Saint-Gilles (Gard)
| Saint-Gilles | |
|---|---|
L'Abbatiale de Saint-Gilles |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Gard |
| Arrondissement | Nîmes |
| Canton | Saint-Gilles (chef-lieu) |
| Code commune | 30258 |
| Code postal | 30800 |
| Maire Mandat en cours |
Alain Gaido 2010-2014 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Nîmes Métropole |
| Site web | http://www.saint-gilles.fr/ |
| Démographie | |
| Population | 13 735 hab. (2009) |
| Densité | 89 hab./km2 |
| Gentilé | Saint-Gillois, Saint-Gilloise |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 116 m |
| Superficie | 153,73 km2 |
Saint-Gilles, aussi appelée officieusement Saint-Gilles-du-Gard est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.
Saint-Gilles, qui doit son nom au célèbre abbé Gilles l'Ermite dont elle garde le tombeau, fut un des plus importants lieux de pèlerinage de la chrétienté au XIIe siècle. Ses habitants sont appelés les Saint-Gillois.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Saint-Gilles est la 5e ville du département du Gard en termes de population. La ville est l'une des 75 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du pays Garrigues Costières. Enfin, la ville est membre du Syndicat mixte pour la protection et la gestion de la Camargue gardoise, avec 7 autres communes du sud du département.
[modifier] Accès
Saint Gilles su Gard est accessible par la route départementale 572 depuis Arles, à l'est, et la route départementale 672, depuis Vauvert, à l'ouest. La route départementae 42 relie la commune à Nîmes et à l'Aéroport de Nîmes - Garons, l'aéroport le plus proche, au nord.
[modifier] Lieux-dits et hameaux
Saint Gilles compte plusieurs hameaux et lieux dits :
- Pont Rouge
- Puech Rouge
- Espeyran
- Estagel
- la Baume
- la Cassagne
[modifier] Communes limitrophes
[modifier] Relief
Saint Gilles étant en limite de la Camargue, une grande partie du territoire de la commune, à l'est, est plane. Le village, quant à lui, a été contruit sur une colline.
[modifier] Géologie
[modifier] Sismicité
[modifier] Hydrographie
Traversée par le canal du Rhône à Sète et le canal du Bas-Rhône-Languedoc, la commune, de très grande superficie (15 373 hectares dont 1 344 de vignes et 532 de bois), se divise en deux parties distinctes :
- au nord, les collines des Costières qui portent vignes et garrigues.
- au sud, les rives du Petit-Rhône qui s'étendent entre les marais et les étangs de Petite Camargue. En bordure du fleuve sont quelques mas et l'écluse moderne de Saint-Gilles, qui met en communication le canal et le Petit-Rhône.
[modifier] Climat
[modifier] Toponymie
La commune tient son nom de Gilles l'Ermite, de son nom grec Ægidius, est enseveli sous l'abbaye de Saint-Gilles depuis le VIIe siècle.
(en occitan Sant Gèli)
[modifier] Histoire
Saint-Gilles est sans doute le Ponte Aerarium de l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem (333 de notre ère), à 12 milles de Nîmes et 8 milles d'Arles. C'est l'aboutissement de la Voie Régordane, route descendant du Massif Central et des Cévennes. Aujourd'hui à la lisière de la Camargue, Saint-Gilles était autrefois un port utilisé par les marchands, les pèlerins et les croisés.
Saint-Gilles a été le siège du grand prieuré de la langue de Provence de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, jusqu'en 1615, date de son transfert à Arles [1].
Le comté de Saint-Gilles a été une possession des comtes de Toulouse. La ville fut prise par le gouverneur du Languedoc, Damville, alors en délicatesse avec le roi, en janvier 1575[2]. Elle est rapidement reprise par le baron d’Acier[3].
Saint-Gilles s'est nommée Saint-Gilles-les-Boucheries jusqu'en 1837.
Saint-Gilles a eu quelque temps une municipalité d'extrême-droite, une première en France, (Charles de Chambrun, Front national, élu en 1989), finalement remplacée en 1992 par une coalition de droite et de gauche menée par un maire sans étiquette, Roland Gronchi, lors d'une élection partielle.
En 2010, suite à une autre élection partielle due à la démission du conseil municipal, la mairie revient, pour la première fois depuis 50 ans, à la gauche. C'est Alain Gaido (PS) qui reconquiert le fauteuil de maire, opposé à une droite divisée en trois listes.
[modifier] Héraldique
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D'azur à la biche couchée d'or, les pattes avant repliées, la tête contournée et blessée d'une flèche du même posée en barre. [4] |
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 1971 | juin 1977 | Rémi Faure | DVD | |
| mars 1983 | juin 1989 | Louis Girard | RPR | Conseiller général |
| mars 1989 | juin 1992 | Charles de Chambrun | FN | Ancien ministre Ancien maire de Montrodat Député de Lozère (de 1962-1966, 1967-1968, 1968-1973), puis du Gard (1986-1988) Conseiller régional (1992-1998) Ancien vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon |
| juin 1992 | mars 2008 | Roland Gronchi | UDF puis UMP puis NC | |
| mars 2008 | 2010 | Olivier Lapierre | UMP | Conseiller général Vice-président de Nîmes Métropole |
| octobre 2010 | 2014 | Alain Gaido | DVG | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Tendances politiques
[modifier] Intercommunalité
Saint Gilles est l'une des 27 communes de Communauté d'agglomération Nîmes Métropole[5]. L'intercommunalité et la commune de Saint Gilles coordonnéent actuellement deux dossiers : une nouvelle station d'épuration, ainsi que la création de l'« Actiparc Mitra» (zone d'activité économique).
[modifier] Urbanisme
l'habitat ctuelle est essentiellement composé de résdences principales[6] (89,2 % des logements) : 2/3 des logements sont des maisons individuelles, 1/3 des appartements.
Évolution de l'habitat à Monteux entre 1968 et 2008
| Types de logement | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2008 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Résidence Principales | 2 464 | 2 650 | 3 230 | 3 814 | 4 304 | 5 261 |
| Résidence secondaire | 108 | 56 | 84 | 93 | 99 | 89 |
| Logement vacant | 170 | 428 | 353 | 397 | 447 | 548 |
| Ensemble | 2 742 | 3 134 | 3 667 | 3 814 | 4 850 | 5 898 |
[modifier] Budget et fiscalité
| Taxe | part communale | Part intercomunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 18,65 % | 0,00 % | 9,65 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 35,18 % | 0,00 % | 14,30 % | 4,86 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 108,61 % | 0,00 % | 44,07 % | 5,37 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 0,00 %* | 21,67 % | 11,87 % | 4,30 % |
[modifier] Jumelages
Saint Gilles est jumelé avec Altopascio, en Toscane (
Italie)[8].
[modifier] Démographie

Saint-Gilles fut une ville d'immigration tout au long du XXe siècle. Le besoin en main-d'œuvre de l'agriculture a attiré de nombreuses populations. De nombreux Saint-Gillois ont leurs origines dans le Massif central (notamment au Puy-en-Velay et en Lozère) ainsi qu'en Italie (notamment au Piémont), en Espagne ou au Maroc (notamment au Rif).
[modifier] Pyramide des ages
[modifier] Économie
[modifier] Industrie
En collaboration avec l'intercommunalité Nîmes Métropole, une nouvelle zone d'activité économique est en cours de création, sur les communes de Saint-Gilles et Garons, sa voisine[12]. Cette zone, à cheval sur les deux communes, se situe à proximité de l'Aéroport de Nîmes - Garons et de l'autoroute A54, sur une superficie de 160 ha. 3 secteurs d'activités principaux sont préconisés : aéronautique, logistique, tertiaire. De petites industries vont également s'implantées.
[modifier] Tourisme
[modifier] Agriculture
L'agriculture est l'une des ressources économiques importante de la commune de Saint Gilles, avec environ 210 exploittions agricoles[13]. La production est centrée sur 4 produits principaux :
Une vingtaine de producteurs, sur environ 600 hectares de vignes, ainsi qu'une coopérative viticole.
la production annuelle sur la commune approche les 50 000 tonnes.
Près de 100 hectares d'oliveraie.
- Abricot de Saint Gilles
[modifier] Lieux et monuments
[modifier] Culture
Saint Gilles dispose d'une salle qui fait fonction de théatre et de salle de cinéma.
[modifier] Patrimoine civil
- Musée de la Maison romane.
- Saint-Gilles possède de charmantes ruelles anciennes, ainsi que certaines bâtisses des plus intéressantes pour les amoureux des vieilles pierres :
- Maison du XIIe siècle, pierre sculptée sur le mur à l’angle des deux façades (inscription MH 28 octobre 1963), adresse : 5 rue Lamartine, place de la Liberté lieu-dit « la ville ». Propriété privée.
- Maison du XIIIe siècle, motif d'angle figurant une cariatide à l'angle de la maison (inscription MH 6 décembre 1949), À voir : statue, adresse : place de la Liberté, propriété privée.
- Maison des XIIe et XIVe siècles, façade (inscription MH 17 décembre 1936), adresse 31, rue de l’hôtel de ville, propriété privée.
- Maison, statue de Saint-Gilles et sa niche à l'angle de la maison (inscription MH 6 décembre 1949), adresse : Rue de l’Hôtel de ville), propriété privée.
- Maison en pierre sculptée qui se trouve sur la façade (inscription MH 20 janvier 1964), adresse : 5, place Ernest Blanc, propriété privée.
- Maison des XIIe et XIVe siècles, façade sur rue et toiture correspondante (inscription MH 28 octobre 1963), adresse : 4, rue Baudin, propriété privée.
- Mas de Liviers, ferme du XVIIe siècle, façade avec son inscription de marbre et armoiries de F. de Liviers (inscription MH 7 octobre 1935), propriété privée.
- Chapelle Sainte-Colombe XIIe siècle (inscription 6 décembre 1949), propriété privée.
- Le Château d'Espeyran, fin XIXe siècle (inscription MH 29 octobre 1975), propriété de l’État. Ensemble typique de l'architecture bourgeoise sous le Second Empire et la [[IIIe République]]. Possède une grande partie de son mobilier d'époque. C'est là qu'est situé le Centre national du microfilm et de la numérisation qui accueille une importante réserve des microfilms français.
- L'hôtel de ville, fin XIXe siècle, surplombant la ville et la plaine de Camargue.
- Les halles, fin XIXe siècle, au sud de l'ancienne abbatiale, caractéristiques de l'architecture dite "Baltard".
- Le monument commémoratif, proche de l'abbatiale, est dû au ciseau d'Henri Bouchard.
- L'Aéroport de Nîmes - Garons est situé en partie sur la commune de Saint-Gilles.
- Pont de Saint-Gilles sur le Petit-Rhône, construction en "bow-string", 1999.
[modifier] Patrimoine religieux
- Abbatiale du XIIe siècle classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre d'étape sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Au sein des ruines de l'ancien chœur, à l'extérieur de l'église actuelle, un escalier en colimaçon a donné son nom à ce type d'ouvrage : c'est la Vis de Saint-Gilles et son exceptionnelle voûte hélicoïdale. L’ancienne abbaye conserve également une partie de ses bâtiments claustraux : l'ancien cellier, dit salle de Saint-Gilles ainsi qu'une partie des vestiges subsistants du cloître (inscription MH 28 décembre 1984). Subsistent également la remarquable façade orientale dans sa partie basse flanquée de ses trois portes monumentales, ainsi que l'église basse, abritant le tombeau de saint Gilles. L'église haute actuelle fut reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles, après les ravages des guerres de religion. Ses dimensions furent largement réduites par rapport au plan original du XIIe siècle.
- Le temple protestant, seconde moitié du XIXe siècle, de style néo-gothique.
[modifier] Patrimoine environnemental
- Le Marais du Cougourlier, dont les abords ont été aménagés par le Syndicat Mixte pour la protection et la gestion de la Camargue Gardoise. Les sentiers du marais ainsi balisés permettent la découverte du patrimoine naturel et culturel camarguais.
[modifier] Équipements et services
[modifier] Transports urbains
Plusieurs lignes de bus desservent la commune de Saint Gilles[14] :
- 3 lignes de bus de la société Tangobus
- Nîmes - Caissargues - Garons - Saint-Gilles - Garons - Caissargues - Nîmes
- Saint-Gilles - Collège Jean Vilar
- Saint-Gilles - Générac - Milhaud
- 1 ligne des transprd Edgard
- Beaucaire - Bellegarde - Saint-Gilles - Bellegarde - Beaucaire
La commune dispose également d'un port de plaisance, sur le Canal du Rhône à Sète[15].
[modifier] Éducation
Les écoliers de Saint Gilles commencent leur étude sur la commune, qui compte 4 écoles maternelles, 4 écoles primaires, et 1 collège[16].
[modifier] Sports
[modifier] Santé
Plusieurs professionnels de santé sont installés à Saint Gilles[17] : 8 médecins, 8 kinésithérapeutes, 12 infirmiers, 4 dentistes, ainsi que des ophtlmologues, et opticiens.
[modifier] Vie locale
[modifier] Culte
Plusieurs religions disposent d'un lieu de cultes sur la commune : l'abbatiale de Saint Gilles (Diocèse de Nîmes), pour le culte catholique, un temple protestant, et une mosquée.
[modifier] Environnement
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Gilles l'Ermite, de son nom grec Ægidius, est enseveli sous l'abbaye de Saint-Gilles depuis le VIIe siècle.
- Clément IV, pape de 1265 à 1268, né à Saint-Gilles à la fin du XIIe siècle, inhumé à Viterbe (Italie). Il fut un proche ami de saint Thomas d'Aquin.
- Pierre de Castelnau, légat du pape, assassiné à Saint-Gilles en 1208. Cet événement fut le Casus Belli de la Croisade contre les Albigeois.
- Pierre Subleyras, peintre français né à Saint-Gilles. Il obtient le Prix de Rome en 1727.
- Georges-Jean Arnaud, écrivain (La Compagnie des glaces,...), né à Saint-Gilles en 1928.
- Josette Spiaggia, professeur et peintre orientaliste, présidente d'association[18] et artiste primée par l'association poétique de Saint-Gilles.
- Jean-Marie André, ancien député-maire de Beaucaire né à Saint-Gilles
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Site officiel de la Commune de Saint-Gilles
- Saint-Gilles sur le site de l'Institut géographique national
- Saint-Gilles sur le site de l'Insee
[modifier] Notes
- Voir les archives de ce grand prieuré aux Archives départementales du Rhône
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9) p 307
- Villages du Gard - Remoulins - Son histoire...
- Armorial des communes du Gard
- intercommunbalité
- fiche INSEE de Saint Gilles, page 12
- (fr) Impots locaux à Saint Gilles, taxes.com
- Jumelage avec Altopascio
- http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
- INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- Recensement de 2006 des communes du Gard
- Actiparc Mitra
- agriculture à Saint Gilles
- transports en commun
- port de plaisance
- écoles à Saint Gilles
- professionnels de santé à Saint Gilles
- Liste des associations saint-gilloises (site officiel de la mairie)