Saint-Gervais-les-Trois-Clochers

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Saint-Gervais-les-Trois-Clochers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Saint-Gervais-les-Trois-Clochers
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Mâble et Vienne
Maire
Mandat
Antoine Braguier
2014-2020
Code postal 86230
Code commune 86224
Démographie
Population
municipale
1 319 hab. (2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 54′ 06″ N 0° 24′ 30″ E / 46.9016666667, 0.408333333333 ()46° 54′ 06″ Nord 0° 24′ 30″ Est / 46.9016666667, 0.408333333333 ()  
Altitude Min. 70 m – Max. 163 m
Superficie 39,15 km2
Localisation

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Saint-Gervais-les-Trois-Clochers est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg se situe dans le châtelleraudais. Cette région s'apparente, par ses paysages, davantage à la Touraine voisine qu'au Poitou. Le tuffeau et les hauts toits de tuiles plates des maisons, concurrencées depuis le XIXe siècle par les ardoises d'Anjou, se différencient nettement des matériaux de construction du Poitou. La ville est traversée par la Veude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Et d'abord une réponse à la question que chacun se pose naturellement à son arrivée : pourquoi trois clochers alors qu'il n'y en a qu'un seul, et encore, bien modeste. En fait, Saint Gervais est bien la réunion de trois anciennes paroisses qui eurent chacune leur vie propre. Ce furent : Saint Gervais dont l'église se trouvait à l'emplacement de celle qui s'y dresse aujourd'hui; Saint Martin à la sortie sud du bourg sur la route de Lencloître et enfin Avrigny sur la même route à environ 700 m de Saint Martin. Trois paroisses, trois villages, et pour tous des souvenirs bien anciens.

De la préhistoire, pour commencer, puisque des armes paléolithique y ont été découvertes ainsi qu'un atelier de taille de pierre et les traces d'une cité lacustre. De l'époque de la domination romaine ensuite, comme en témoignent les recherches de l'historien le père de Lacroix, qui avait délimité un camp d'exercice pour les soldats entre Saint Martin et Avrigny.

De la même époque, deux noms de lieux-dits sont restés : le Temple et le Martray. Au IVe siècle, le pays fut évangélisé par Saint Martin qui se rendait fréquemment de Tours à Poitiers et Ligugé. Il consacra ce territoire à Saint Gervais et Saint Protais. La construction d'une église à Saint Gervais s'ensuivit au Ve siècle. Cette église fut reconstruite au XIIe siècle, puis au XIXe siècle de 1883 à 1886. Saint Martin avait son église et une petite communauté de Carmes la desservait. Avrigny enfin était une véritable petite ville avec douves, murailles, poternes et son église "Notre Dame d'Avrigny". Sa population s'élevait en 1759 à près de 400 habitants, mais leur nombre fut très réduit après l'inondation de la Veude en 1761, qui provoqua l'éboulement de nombreuses maisons.

C'est en 1818 que les paroisses de Saint Martin et d'Avrigny furent supprimées et rattachées à celle de Saint Gervais. De cette époque date aussi l'organisation de Saint Gervais en commune. Actuellement, la commune de Saint Gervais Les Trois Clochers s'étend sur 3 915 hectares (dont 2 846 hectares de terres cultivables) et comptait au dernier recensement 1 203 habitants. L'habitat y est relativement dispersé puisqu'on dénombre 159 écarts (commune du département de la Vienne qui en a le plus grand nombre).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Nicole Valette[1] DVD  


Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 319 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
559 553 551 1 261 1 254 1 277 1 288 1 389 1 223
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 329 1 362 1 332 1 321 1 331 1 380 1 487 1 465 1 411
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 427 1 534 1 525 1 361 1 377 1 352 1 340 1 379 1 336
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 443 1 395 1 290 1 286 1 187 1 169 1 279 1 286 1 315
2011 - - - - - - - -
1 319 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 34 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[4], il n'y a plus que 28 exploitations agricoles en 2010 contre 44 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[5].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 773 hectares en 2000 à 369 hectares en 2010. 58 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 20 % pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale), 10 % pour le fourrage et moins de 1% reste en herbes. En 2000,4 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[6].

6 exploitations en 2010 (contre 9 en 2000) abritent un élevage de bovins (352 têtes en 2010 contre 324 têtes en 2000). Les élevages de volailles ont disparu au cours de cette décennie (5 363 têtes réparties entre 23 fermes)[7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église abrite un tableau de l'école de Breughel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]