Saint-Germain-en-Coglès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Germain.
Saint-Germain-en-Coglès
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre.
Église paroissiale Saint-Germain-d'Auxerre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Saint-Brice-en-Coglès
Intercommunalité Communauté de communes du Coglais
Maire
Mandat
Amand Roger
2014-2020
Code postal 35133
Code commune 35273
Démographie
Population
municipale
2 043 hab. (2011)
Densité 64 hab./km2
Population
aire urbaine
43 066 hab. (2010[1])
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 24″ N 1° 15′ 44″ O / 48.4066666667, -1.26222222222 ()48° 24′ 24″ Nord 1° 15′ 44″ Ouest / 48.4066666667, -1.26222222222 ()  
Altitude Min. 105 m – Max. 194 m
Superficie 32,09 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Germain-en-Coglès

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Saint-Germain-en-Coglès

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-en-Coglès

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Germain-en-Coglès

Saint-Germain-en-Coglès (Sant-Jermen-Gougleiz en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 043 habitants[Note 1]. Depuis 2010, la commune est jumelée avec Barbudo au Portugal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays du Coglais (que l'on retrouve dans le nom de la commune sous son ancienne graphie de Coglès, également le nom du bourg central de cet ancien pays).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Germain-en-Coglès.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Marie Gérard[2]    
mars 2008 en cours Amand Roger[3]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 043 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 286 2 333 2 487 2 558 2 581 2 581 2 601 2 706 2 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 680 2 679 2 651 2 507 2 615 2 646 2 594 2 614 2 467
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 363 2 391 2 401 2 064 2 081 2 038 2 032 1 992 2 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 020 1 911 1 815 1 781 1 794 1 773 1 960 2 012 2 043
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Marigny[modifier | modifier le code]

Dernier vestige de la seigneurie de Marigny, la chapelle est dédiée à saint Jacques. Paroissiale jusqu'à la Révolution, elle devient le lieu de sépulture de la famille de Pommereul au XIXe siècle. Classée monument historique en 1938, elle garde le souvenir des Harpin, Geffelot et de Pommereul, propriétaires successifs du domaine de Marigny.

Ancien manoir de la Carrée[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe jusqu'au début du XXe siècle, le manoir de la Carrée a appartenu aux du Pontavice de Heussey. Cette famille a donné des personnages tels que hommes de lettres, militaires, directeur de haras nationaux, propriétaires terriens. Ce sont les héritiers de Théophile Malo Corret de la Tour d'Auvergne. En 1858, Auguste de Villiers de L'Isle-Adam a rendu visite à son ami et mentor Hyacinthe du Pontavice de Heussey au manoir de la Carrée.

Les bois de Saint-Germain abritent le cimetière particulier de la famille. Le descendant direct du fondateur y a été inhumé en 2009.

Église Saint-Germain-d'Auxerre[modifier | modifier le code]

Base de la tour et chœur datant du XVe siècle, corps de l'édifice construit de 1850 à 1853 par Charles Langlois, architecte diocésain.

Le dolmen du Rocher-Jacquaux[modifier | modifier le code]

Il est classé au titre des monuments historiques.


Manifestations[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet 2008, des activistes du GANVA occupent un pylône de ligne THT en opposition à la création de la ligne THT entre la centrale nucléaire de Flamanville et le réseau électrique haute tension en Mayenne[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

François-René de Chateaubriand[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, la sœur ainée de Chateaubriand était propriétaire du château de Marigny. Dans Mémoires d'outre-tombe, l'écrivain se souvient de ses séjours à Marigny : « J'aimais toujours la campagne et celle de Marigny était charmante. »

Balzac[modifier | modifier le code]

Ruiné par une expérience d'imprimeur, Balzac envisage la rédaction d'un ouvrage historique. Ayant choisi la guerre des Chouans, il a besoin de s'imprégner des lieux qui ont connu les évènements. À l'automne 1828, il est reçu à Fougères par Gilbert de Pommereul, fils d'un ami de son père. Il profite de son séjour pour visiter le pays et se faire raconter des anecdotes contemporaines de la Révolution. Gilbert de Pommereul lui fait découvrir le site de Marigny. Balzac s'en inspire pour deux épisodes de son roman baptisé Les Chouans.

Du Pontavice de Heussey[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Hyacinthe du Pontavice de Heussey publie plusieurs recueils de poésies. Il est inhumé à Saint-Germain-en-Coglès en 1876. Son fils Robert, écrivain, rédige des ouvrages sur Balzac, Dickens et Villiers de l'Isle-Adam[7].

Hervé et Bernard du Pontavice de Heussey, deux frères pilotes aviateurs[8], sont « Morts pour la France » en 1918 à quatre mois d’intervalle. Tous les deux décorés de la Croix de guerre et de la Médaille militaire, ils sont décédés au cours d’une mission aérienne. Leurs dépouilles mortelles ont été inhumées dans le cimetière familial le 7 novembre 1922, à l’issue d’une cérémonie religieuse en l’église de Saint-Germain-en-Coglès[9].

Jean Guéhenno[modifier | modifier le code]

Jean Guéhenno a un lien particulier avec Saint-Germain-en-Coglès : sa mère y est née et il y a passé son enfance chez sa nourrice. Il s'en souvient dans Journal d'un homme de quarante ans et Changer la vie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[10].
  1. INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Fougères.
  2. Maire sortant - LeMonde.fr
  3. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. dépêche AFP - lundi 14 juillet 2008 - Fin de l’occupation d’un pylône par des antinucléaires en Ille-et-Vilaine.
  7. voir Dominique Taillandier, Manoir de La Carrée, 2011, extraits consultables http://www.manoir-de-la-carree.com
  8. Voir ce site sur l'aviation militaire française : [1]
  9. La Chronique de Fougères, 4 novembre 1922.
  10. « Saint-Germain-en-Coglès sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :