Saint-Georges-sur-Fontaine

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Saint-Georges-sur-Fontaine
Église Saint-Georges et monument aux morts.
Église Saint-Georges et monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Clères
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Nord-Ouest de Rouen
Maire
Mandat
Gaël Fouldrin
2014-2020
Code postal 76690
Code commune 76580
Démographie
Population
municipale
895 hab. (2011)
Densité 98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 39″ N 1° 10′ 50″ E / 49.5441666667, 1.18055555556 ()49° 32′ 39″ Nord 1° 10′ 50″ Est / 49.5441666667, 1.18055555556 ()  
Altitude Min. 95 m – Max. 174 m
Superficie 9,09 km2
Localisation

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Saint-Georges-sur-Fontaine est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie. Ses habitants sont appelés les Fontigeorgiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon la légende, saint Georges, à la tête d'une armée romaine de 6 000 hommes s'en vint combattre dans la région. La chaleur de l'été accablait ses soldats et beaucoup mouraient de soif. Saint Georges frappa le sol de son épée et fit jaillir une source qui réconforta son armée, d'où le nom de Fontaine Nourrice, source qui jaillit aux limites du village. On apprendra bien des siècles après que ce liquide qui découlait de cette source n'était rien d'autre qu'un alcool, jusqu'alors inconnu, qui redonnait force et vitalité. Cette légende, qui semble tardive, ne comprend aucun événement proche d'une réalité historique connue quelconque.

Le localité est mentionnée pour la première fois en 1188 sous la forme latinisée Sancti Georgii supra Fonte[1]. Le déterminant complémentaire -sur-Fontaine se réfère en fait à Fontaine-le-Bourg (jadis simplement Fontaine)[2], comme l'indiquent les mentions anciennes, -sur- signifiant dans ce cas « au-dessus ». Saint-Georges est en effet située sur le plateau et Fontaine-le-Bourg dans la vallée.

Saint-Georges-sur-Fontaine est créé par l'abbaye de Fécamp, où le culte de ce saint était important (comme l'indique par exemple la dédicace à Saint-Georges du prieuré de Mantes dépendant de Fécamp). Elle y développe une paroisse à partir de 1188. La paroisse en reste dépendante jusqu'à la Révolution. Les fiefs versent les rentes seigneuriales aux moines qui ont autorité judiciaire par le sénéchal de la baronnie de Fontaine-le-Bourg. La paroisse compte vingt-huit masures coutumières sur la Forêt Verte appartenant à l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. Cette tradition s'est perpétuée jusqu'à nos jours sous forme de revenus syndicaux sur l'exploitation de la forêt.

Sous Saint-Louis, la population comptait une centaine de famille.

Les châteaux et les manoirs sont la propriété de la noblesse de robe qui détient des offices dans les cours souveraines siégeant à Rouen.

Henri IV traverse le village en 1592 avant de chasser la garnison du Duc de Parme de Fontaine-le-Bourg.

En devenant commune en 1790, Saint-Georges-sur-Fontaine perd une partie de son territoire : les hameaux de Bosthroude, de la Haye-Gonnor et de Pimont, ont été rattachés à la commune de Bosc-Guérard. La population s'élevait en 1794 à 900 habitants.

Sa vocation agricole s'efface peu à peu à partir de 1965.

Sur le territoire de la commune, le chemin des Chasses-Marées est l'une des plus anciennes voies conduisant les attelages dits chasse-marées, depuis les ports de Dieppe ou de Saint-Valery, jusqu'aux halles de Paris[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 2011   Gaël FOULDRIN    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 895 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 720 653 654 655 610 614 610 636
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
615 593 577 520 515 509 453 453 481
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
409 451 444 424 428 383 402 410 390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
368 472 590 596 675 761 844 895 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Georges. L'église plusieurs fois reconstruite, conserve quelques ogives du XVIe siècle. Le clocher date de 1835, la nef et le chœur en 1868 sont dus à l'architecte Georges Simon. Le clocher est arraché à sa base lors d'une violente bourrasque le 12 janvier 1930. Un clocher de 15 mètres est construit en 1931 et inauguré le 27 aout 1933[3].
  • Le château du Varat. Édifice date du XVIe siècle, il est situé au hameau du Varat. Du nom de ses premiers propriétaires, le château de Varat est acquis au début du XVIIIe siècle par les Cavelier de La Salle. Cette famille compte parmi ses membres le célèbre navigateur René Robert Cavelier de La Salle (1643-1687)qui de 1660 à 1687 explore la Nouvelle-France, la région des Grands Lacs et le Mississippi[3].
  • Le château de Coqueréaumont. Élevé en 1868 par Paul de Coqueréaumont, ce château remplace un manoir du XVe siècle, propriété de la famille du Bosc. Nicolas du Bosc est le 49e évêque de Bayeux, et Simon du Bosc, abbé de Jumièges de 1381 à 1418[3].

Ce bâtiment a été detruit en 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

[3]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard, 1979, p. 136.
  2. François de Beaurepaire, Op. cité.
  3. a, b, c, d et e « Saint-Georges-sur-Fontaine », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France »,‎ 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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