Saint-Germain-l'Herm

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Saint-Germain-l'Herm
Vue générale de Saint-Germain l'Herm
Vue générale de Saint-Germain l'Herm
Blason de Saint-Germain-l'Herm
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Ambert
Canton Saint-Germain-l'Herm
Intercommunalité Communauté de communes du Haut-Livradois
Maire
Mandat
Olivier Hoenner
2014-en cours
Code postal 63630
Code commune 63353
Démographie
Population
municipale
487 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 27′ 34″ N 3° 32′ 32″ E / 45.4594444444, 3.5422222222245° 27′ 34″ Nord 3° 32′ 32″ Est / 45.4594444444, 3.54222222222  
Altitude Min. 860 m – Max. 1 135 m
Superficie 36,68 km2
Localisation

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Saint-Germain-l'Herm

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Saint-Germain-l'Herm

Saint-Germain-l'Herm est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg est situé à mi-chemin entre Issoire (30 km à l'ouest) et Ambert (28 km à l'est), au cœur des monts du Livradois, sur un horst entre Allier et Dore, à environ 1000 mètres d'altitude. La géographie de la commune est organisée autour d'un massif qui comprend le Suc des Trots (1131 m), le Bois du Sauzet, le Bois du Château, la Briche, le Courtaud et le Bois de Guérine qui forment une ligne de crête majeure. De cet ensemble part un réseau assez complexe de six vallées rayonnantes qui se déterminent selon trois directions principales, celle de la Dore vers l'Est, celle du Doulon vers le Sud et celle de l'Allier vers l'Ouest

Son territoire est couvert de forêts de conifères, essentiellement épicéas, mais aussi pins, sapins, mélèzes et Douglas et de feuillus, hêtres, bouleaux, sorbiers et alisiers. Les forêts sont entrecoupées de grandes clairières qui sont soit des prairies agricoles généralement bien drainées et irriguées par des systèmes hydrauliques assez sophistiqués, soit des prairies de type montagnard avec des tourbières et des arbres clairsemés. Les sols sont essentiellement granitiques ou métamorphiques et détritiques le long des ruisseaux.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Bellevue, Blanchard, le Bourg, le Brément, Cistrières, le Clos des Barthes, la Collange, la Combe, la Couharde, Faredonde, le Favet, la Fontaine Saint-Georges, Germain, les Gorces, les Gouttes, les Granges, Lair, Lallabert, Lioux, Losfonds, Malpertuis, Marret, le Montel, Moranges, le Moulin de la Couharde, Pégoire, Pégoire (scierie de), Permet-le-Bas, Permet-le-Haut, Pierre Bille, le Pin, le Pont, le Pommerel, les Prés du Pommerel, Recolles, la Sagnette, Saint-Éloy, le Sapt, le Sauzet, la Suchère, Sujobert, les Thiolles, les Vialettes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Genès-la-Tourette (2) Aix-la-Fayette Fournols
Chambon-sur-Dolore
Rose des vents
Vernet-la-Varenne (2)
Sainte-Catherine
N Saint-Bonnet-le-Chastel
O    Saint-Germain-l'Herm    E
S
Peslières (1) Fayet-Ronaye Saint-Bonnet-le-Bourg

(1) Dans le canton de Jumeaux (arrondissement d'Issoire)
(2) Dans le canton de Sauxillanges (arrondissement d'Issoire)

Histoire[modifier | modifier le code]

La légende de Tuniac ou de Runiac[modifier | modifier le code]

L'herm signifie en occitan le désert, le lieu inculte. Il est donc fort probable que la région n'ait été qu'une lande inculte jusqu'à une époque relativement avancée. Une légende veut qu'il y ait eu, à l'époque gallo-romaine un établissement appelé Tuniac ou Runiac dont le nom est cité dans des documents du haut Moyen Âge, mais aucun élément tangible ni aucun document crédible ne permet d'affirmer qu'il y ait eu un lieu de vie permanent avant le Xe siècle ou le XIe siècle. Des mégalithes, la Pierre des Prades, la Pierre noire et la "tombe du soldat" qui pourraient être les restes de menhir ou de dolmen sont considérées comme étant les preuves d'une vie et d'une activité cultuelle sur le plateau avant le Moyen Âge. La toponymie montre qu'effectivement aucun nom ne remonte au delà du haut Moyen Âge excepté pour le nom des ruisseaux.

La fondation de Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Les premières traces historiques qui apparaissent dans la région sont des mottes féodales qui peuvent être datées de l'époque carolingienne VIIIe ou IXe siècle. Leur édification est probablement due à l'insécurité croissante dans les vallées qui obligent les gens à se réfugier dans la montagne et à constituer des lieux de protection. La plus proche d'entre elle est située à Berny, en limite est de la commune, le long de la crête entre Dore et Dolore.

Le premier établissement connu est un prieuré des moines de la Chaise-Dieu fondé au début des années 1050 dans le cadre des grands défrichements du Moyen Âge. À sa tête, un prieur, seigneur du lieu, est à la tête de six moines. Il est théoriquement nommé par la Chaise-Dieu. Cette prérogative leur échappe peu à peu au profit de l’État central. Une église fortifiée de style roman auvergnat est construite sur un promontoire dominant la vallée du Doulon. Le prieuré reçoit le nom de Saint-Germain d'Auxerre, un saint très vénéré à l'époque. Une agglomération se développe peu à peu et s'entoure de murailles. L'Etang de la Fargette est construit pour ravitailler les habitants en poisson lors du Carême. Autour du bourg se construisent des hameaux moins importants dont le Sauzet, maison fortifiée dont le propriétaire est baron.

Le bourg pendant le Moyen Âge et la Renaissance[modifier | modifier le code]

La communauté est soumise à tous les fléaux du Moyen Âge, épidémies, famines, froid, y compris les exactions de troupes sans foi ni loi pendant la Guerre de cent-ans. La vie y est généralement agréable mais précaire. Les défenses servent une dernière fois pendant les guerres de religions. À partir du début du XVIe siècle, l'agglomération se développe en dehors de ses murailles. Ses activités sont essentiellement agricoles et forestières. Le plateau ravitaille la plaine en bois de construction ou de chauffage qui est descendu jusqu'à la vallée de l'Allier puis transporté jusqu'à Nantes ou à Paris par la rivière ou par charroi avec d'autres produits d'Auvergne comme le vin. Des moulins à vent ou à eau pour l'huile, la farine ou le chanvre se développent sur les crêtes ou le long des cours d'eau. En janvier 1501, deux foires sont institutionnalisées par le roi Louis XII, l'une le 11 juin (Saint Barnabé), l'autre le 27 septembre. Si les mouvements de population sont rares au XVIe siècle, ils s'intensifient au fur et à mesure de son développement. Les hommes s'en vont pendant les mois difficiles pour être scieurs de long, abatteurs ou chaudronniers dans le reste de la France. Les ressources ainsi collectées permettent d'enrichir la région.

La Révolution et la période moderne[modifier | modifier le code]

La vie du bourg est perturbée par la Révolution. Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), son nom est momentanément changé en Herm-la-Montagne[1]. Il fournit en soldats les armées de la République et la Grande Armée sans difficulté notable.

Bien qu'essentiellement agricole, son activité continue à se développer tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle grâce aux industries à domicile venues de la vallées et des petites usines, cardage de la laine à Marchaud, dentelle à la Coharde, carrières de pierre, multiples scieries, etc. Aux deux foires traditionnelles viennent s'ajouter quatre autres avec un marché aux veaux tous les mois.

Dès le début du XXe siècle, un tourisme familial se développe. Des hôtels ouvrent le long de la rue principale et dans le bourg. Les commerces de proximité prospèrent, épiceries, boucheries, boulangeries, cafés, quincailleries, garages auto, merceries, modistes. Le chemin de fer atteint Saint-Alyre (14 km), permet au pays de communiquer avec le nord et le midi de la France et ainsi d'exporter ses productions. Malgré ces perspectives, la population jeune commence, dès les années 1850, à quitter la région pour les grandes villes régionales ou nationales. La Première Guerre mondiale décime la population masculine.

Dans les années 1920 et 1930, le tourisme continue à se développer. En revanche, la population agricole s'amenuise peu à peu. Lors de la débâcle, en 1940, le bourg accueille nombre de réfugiés. La région connaît l'activité de quelques mouvements de résistance. Les années 1950 et 1960 sont marquées par un lent déclin du tourisme qui oblige peu à peu la fermeture des hôtels et des restaurants. La population décline peu à peu et se tourne vers les villes les plus proches, Ambert, Issoire, Clermont-Ferrand, comme les plus lointaines, Paris, Toulouse, Marseille, Strasbourg. Seule l'exploitation forestière continue à vivre et à faire vivre le pays. Au fur et à mesure de la disparition des fermes, les champs se sont plantés en conifères, essentiellement pins, sapins, épicéas, mélèzes et douglas.

Un renouveau toutefois se fait jour à partir des années 1980. L'autoroute A75 et le renouvellement de la Départementale 999 qui facilite l'accès au bourg ouvre de nouvelles perspectives. La construction européenne permet à des étrangers, Britanniques, Hollandais et Belges, de découvrir la qualité de la vie dans la région et de s'y installer parfois sur une base plus ou moins permanente. Le parc Livradois-Forez donne une nouvelle dimension à l'environnement dont profite maintenant Saint-Germain.

Les manifestations les plus marquantes sont :

  • le festival du Haut Livradois qui concerne l'ensemble du canton ;
  • la fête patronale à « Notre Dame des Neiges » qui a lieu le deuxième dimanche du mois d'août ;
  • la brocante la plus importante de la région qui a lieu systématiquement le 16 août chaque année.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1891   Charles-Claude Barrière   député du Puy-de-Dôme (1885-1889), sénateur du Puy-de-Dôme (1891-?)
ca 1896   Louis-Annet Gaudias    
         
mars 2001 2002 Marcel Gourgouillon † Divers gauche  
2002 mars 2014 Jean-Noël Mahault    
mars 2014 en cours Olivier Hoenner   Instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 487 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 693 1 725 1 826 1 750 2 144 2 164 2 270 2 447 2 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 218 2 105 2 136 1 957 1 962 1 790 1 781 1 665 1 653
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 720 1 559 1 493 1 277 1 181 1 075 1 041 1 008 1 038
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
912 907 741 651 533 515 530 487 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, on rapporte l'existence d'une manufacture de cardage de la laine, exploitée à l'initiative du maire-conseiller général-député/sénateur Charles-Claude Barrière.

Au début du XXe siècle existait une manufacture de papiers à cigarettes, employant environ 80 personnes.

De nombreuses scieries ont été ouvertes à partir du XVIIIe siècle. Une seule subsiste à l'heure actuelle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale (XIe et XVe siècles, remaniée au XIXe siècle), de facture romane et fortifiée
    (inscrite à l'Inventaire des monuments historiques le 6 mars 1955).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Germain-l'Herm est adhérente du Parc naturel régional Livradois-Forez.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Olléon, Saint Germain l'Herm : Histoire d'un canton d'Auvergne, Edition Créer, Nonette, 1989, (ISBN 2902894627)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Germain-l'Herm sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 23 juillet 2012.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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