Saint-Gingolph (Valais)

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Saint-Gingolph
Blason de Saint-Gingolph
Héraldique
Vue du village de Saint-Gingolph depuis le lac
Vue du village de Saint-Gingolph depuis le lac
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Monthey
Localité(s) et communes limitrophes
(voir carte)
Localités :
St-Gingolph, Frenay
Communes limitrophes :
Saint-Gingolph (Haute-Savoie), Port-Valais, Vouvry
Président(e) Bertrand Duchoud
Code postal 1898
N° OFS 6155
Démographie
Gentilé Gingolais
Population 951 hab. (31 décembre 2013)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 30″ N 6° 48′ 23″ E / 46.391671, 6.80637946° 23′ 30″ Nord 6° 48′ 23″ Est / 46.391671, 6.806379  
Altitude Min. 374 m – Max. 2 171 m
Superficie 1 438 ha = 14,38 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Saint-Gingolph

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Saint-Gingolph

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Saint-Gingolph
Liens
Site web www.st-gingolph.ch/
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Gingolph est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Monthey.

Le village de Saint-Gingolph est séparé par la frontière entre la France et la Suisse, matérialisée par la rivière de la Morge. La partie française constitue également une commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville compte environ 800 habitants. L'été, la population y est bien plus importante, en raison de l'activité touristique estivale. La commune est délimitée à l'ouest par la rivière la Morge, qui fait office de frontière avec la France, à l'est par le torrent du Riau et au sud par le Grammont.

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Gingolph se situe à la frontière franco-suisse, sur la rive sud-est du Lac Léman et sur le delta fluvial de la Morge. La commune est située à 17 kilomètres à l'est d'Évian-les-Bains, à 21 kilomètres de Montreux, à 22 kilomètres de Monthey et à 23 kilomètres de Thonon-les-Bains. Les communes suisses limitrophes avec Saint-Gingolph sont Port-Valais et Vouvry.

Climat[modifier | modifier le code]

La situation du village, à l'extrémité du vallon de la Morge, l'empêche de subir les violents orages qui déferlent sur le Lac Léman. À la Belle époque, Saint-Gingolph était réputé pour son "micro-climat" auprès des touristes.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Viaduc de la Morge sur la ligne du Tonkin
Voies routières[modifier | modifier le code]
Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
Transports en commun[modifier | modifier le code]
Transports aériens[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En l'an 640, à la suite d'un éboulement gigantesque à la hauteur de Bret (actuellement côté français), Saint Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement de l'actuelle, et lui donne le nom d'Ecclésia Sant Gendoulfo. Cette appellation de Sant Gendoulfo sera par la suite étendue à l'ensemble du village, pour devenir au fil des siècles l'actuel nom que l'on connaît de nos jours, à savoir Saint-Gingolph.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Gingolph

Les armes de Saint-Gingolph se blasonnent ainsi : «  tranché denché d'argent et de gueules, à la loutre rampante de sable brochant sur la partition, accompagnée en chef à senestre d'une étoile à six rais aussi de gueules ».

La monographie de Saint-Gingolph révèle que, avant la création de la Bourgeoisie, les armoiries de Saint-Gingolph étaient d'argent avec hyène de sable (noir). On confondait souvent la loutre avec une hyène, voire avec un ours, très présent dans les forêts gingolaises à l'époque.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

embouchure de la Morge sur le lac Léman à Saint-Gingolph
  • 515 : le premier village sur le territoire de Saint-Gingolph est Bresti (Bret aujourd'hui).
  • 640 : Saint Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement de l'actuelle, et lui donne le nom de Ecclésia Sant Gendoulfo.
  • 4 mars 1569 : un traité signé à Thonon-les-Bains fixe la frontière entre la Savoie et le Valais à la Morge. Saint-Gingolph est ainsi coupé en deux.
  • 22 et 23 juillet 1944 : Tragédie de Saint-Gingolph, la partie française est incendiée par les Allemands à la suite d'une attaque des maquisards. 6 otages sont également fusillés.

Politique[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le conseil communal est le pouvoir exécutif de la commune. Ses 7 membres sont élus tous les 4 ans par la population.

Depuis le 1er janvier 2009, Bertrand Duchoud est le président de Saint-Gingolph (réélu en 2012).

La commune de Saint-Gingolph comporte aussi une corporation de droit public issue de la commune médiévale : la Bourgeoisie. Le Conseil bourgeoisial compte cinq personnes : un président, un vice-président et trois conseillers.

Administration communale[modifier | modifier le code]

Les services de l'administration communale se situent au château.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre scolaire, à côté de la Salle Polyvalente, inauguré en septembre 2008. Auparavant, l'école était installée dans le Château.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

La commune participe au Cycle d'Orientation de Vouvry, avec les communes de Port-Valais, Vouvry et Vionnaz.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les principales manifestations annuelles sont les suivantes :

  • Carnarioule (4 jours de festivités à l'occasion du Carnaval)
  • Fête nationale française (14 juillet)
  • Fête nationale suisse (1er août), cortège et feux d'artifices
  • Fête patronale de la Saint-Laurent (2e week-end d'août)
  • Manche du championnat romand de caisses à savon (dernier samedi d'août, tous les 2 ans)
  • Fête de la Châtaigne (2e week-end d'octobre)
  • Concerts de la fanfare (Noël et avril)

Sports[modifier | modifier le code]

La commune propose aux touristes :

  • Une plage ;
  • Deux terrains de football ;
  • Plusieurs sentiers de randonnée ;
  • 3 sentiers de raquettes en hiver.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Une vingtaine d'associations sont recensées à Saint-Gingolph, pour la plupart franco-suisses. La liste est disponible sur le site de l'Office du Tourisme.

Médias[modifier | modifier le code]

  • Journaux locaux : Le Nouvelliste et le Régional.
  • Radio locale : Radio Chablais (la commune participe au capital de la radio).

Personnalités[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Patrimoine lacustre[modifier | modifier le code]

  • Ancien chantier naval, qui a vu pendant près d'un siècle sortir de ses murs la majorité des barques à voiles latines du Léman.
  • Cochère "L'Aurore", réplique d'une barque du Léman mise à l'eau le 28 octobre 2000.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Plage communale.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Sainte-Famille.
  • Chapelle de la Sainte-Famille (1677), réservée aux familles bourgeoises de la commune.
  • École des Missions, à 4 km en direction du Bouveret.

Ces lieux de culte font partie du diocèse d'Annecy, celui-ci s'arrêtant à la limite communale du Bouveret, frontière diocésaine effective sur le torrent du Riau (vers l'ancien garage Peiry).

Il faut noter que malgré le fait qu'il y ait deux communes distinctes, il n'y a qu'un seul cimetière, situé sur territoire français, ce qui a engendré des situations cocasses pendant le conflit 1939-1945, notamment des cercueils vides qui contenaient en réalité des armes ou de la nourriture. Les personnes vivant du côté suisse se font ainsi enterrer en France.

L'église paroissiale est partagée avec la partie française[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2013 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Henri Baud et Jean-Yves Mariotte, Histoire des communes savoyardes : Le Chablais, Éditions Horvath,‎ 1980, 672 p. (ISBN 978-2-7171-0099-0), p. 397.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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