Saint-Gervais (Val-d'Oise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gervais.
Saint-Gervais
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais.
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Magny-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes Vexin Val de Seine
Maire
Mandat
Monique de Smedt
2008-2014
Code postal 95420
Code commune 95554
Démographie
Gentilé Bercagniens
Population
municipale
961 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 00″ N 1° 46′ 00″ E / 49.1667, 1.7667 ()49° 10′ 00″ Nord 1° 46′ 00″ Est / 49.1667, 1.7667 ()  
Altitude 115 m (min. : 55 m) (max. : 158 m)
Superficie 13,18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Gervais

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Gervais
Liens
Site web http://www.mairie-saintgervais.fr/

Saint-Gervais est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bercagniens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Vexin français, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.

Communes limitrophes de Saint-Gervais[2]
La Chapelle-en-Vexin Parnes et Montjavoult (Oise) Montagny-en-Vexin (Oise)
Ambleville Saint-Gervais[2]
Omerville Hodent Magny-en-Vexin

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait autrefois Bercagny[réf. nécessaire]. Son nom actuel lui vient du dépôt dans l'église de la ville, au IXe siècle, de reliques de saint Gervais qui se trouvaient auparavant à Rouen et que l'on voulait mettre à l'abri des incursions Vikings.

Le hameau de Magnitot représente peut-être un transfert du nom de Manitot[3], écart de Giverny, qui pourrait être un toponyme norrois en -topt « site constructible » et qui explique la plupart des noms en -tot de Normandie. Le passage de Manitot à Magnitot peut être lié à l'attraction du lieu Magny-en-Vexin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
   ? Charles Nicolas Jorelle   cultivateur
mars 2008 Étienne de Magnitot dvd  
mars 2008 ... Monique de Smedt dvd  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 961 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 591 616 659 653 662 665 678 668
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635 625 649 690 648 648 645 698 650
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
597 616 584 564 590 536 483 530 550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
602 581 597 675 703 893 934 953 963
2011 - - - - - - - -
961 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Porche de l'église.
Château de Magnitot.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais (classée monument historique par arrêté du 8 avril 1909[6]) : L'église primitive, érigée au milieu du XIIe siècle dans le style roman, remplace la chapelle où furent abritées les reliques de saint Gervais en 841 pour le protéger des invasions normandes. N'en subsiste que le clocher central à un étage avec sa pyramide octogonale en pierre, flanquée de quatre clochetons aux angles. Au XIVe siècle, le chœur primitif aurait été remplacé par deux nouvelles travées. Après les ravages de la Guerre de Cent ans, l'église est démolie à l'exception des deux parties mentionnés. La reconstruction se fait dans le style gothique flamboyant, pendant la première moitié du XVIe siècle. L'église se compose depuis lors d'une nef de quatre travées avec ses deux bas-côtés, sous une toiture commune ; d'un transept non saillant ; d'une croisée du transept ; d'un chœur de trois travées au chevet plat flanqué de deux chapelles latérales de trois travées également. Au total, l'obtient ainsi un plan rectangulaire de trois travées sur huit, mais le croisillon sud est plus large au sud que du côté de la base du clocher, et la dernière travée du chœur est moins large que le reste du vaisseau central. Sur la façade est, l'on note que la chapelle latérale sud et le chœur sont dotés d'un pignon commun, plus élevé que celui de la chapelle nord. Sur les façades nord et sud, les contreforts peu saillants à l'extérieur se poursuivent vers l'intérieur et transpercent le toit. C'est toutefois la façade occidentale qui mérite le plus l'attention. Son portail commencé en 1549 par l'architecte Robert Grappin de Gisors et terminé par son fils Jean, est de style Renaissance. Il se compose d'un porche plein cintre couronné par une frise puis une balustrade, et flanqué de chaque côté de deux paires de colonnes superposées. L'intrados contient une série de niches à statues vides, mais le trumeau porte une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle. En haut du balcon formé par le porche, les deux baies plein cintre sont cantonnées par des colonnes et surmontées par un fronton, orné par un crucifix sculpté qui repose sur les abaques des deux colonnes du milieu[7],[8].
  • Château de Magnitot (inscrit monument historique par arrêté du 7 juillet 1977[9]) : Ce château constitue le noyau d'un petit hameau au nord-sud-ouest du bourg, entre les hameaux de Ducourt au nord et Gerville (commune d'Omerville) au sud. La cour d'honneur s'ouvre en direction du nord-ouest, et c'est dans ce sens que part l'allée du château, laissant à côté le hameau. Le château a été bâti en 1780 selon les plans de l'architecte Baraguey, influencé par l'œuvre de Andrea Palladio. Le corps de logis principal possède trois niveaux sous un toit à deux croupes, et est large de sept travées. Un larmier le sépare le premier du second étage. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont plein cintre et surmontées par une série de moulures simples, les autres sont rectangulaires. Deux pavillons latéraux flanquent le corps de logis ; ils ne comportent qu'un seul étage et leurs toits plats sont dissimulés derrière des balustrades. À l'intérieur, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, le vestibule, le grand salon, le petit salon et la salle à manger avec leur décor sont également protégés au titre des monuments historiques. Dans le parc, se trouvent un ancien colombier réhabilité en tour médiévale, une chapelle dédiée à la Vierge fondée en 1322 et une orangerie de 1780, dessiné par l'épouse du propriétaire du château, Sophie de Jussieu, fille de Antoine-Laurent de Jussieu. Ces trois bâtiments sont partiellement visibles depuis la rue du Prieuré, à proximité de la ferme[8].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Rue de l'Escalier : Situé près de l'église, elle relie le centre du village à l'ancienne route nationale (rue Robert-Guésnier). L'escalier est fait de pierre sèche[8].
  • Ancien presbytère, rue Robert-Guésnier : Il a été construit au XVIIIe siècle sous l'abbé Verdier, curé de Saint-Gervais de 1779 à 1812 et révolutionnaire. Verdier est également le commanditaire des boiseries qui ornent le chœur de l'église[8].
  • Lavoir municipal, chemin rural n° 27 dit de la Messe, au sud de la mairie : Lavoir ouvert entouré de murs des quatre côtés, accesibble par quelques marches d'escalier.
  • Château de Gueptant, rue du Petit-Saint-Gervais : Ce petit château de style classique du XVIIIe siècle a remplacé une maison de maître plus ancienne[8]. Le somptueux parc s'étale sur plusieurs niveaux délimités par des balustrades, et il est garni de nombreuses statues.
  • Source du rû de l'Aubette, au hameau d'Estréez : Cette source alimente l'Aubette de Magny par son petit ruisseau qui s'écoule le long de la sente rurale n° 12 d'Estréez à Magny-en-Vexin, aboutissant au lavoir de la Digue à Magny-en-Vexin.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Réservoir d'eau potable, rue Fernand-Jorelle : Il a été offert en 1901 par un particulier, M. Letort, afin de permettre à la commune l'adduction d'eau potable. Une plaque en marbre rappelle ce don. La citerne a assuré à elle seule l'approvisionnement en eau des habitants jusque dans les années 1950[8].
  • Ferme de Magnitot : Bel ensemble homogène de bâtiments agricoles du XIXe siècle[8].
  • Lavoir de Magnitot : Il est protégé par un abri en bois, qui s'ouvre sur le pré descendant vers la mare.
  • Les calvaires et croix de chemin : Saint-Gervais compte un nombre important de croix de chemin et calvaires sur son territoire, la plupart étant des croix en pierre. On en trouve près du cimetière ; sur la RD 135 à mi-chemin entre le bourg et Magnitot ainsi que peu avant la sortie de la commune vers Omerville ; rue du Prieuré à Magnitot ; au sud de Ducourt ; sur l'ancienne route nationale abandonné au nord-ouest du bourg. Le calvaire d'Estréez, rue Cour Céleste, est en fonte.
  • Croix pattée dite croix Dançon, à l'ouest du château d'eau de Ducourt, sous un arbre dans un champ : Petite croix trapue semblable à celles d'Omerville et de Villers-en-Arthies. Ses bras sont particulièrement courts. La croix n'est guère visible pendant la période de végétation.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Gervais

La commune de Saint-Gervais ne dispose pas de blason.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capeutservir.com/postaux/
  2. Communes limitrophes de Saint-Gervais (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  3. Celui-ci ne se trouve pourtant pas dans l'aire de diffusion des toponymes norrois, cependant Houlbec à quelques km de Vernon étant un archétype norrois avéré, il peut s'agir d'un cas exceptionnel.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. « Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  7. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Saint-Gervais, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 281-282.
  8. a, b, c, d, e, f et g Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Gervais », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 596-600 (ISBN 2-84234-056-6)
  9. « Château de Magnitot », base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Pierron (l'abbé), « Notice sur Saint-Gervais-lès-Magny (histoire civile jusqu'en 1789) », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 21,‎ 1899, p. 99-124 (ISSN 11488107, lire en ligne)
  • Claude Lobruto et Stéphane Lobruto, La petite histoire de Saint-Gervais, Saint-Gervais / Théméricourt, Commune de Saint-Gervais / Parc naturel régional du Vexin Français (ISBN E2-9519658-0-X) (disponible en mairie)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]