages exprimés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

Saint-Gratien ne compte qu'un seul monument historique sur son territoire.

  • Château Catinat, avenue Gabriel-Péri (inscrit monument historique par arrêté du 19 mars 1965[8]) : Construit en 1610 par le grand-père de Nicolas de Catinat, il fut habité par le Maréchal de 1637 à 1712, années durant lesquelles il y reçut de très nombreuses personnalités. En 1857, le château fut racheté par la princesse Mathilde, qui en fit une maison d’amis. Aujourd’hui, il accueille une partie des services sociaux de la mairie[9].
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Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Gratien, place Charles-de-Gaulle : Bâtie de 1856 à 1859 sur les plans de Léon Ohnet, grâce aux subventions accordées par l’État et à la Princesse Mathilde, pour remplacer l'église du XIIIe siècle qui menaçait de s'écrouler. Le Maréchal de Catinat et la princesse y sont enterrés.
  • Hôtel de Ville, place Gambetta : Construit sur les plans de l'architecte Paul Nief, dans le style d'une maison bourgeoise, il fut inauguré le 7 février 1909. Deux ailes basses ont été rajoutées en 1936. La salle des Mariages, avec son décor néogothique, possède de nombreuses peintures illustrant l'histoire de Saint-Gratien[9].
  • Cèdre du Liban : Situé place Gambetta, la légende locale rapporte qu'il aurait été planté sur ordre de Louis XIV vers 1710, en reconnaissance à Nicolas de Catinat, seigneur de Saint-Gratien, Maréchal de France[9].
  • Château de la princesse Mathilde : Il fut bâti en 1806 par Jean-Baptiste Legendre, comte de Luçay. La princesse Mathilde le racheta en 1853 et le fit rehausser d’un étage. L’immense parc du château fut amputé de son grand lac, cédé à la ville nouvelle d’Enghien. Monsieur Terré, maire de Saint-Gratien, fit alors construire pour la princesse le bassin de l’Ouest en dédommagement de la perte du lac d’Enghien. Après la mort de la princesse en 1904, le parc fut loti et devint le quartier résidentiel dénommé « le Parc ». Mal conservé, le château était fortement délabré et fut déclaré insalubre en 1967. Il fut réhabilité par un particulier, en 1985, puis vendu en appartements[9].
  • Marché couvert et foyer municipal, place Roger-Salengro[9].
  • Bâtiment-voyageurs de la gare de Saint-Gratien : Son bâtiment-voyageurs de 1908 est un exemple particulièrement remarquable du style architectural propre à la banlieue parisienne entre la fin du XIXe siècle et les années 1930, avec large recours à la meulière et mélange de différents matériaux[9].

Culture[modifier | modifier le code]

Le Tramway Enghien - Montmorency, vu ici devant la poste, desservit la ville de 1901 ou 1902 à 1908
  • Le Centre culturel du Forum
  • Espace Jacques-Villeglé (lieu d'art contemporain)
  • Le théâtre Jean-Marais
  • Le Centre culturel Camille-Claudel
  • Le Centre du Parc
  • La salle Georges-Brassens
  • Le cinéma « Les Toiles »
  • La Médiathèque Théodore-Monod
  • La bibliothèque Motordu

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Saint-Gratien (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. [PDF] Mairie de Saint-Gratien : la lettre du maire - Numéro spécial Raguenets, février 2007
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  6. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  7. UMP Île-de-France
  8. « Notice no PA00080196 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. a, b, c, d, e et f Yves Breton, Catherine Costes et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Gratien », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 741-479 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]