Saint-Gingolph (Haute-Savoie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gingolph (homonymie).

46° 23′ 34″ N 6° 48′ 04″ E / 46.392907, 6.801181

Saint-Gingolph
Vue sur St-Gingolph en arrivant d'Évian-les-Bains
Vue sur St-Gingolph en arrivant d'Évian-les-Bains
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Thonon-les-Bains
Canton Évian-les-Bains
Code commune 74237
Code postal 74500
Maire
Mandat en cours
Raymond Péray
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Évian
Site web www.st-gingolph.fr
Démographie
Population 687 hab. (2007)
Densité 94 hab./km2
Gentilé Gingolais
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 34″ Nord
       6° 48′ 04″ Est
/ 46.392907, 6.801181
Altitudes mini. 376 m — maxi. 1472 m
Superficie 7,33 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Gingolph est une commune française du Chablais savoyard, située dans le département de la Haute-Savoie.

Le village de Saint-Gingolph est séparé par la frontière entre la France et la Suisse, matérialisée par la rivière de la Morge. La partie suisse constituant également une commune.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

[modifier] Localisation

Saint-Gingolph se situe à la frontière franco-suisse, sur la rive sud-est du Lac Léman et sur le delta fluvial de la Morge. La commune est située à 17 kilomètres à l'est d'Évian-les-Bains, à 21 kilomètres de Montreux, à 22 kilomètres de Monthey et à 23 kilomètres de Thonon-les-Bains. Les communes françaises limitrophes avec Saint-Gingolph sont Novel, Meillerie et Thollon-les-Mémises.

[modifier] Climat

La situation du village, à l'extrémité du vallon de la Morge, l'empêche de subir les violents orages qui déferlent sur le Lac Léman. À la Belle époque, Saint-Gingolph était réputé pour son "micro-climat" auprès des touristes.

[modifier] Voies de communication et transports

Viaduc de la Morge sur la ligne du Tonkin
[modifier] Voies routières
[modifier] Transport ferroviaire
[modifier] Transports en commun
[modifier] Transports aériens

[modifier] Urbanisme

Rue Nationale

[modifier] Morphologie urbaine

La commune est composée d'un village principal servant de chef-lieu. Il se trouve à cheval sur la frontière franco-suisse. La frontière coupe le village en deux. Cependant, les habitants français et suisses vivent au sein du village sans se soucier de cette situation frontalière. Par ailleurs, la commune possède plusieurs hameaux, le principal étant Bret, qui se situe à 4 km à l'ouest du bourg. Plus haut, et accessibles seulement à pied, on trouve les hameaux de l'Homme Fort et du Plan de Bret.

[modifier] Toponymie

En l'an 640, Saint-Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement de l'actuelle, et lui donne le nom d'Ecclésia Sant Gendoulfo. Cette appellation de Sant Gendoulfo sera par la suite étendue à l'ensemble du village, pour devenir au fils des siècles l'actuel nom que l'on connaît de nos jours, à savoir Saint-Gingolph.

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Armes de Saint-Gingolph

Les armes de Saint-Gingolph se blasonnent ainsi : "Loutre émail sable, émail à cinq rais, sur fond azur rière Savoie"

La monographie de Saint-Gingolph révèle que, avant la création de la Bourgeoisie, les armoiries de Saint-Gingolph étaient d'argent avec hyène de sable (noir). On confondait souvent la loutre avec une hyène, voire avec un ours, très présent dans les forêts gingolaises à l'époque.

[modifier] Faits historiques

  • 515 : le premier village sur le territoire de Saint-Gingolph est Bresti (Bret aujourd'hui).
  • 640 : Saint Romain fixe la construction d'une nouvelle église à l'emplacement de l'actuelle, et lui donne le nom de Ecclésia Sant Gendoulfo.
  • 4 mars 1569 : un traité signé à Thonon-les-Bains fixe la frontière entre la Savoie et le Valais à la Morge. Saint-Gingolph est ainsi coupé en deux.
  • 22 et 23 juillet 1944 : Tragédie de Saint-Gingolph, la partie française est incendiée par les Allemands suite à une attaque des maquisards. 6 otages sont également fusillés.

[modifier] Politique et administration

[modifier] Tendances politiques

  • Au cours des dernières élections de 2007, présidentielles et législatives, ce sont les candidats de l'UMP qui sont arrivés en tête dans la commune, suivis par les candidats du PS.
  • On peut noter que, lors des élections régionales de 2010, c'est la liste de gauche qui est pour la première fois majoritaire.

[modifier] Administration municipale

  • Les services de l'administration municipale se situent au 34 rue Nationale.
  • Les bureaux sont ouverts : les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 15h00 à 18h00, et le mercredi de 9h00 à 12h00.
  • Ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal :
Groupe Président Effectif Statut
Vivons St-Gingolph Raymond Péray 9 majorité
Union pour St-Gingolph Thierry Boudios 6 opposition

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1918 1939 André Chevallay ... Mort en déportation
1945 19.. André Zénoni ... Chef de la Résistance, restaurateur
19.. mars 1971 Jean Berrod ... ...
mars 1971 mars 1983 Denise Ruffin ... ...
mars 1983 mars 1989 Félix Bailly ... ...
mars 1989 juillet 1989[1] Joël Boivin ... ...
juillet 1989[2] En cours Raymond Péray DVD ...
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Instances judiciaires et administratives

La commune est rattachée à la Cour d'Appel de Chambéry.

[modifier] Politique environnementale

La commune n'exerce pas de politique environnementale.

[modifier] Jumelage

La commune n'est pas jumelée.

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

En 1999, Saint-Gingolph (Haute-Savoie) comptait 565 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués sur la commune depuis 1793. Au début du XXIe siècle siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité »[3], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[Note 1].

Évolution de la population commune
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1856 1861 1866
490 475 484 460 700 780 784 805 722
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
676 679 670 704 601 610 627 722 725
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
659 646 607 638 566 585 642 627 725
1982 1990 1999 - - - - - -
665 677 565 - - - - - -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusqu'en 1962[4], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[5],[6]
image bdd Voir base de données


Histogramme de l'évolution démographique


[modifier] Enseignement

La commune dispose de l'école publique André Zénoni, qui assure la maternelle et le primaire. Cet établissement accueille environ chaque année une soixantaine d'enfants, divisés en trois cycles. S'agissant des collégiens, ceux-ci sont scolarisés au collège "Les Rives du Léman" sur la commune voisine d'Évian-les-Bains. Puis là encore, pour ce qui est de la majorité des lycéens, ils continuent leurs études au lycée "Anna de Noailles" d'Évian-les-Bains.

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

Le calendrier local est marqué chaque année par :

  • Carnarioule (4 jours de festivités à l'occasion du Carnaval)
  • Fête Nationale française (14 juillet)
  • Fête Nationale suisse (1er août), cortège et feux d'artifices
  • Fête patronale de la Saint-Laurent (2e week-end d'août)
  • Manche du championnat romand de caisses à savon (dernier samedi d'août, tous les 2 ans)
  • Fête de la Châtaigne (2e week-end d'octobre)
  • Concerts de la fanfare (Noël et avril)
  • Nombreux lotos

[modifier] Santé

La commune possède :

  • un cabinet médical, antenne du cabinet de Lugrin, où exercent 3 médecins généralistes
  • 2 cabinets dentaires, où exercent 3 dentistes

[modifier] Sports

La commune propose aux touristes :

  • Le parc aventure "Léman Forest" qui remonte la Morge, le torrent qui sépare la France de la Suisse et la traverse par des tyroliennes de plus de 100m.

Des panneaux pédagogiques sur des thèmes de la nature et du développement durable jalonnent le parcours.

  • Deux plages, dont une surveillée avec un plongeoir
  • Deux courts de tennis
  • Deux terrains de football (sur Suisse)
  • Étape importante du sentier GR 5 (Pays-Bas - Méditerranée)
  • Des sentiers de randonnée

[modifier] Vie associative

Pas moins de 21 associations sont recensées à Saint-Gingolph, pour la plupart franco-suisses. La liste est disponible sur le site de l'Office du Tourisme.

[modifier] Médias

  • Radio locale : Radio Chablais (Suisse)

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • André Zénoni, officier de la Légion d'Honneur, Croix du combattant 39-45, chef du réseau "Buckmaster Alphonse", réseau de résistance de Saint-Gingolph.
  • Général Henri Guisan (1874-1960), général de l'armée suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, citoyen d'honneur de la commune.
  • Gaston Brouze dit "Gabon".
  • Louis Mexandeau (1931), député socialiste du Calvados, ministre. Vient en vacances à Saint-Gingolph depuis son enfance, il y possède une propriété, où il reçut en 1993 en visite privée, le président François Mitterrand accompagné de Michel Charasse et de Louis Mermaz.

[modifier] Économie

[modifier] Revenus de la population et fiscalité

[modifier] Emploi

[modifier] Entreprises de l'agglomération

Parmi les principales entreprises présentes sur la commune, on peut citer :

  • Hominal Salaisons, fabrication artisanale de charcuterie, saucissons...
  • Carrière Bochaton
  • Aisabike, importateur de VTT BANSHEE

[modifier] Commerce

La plupart des commerces du village se situent sur territoire français. On trouve deux supérettes (une en France, une en Suisse), une boucherie, une boulangerie, une pharmacie...

[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Monuments et lieux touristiques

[modifier] Patrimoine architectural

[modifier] Patrimoine lacustre

  • Chantier naval, qui a vu pendant près d'un siècle sortir de ses murs la majorité des barques à voiles latines du Léman.
  • La cochère "L'Aurore", réplique d'une barque du Léman mise à l'eau le 28 octobre 2000.
  • Musée des barques et traditions. Objets et documents sur les barques du Léman, maquettes de naux, brigantins et cochères.

[modifier] Patrimoine culturel

[modifier] Lieux touristiques

  • Parc d'accrobranche "Léman Forest"
  • Les plages municipales

[modifier] Lieux de culte

Église Saint-Laurent

La commune de Saint-Gingolph compte un seul lieu de culte, pour autant de par sa situation frontalière, les habitants se rendent également en Suisse où l'on trouve à proximité trois autres lieux de cultes. Ainsi, les habitants peuvent se rendre à :

  • Église St-Laurent, 1770 (France),
  • Chapelle de la Sainte-Famille 1677 (Suisse), réservée aux familles bourgeoises de la commune,
  • École des Missions (Suisse), à 4 km en direction du Bouveret.

Ces lieux de culte font partie du diocèse d'Annecy, celui-ci s'arrêtant à la limite communale du Bouveret, frontière diocésaine effective sur le torrent du Riau (vers l'ancien garage Peiry).

Il faut noter que malgré le fait qu'il y ait deux communes distinctes, il n'y a qu'un seul cimetière, situé sur territoire français - ce qui a engendré des situations cocasses pendant le conflit 1939-1945, notamment des cercueils vides qui contenaient en réalité des armes ou de la nourriture. Les personnes vivant du côté suisse se font ainsi enterrer en France.

[modifier] Galerie de photos

[modifier] Notes et références

Notes

  1. Dans le tableau des recensements et le graphique, Par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références

  1. démissionnaire
  2. réélu en mars 2008
  3. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement ».
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee.
  6. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues