Saint-Gibrien

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Saint-Gibrien
commerce sur le bord de la nationale.
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Blason de Saint-Gibrien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Arrondissement de Châlons-en-Champagne
Canton Châlons-en-Champagne
3e Canton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne
Maire
Mandat
Patrick Libera
2014-2020
Code postal 51510
Code commune 51483
Démographie
Population
municipale
486 hab. (2011)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 26″ N 4° 18′ 03″ E / 48.9739, 4.3008 ()48° 58′ 26″ Nord 4° 18′ 03″ Est / 48.9739, 4.3008 ()  
Superficie 4,04 km2
Localisation

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Saint-Gibrien est une commune française située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Activités sportives et culturelles, vie sociale[modifier | modifier le code]

Bien que Saint-Gibrien ait connu depuis longtemps l'usage informel d'un terrain de foot situé à l'extrémité de la commune, aujourd'hui entre le dernier lotissement et le centre postal, la modestie, pendant longtemps, des structures de loisirs pour jeunes y illustre bien la difficulté de création d'espaces de loisirs dans les espaces de périurbanisation. Il est cependant notable qu'une association sportive, le FC Saint-Gibrien[1], ait vu le jour en 1999, pour s'étendre en 2006 aux jeunes de Matougues. À côté du tennis, qui s'adresse à tous, beaucoup de loisirs sont en effet destinés à une population adulte et de troisième âge, c'est le cas notamment de l'actuel club des Beaux jeudis ou des activités de gymnastique pour adultes. En quarante ans, la population a presque quintuplé. Elle était de 99 habitants en 1975. La commune est le siège de l'Association des fabophiles français (AFF) depuis décembre 1995.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve sur la Marne, en aval de Châlons-en-Champagne et Fagnières, sur la rive gauche face à Recy. C'est actuellement la porte occidentale de l'intercommunalité « Cités en Champagne ». La commune occupe une superficie de 4 km2. Elle compte quatre lotissements issus de la rurbanisation/périurbanisation entamée en 1975 : le Petit Buisson, les Cytises, les Grands clos et le Château d'eau. Une piste cyclable est en construction le long de la RD87 entre Saint-Gibrien et Fagnières et le périphérique châlonnais permettra bientôt de passer sur la rive droite vers Recy et Saint-Martin avec, pour enjeu, le développement de la ZAC de la Petite Gironde où se trouve déjà la plate-forme de tri postal Champagne-Meuse, à quelques centaines de mètres de l'usine MacCain, laquelle est sise sur le territoire de la commune de Matougues mais plus proche du village de Saint-Gibrien. Commune perçue comme rurale, Saint-Gibrien n'en compte pas moins de 120 h/km2, sachant qu'elle située dans un département de la fameuse diagonale du vide démographique français.

Le terrain est calcaire et l'essentiel de la superficie de la commune est occupé par une culture d'openfield caractéristique de la révolution agricole des années 1950 qui ne représente cependant que 4 exploitations agricoles, soit une infime proportion de la population active dont l'essentiel est employée dans l'agglomération châlonnaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la protohistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses sur la période mais les fouilles entreprises en plusieurs lieux du village [2] attestent d'une occupation du site à la période protohistorique.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Si c'est bien le lieu d'où un certain vicomte Haideric a fait transférer les reliques de saint Gibrien sous l'épiscopat châlonnais de Rodoard (885-893), alors le village a porté au Haut-Moyen Âge le nom de Cosse (lat. Cosla). 888 marque la fin des Carolingiens et l'élection en février comme roi des Francs (par les grands de Francie occidentale) du Robertien Eudes, comte de Paris. Celui-ci remporte en juin une victoire contre les Normands. L'Historia Eccclesiæ Remensis (Histoire de l'Église de Reims) de Flodoard, chanoine rémois qui constitue une des sources les plus importantes pour le Xe siècle, rapporte que les Normands sont venus jusqu’à Cosse, lieu indéterminé, détruisant la chapelle où était enseveli saint Gibrien, un pieux solitaire scot, c'est-à-dire irlandais, venu dans les Gaules avec ses frères et sœurs au milieu du VIe siècle. Daté du roi Eudes (888-898), le pillage de la chapelle peut se situer entre 888 et 892, date de la fin d'une série de raids normands :

En ce même temps, on transporta aussi dans l'église de saint Remi, les restes de saint Gibrian (lat. Gibrianus), du pays de Chalons, où il était allé en voyage et où il était mort car il était arrivé en cette province sept frères, savoir, Gibrian, Hélan, Trésan, Germain, Véran, Atran et Pétran avec leurs trois sœurs, Fracie, Promptie et Possenne, venus d'Hibernie[3] en pèlerinage pour l'amour de notre seigneur Jésus-Christ et ils s'étaient établis chacun en divers endroits sur la rivière de Marne. Or, Gibrian qui était prêtre, choisit pour sa demeure le village de Cosse...Sur sa tombe fut construit un petit oratoire, à cause de quelques miracles qui y avaient été opérés (...) du temps du roi Eudes, quand la cruauté des Normands portait partout le ravage dans le royaume des Francs, cette chapelle fut réduite en cendres (...) Le religieux comte Haderic alla trouver Rodoard, évêque de l'Église de Châlons, (... ) le suppliant instamment (...) de le transférer en un autre lieu (...) [Traduction de Guizot, 1823]

La période du Haut-Moyen Âge est en effet connue pour l'importance de l'immigration de moines irlandais responsables de l'évangélisation des campagnes. Les villes ont été évangélisées à la fin de l'Empire romain. Les campagnes sont christianisées au haut Moyen Âge par des moines irlandais. Contemporain de saint Remi et de Colomban, Gibrien serait mort vers 509, sous le roi des Francs Clovis. Ses reliques sont transférées 400 ans plus tard vers l'abbaye Saint-Remi de Reims.

C'est beaucoup plus tard que se développe, à Reims, le culte de saint Gibrien. Patrick Demouy décrit dans sa thèse d'État[4] saint Gibrien comme un personnage obscur mais auquel se rapportent les plus grandes manifestations miraculeuses de la Reims médiévale. Le moine Colomban aurait en effet eu douze disciples, nombre éminemment suspect, dont, d'après J. Heuclin[5], seul les trois premiers (Gibrien, Helan et Tresain) sont attestés. Les liens de parenté peuvent être fictifs. Gibrien aurait sillonné la vallée de la Marne avant de s'installer sur la rive gauche près de Châlons. Il aurait été inhumé près de Coolus, sur la route de Troyes. À l'initiative du Comte Haideric, son corps est transféré à l'abbatiale saint Remi de Reims, les Normands ayant détruit en 892, l'oratoire construit sur sa tombe. C'est au XIIe siècle que de nombreux miracles sont prêtés à saint Gibrien, qui fait ainsi l'objet d'un culte et d'un pèlerinage à Reims. Rapportés dans la Chronique de Reims, les miracles qu'on lui prête (102 du 16 avril au 24 août 1145) déplacent les foules dans un rayon de 60 kilomètres autour de Reims mais les pèlerins peuvent provenir de Paris, Compiègne, Verdun ou Péronne. Une cartographie est établie par P.-A. Sigal[6] Les miracles de saint Gibrien, récit du XIIe siècle qui n'a plus grand chose à voir avec la vie réelle de ce saint, relate les miracles prêtés à ce moine irlandais dont le jour de fête était le 8 mai. Le trèfle qu'arbore le blason actuel de la commune renvoie aux origines irlandaises de saint Gibrien. L'historien doit justement attendre le XIIe siècle et le règne de louis VII, pour trouver le premier document mentionnant un lieu effectivement dénommé Sanctus Gibrianus (1147).

Temps modernes (XVIe-XVIIIe)[modifier | modifier le code]

Le vicomte de Turenne par Philippe de Champaigne.

Le 20 mars 1651, Louis XIV signa avec Turenne (Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon), duc de Bouillon et marquis de La Tour d'Auvergne (Château de Sedan-1611, bataille de Salzbach, 1675) un traité qui cédait à ce maréchal de France, contre d'autres avantages, la duché-pairie de Château-Thierry avec tous les privilèges y afférents, parmi lesquels celui de la pêche sur la Marne entre Saint-Gibrien, en amont, et Château-Thierry, en aval. Le fait devait refaire surface trois siècles plus tard quand un descendant de Turenne contesta le bon droit d'un pharmacien qui avait pêché un brochet à Aulnay, deux villages en amont de Saint-Gibrien[7].

La Révolution française et l'Empire (1789-1815)[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Jolibois et de Mont-Union[8].

On note que la commune, qui est alors particulièrement petite, perd des habitants en 1806, sous l'Empire. L'hypothèse à vérifier est que, dans une France à la population encore jeune, le manque de 1806 corresponde aux jeunes enrôlés dans les armées napoléoniennes, décédés sur les champs de bataille ou encore occupés à parcourir l'Europe. Ce déficit démographique explique alors des salaires ouvriers et agricoles assez élevés par rapport à la décennie précédente mais il reste à vérifier à l'échelle locale cette tendance nationale.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sous la Restauration, malgré la non-remise en cause par Louis XVIII de l'abolition des privilèges votée le 4 aout 1789, la question des droits de pêche faisait encore l'objet de litiges de la part des descendants de Turenne. Il revint à un jugement du tribunal civil de la Seine du 9 août 1822 de dire le droit sur la question de la ferme de la pêche. Ce jugement fut confirmé le 9 mai 1823 par un arrêté de la cour de Paris. L'affaire confirme cependant la réticence des descendants des aristocrates de l'Ancien régime à accepter le droit égalitaire issu de 1789.

L'exode rural commença en 1856, sous Napoléon III, dans le contexte de l'industrialisation du pays.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La révolution agricole des années 1950 : de la Champagne pouilleuse à la Champagne d'agriculture productiviste[modifier | modifier le code]

1975-1989 : le temps de la péri-urbanisation[modifier | modifier le code]

1975 - La péri-urbanisation est le processus d'intégration par des urbains d'un espace rural qu'ils transforment. C'est un village de 99 habitants, relativement à l'écart de la route départementale principale, ce qui fait sous-estimer sa taille aux automobilistes de passage. Saint-Gibrien compte alors un café-épicerie - boulodrome, principal lieu de sociabilité tenu par Claudette Moreau (Chez Claudette), en bout de village, près du pont, au-dessus de la voie de chemin de fer. C'est avant tout un espace rural et agricole. L'autre commerce est celui du mécanicien dont le garage station-service a pour clientèle les habitants du village et les automobilistes parcourant la départementale Châlons-Épernay. Face au garage, la ferme Brodier, au bord de la départementale, additionne les activités d'élevage bovin et avicole à la céréaliculture. À cette époque, la petite église locale est déjà touchée par la déchristianisation et, partant, le déclin des vocations cléricales qui explique l'absence d'offices dominicaux. Cette situation qui paraît ancienne est alors confrontée aux bouleversements démographiques de la société française, lesquels se traduisent ici par la rurbanisation : arrivée "à la campagne", d'urbains continuant de travailler en ville, à Châlons-sur-Marne (nom en usage à cette époque). Ces urbains investissent le premier lotissement construit entre château d'eau et ferme Brodier : le Petit Buisson. Leur arrivée à la campagne est permise par la démocratisation de l'automobile depuis les années 1960. Le lotissement est gagné sur des terres jusqu'ici vouées à la céréaliculture. Le Crédit agricole est partenaire financier de l'opération réalisée par un maître d'œuvre. L'architecte prévoit trois types de pavillons à choisir et acheter sur plan : modèles A, B et C. L'épisode reflète les tendances générales de l'histoire de la péri-urbanisation bien que celle-ci soit moins avancée en Champagne qu'ailleurs.

Pour ces urbains, il est encore question de s'installer à la campagne, ce que démontre rapidement la possibilité pour eux d'acheter du lait et des œufs le soir à la ferme Brodier. Aucun n'a réellement conscience que sa présence va progressivement transformer l'espace local et l'identité rurale de la commune. La ferme devient d'ailleurs un lieu de sociabilité qui permet aux nouveaux habitants, de s'intégrer à la population saint-gibriennote. Peu à peu, les Brodier abandonnent les poules puis les vaches. Les néo-ruraux, naguère persuadés d'être venus vivre à la campagne, font l'expérience de la spécialisation de l'agriculture et de l'effet de leur présence sur un espace qu'ils contribuent à transformer. Autre forme d'intégration des urbains à la campagne, quelques parents inscrivent leurs enfants dans la classe unique du village.

1977 - C'est à ce moment qu'Évelyne Bérat, fille du maire sortant, entame des tournées dans le lotissement et intègre ses habitants à l'électorat local. Une liste concurrente apparaît, où dominent les urbains de gauche, souvent fonctionnaires et salariés de la SNCF ou des P&T. La liste sans étiquette dominée par les agriculteurs et/ou vieux villageois l'emportent. Cette élection porte à la fois la marque des héritages, par la prédominance sociologique des agriculteurs qui élisent l'enfant de l'ancien maire agriculteur, et celle de la nouveauté, par l'élection d'une femme. Un salarié des P&T venu de la liste "de gauche", est intégré à la nouvelle-équipe. La polémique droite-gauche finit par s'éteindre, vaincue par l'idée que les grands débats et clivages nationaux ne seraient pas appropriés à la réalité locale. Beaucoup de non-agriculteurs finissent par intégrer l'équipe d'Évelyne Bérat, reconduite en 1983, estompant progressivement les différences entre "le village" et "les lotissements" qui en seraient alors distincts. La municipalité Bérat tente au départ de redonner vie au village avec l'organisation d'un voyage municipal (Versailles, grands parcs de loisirs, Tour Eiffel) et le regain de la fête du 14 juillet. Celle-ci appartient encore au profil des kermesses de villages avec leurs attractions habituelles (chamboul'tout, pêche, course en sac et buvette avec coupe de Champagne à 5 f) et le bal, régulièrement clôturé par des « loubards ruraux » (notamment les frères B.), venus des villages à l'entour et nourrissant la chronique locale des lendemains de fête par le récit d'exploits et de bagarres trahissant surtout leur grande misère sociale.

Vers 1979, est construit le lotissement des Cytises, accroissant encore la population.

croix de chemin.

1989-2014 et après : un nouveau village, carrefour en voie d'intégration à Châlons-en-Champagne[modifier | modifier le code]

En 1989, l'idée d'une nouvelle équipe municipale naît dans un lieu de sociabilité récent : le terrain de tennis construit avec le 3e lotissement. Les habitants ne s'y trompent guère qui désignent cette alternative municipale comme étant l'équipe du terrain de tennis. Il est d'ailleurs notable que l'ancien lieu de sociabilité, le café-épicerie-terrain de boule "Chez Claudette" ait alors fermé, fortement concurrencé par les progrès des hypermarchés depuis le début des années 1970. L'équipe du terrain de tennis est finalement élue. Elle marque la fusion des différentes populations dans une conscience municipale commune et l'appropriation de la commune et de l'identité communale par les anciens urbains. Le Conseil municipal se donne pour maire Christian Longuet. Son statut de retraité SNCF le rapproche des nouvelles couches d'employés et ouvriers ayant investi la commune depuis 1975. Son image de grand-père bienveillant peut aussi avoir contribué à le rapprocher des anciennes couches.

1992 - À cette époque, Saint-Gibrien devient une sortie d'autoroute Châlons-Sud vers Troyes Lyon sur l'A26, mise en service en 1992, avec pour conséquence un soutien aux prix immobiliers. L'accessibilité de Saint-Gibrien devient un argument de vente-location des pavillons. De nouvelles perspectives s'ouvrent dans le cadre du développement de Châlons. On songe notamment au parc de la petite Gironde, où est localisé le centre de tri postal Champagne-Ardenne-Meuse, passé en 2008 à 8 500 m2 de capacité. C'est à proximité de Saint-Gibrien, bien que sur la commune de Matougues, que se localise l'unité de production McCain de frites surgelées, la plus grande d'Europe. Les facteurs de localisation sont bien entendu, la présence de producteurs céréaliers décidés à se reconvertir dans la pomme de terre dans un contexte de surproduction de céréales et de forte croissance de la demande en frites surgelées. S'y ajoutent la gare de marchandises située à Fagnières, entre Saint-Gibrien et Châlons, ainsi que l'A 26 et son embranchement vers l'A4 sur le Paris-Metz. Le classement de Matougues en ZRR a pu décider à choisir cette commune plutôt que Saint-Gibrien, à quelques mètres près. Saint-Gibrien est désormais à un carrefour qui fait d'elle l'entrée sud de Châlons par autoroute, un espace offrant un potentiel susceptible d'attirer les investisseurs et l'implantation d'activités diverses telles que La Poste et MacCain. Son avenir paraît largement tributaire du développement récent de l'agglomération châlonnaise, nouvelle rocade sur la rive gauche de la Marne entre Fagnières et Châlons, projets éventuels concernant justement la rive-gauche châlonnaise, comme en témoigne le rapport établi en mars 2010 à la suite d'une grande enquête de la DATAR sur les villes moyennes. L'intercommunalité, favorisée par la loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale du 12 juillet 1999 (dite aussi "loi Chevènement") est matérialisée par l'adhésion à Cités en Champagne. Il est significatif que, contrairement à ses voisines Matougues et Villers-le-Château, Saint-Gibrien n'ait pas été classée en ZRR (Zone de revitalisation rurale) lors des classements de 1995 et 2009.



Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971? 1977 () Bérat SE, de fait DVD Exploitant agricole
1977 1989 Évelyne Bérat SE, de fait DVD Exploitante agricole
1989 1995 Christian Longuet SE, de fait DVG Retraité SNCF
1995 2008 Christian Longuet SE, de fait DVG Retraité SNCF
2008 2014 Patrick Libera[9] SE Agriculteur
2014 en cours Patrick Libera SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 486 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
73 86 63 82 94 101 105 116 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
130 123 117 106 105 101 99 93 92
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
88 76 85 89 105 97 115 121 110
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
136 99 134 388 436 368 441 452 486
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

De création récente, les armes de la commune se blasonnent ainsi : écartelé en sautoir : au premier d'azur à la fasce d'argent cotoyée de deux doubles burelles potencées et contre-potencées d'or, au deuxième de gueules aux deux épis de blé feuillés d'or, les tiges passées en sautoir, au troisième de gueules au héron contourné d'or, au quatrième d'or au trèfle de sinople.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. site du FC Saint-Gibrien
  2. « Saint-Gibrien : La campagne d'aujourd'hui », Cités en Champagne, Magazine de la communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne, no 38, avril 2012, p. 13.
  3. Irlande
  4. Patrick Demouy, Genèse d'une cathédrale. Les archevêques de Reims et leur Église aux XIe et XIIe siècle, ed. Gueniot, Langres, 2005, p. 208.
  5. J. Heuclin, Aux origines monastiques de la Gaule du Nord. Ermites et reclus du Ve au XIe siècle, Lille, 1986, p. 117 cité par P. Demouy p. 208.
  6. P.-A. Sigal, « Maladies et guérison au XIIe siècle : les miracles de saint Gibrien à Reims », dans Annales, 1969, no 3, p. 1522-39 cité et reproduit par P. Demouy p. 210.
  7. « Les juges de Châlons-sur-Marne déclarent que Louis XIV n'a pu interdire la pêche au lancer léger », Le Monde, 24 avril 1951.
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011