Saint-Georges-d'Annebecq

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Saint-Georges-d'Annebecq
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Briouze
Intercommunalité Communauté de communes des Courbes de l'Orne
Maire
Mandat
Aurélien Baudoux
2014-2020
Code postal 61600
Code commune 61390
Démographie
Population
municipale
142 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 02″ N 0° 15′ 50″ O / 48.6338888889, -0.26388888888948° 38′ 02″ Nord 0° 15′ 50″ Ouest / 48.6338888889, -0.263888888889  
Altitude Min. 213 m – Max. 292 m
Superficie 9,35 km2
Localisation

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Saint-Georges-d'Annebecq est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Basse-Normandie, peuplée de 142 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Georges-d'Annebecq[1]
Le Grais Faverolles Rânes
Beauvain Saint-Georges-d'Annebecq[1] Rânes
Beauvain La Chaux La Chaux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Asnebec au XIIe siècle.

Bien que le village se situe en dehors de la zone de diffusion de la toponymie scandinave, il est tentant d'y voir un nom norrois en -bec (de bekkr, ruisseau), précédé d'un élément indéterminé.

René Lepelley y voit le vieux norrois asni "âne"[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant des siècles, Asnebec (ou Annebec puis Annebecq) fut un château fort faisant partie d'une ligne de défense protégeant la « frontière » sud du duché de Normandie. Le baron d'Asnebec (sur le plan civil et militaire) et le curé-doyen de la paroisse d'Asnebec (sur le plan religieux) avaient autorité sur une partie de la région alentour.

Le premier seigneur d'Asnebec connu est Roger de Beaumont (dont le fief principal se situe dans le Roumois autour de Beaumont-le-Roger et Pont-Audemer, éminent conseiller de Guillaume le Conquérant) et de sa femme Mathilde administratice du duché après la conquête de 1066. Il fait don des revenus des paroisses d'Asnebec, de Rasnes et de Faverolles à l'abbaye de Saint-Wandrille.

En 1138 : assiégé par Geoffroy V d'Anjou (dans sa conquête du duché de Normandie contre le nouveau roi d'Angleterre) le château-fort d'Annebec échappe finalement aux assaillants (grâce à une trève d'un an) à cause des liens anciens existant entre certains seigneurs de l'entourage du comte d'Anjou et Robert de Neubourg également seigneur d'Asnebec. Les châteaux de Carrouges, Écouché, Bazoches-au-Houlme… et leurs défenseurs n'ont pas cette chance.

En, 1224, « Tout le fief de « Carrouge » est dans la mouvance du seigneur d'Annebec », et au maximum dix-sept fiefs de chevaliers relèvent de la baronnie d'Asnebec.

À la mort de Robert II de Neubourg, en 1243, la baronnie d'Asnebec échoit en héritage à une de ses filles Jeanne (mariée à Renaud de Maulévrier).

  • vers 1380, Guillaume de Chamborant ("protégé du Comte d'Alençon, conseiller et chambellan du Roi", Charles VI) achète les baronnies d'Asnebec et de Raenne au sire de Maulévrier.
  • 1381 : Guillaume de Beaurepaire fait aveu à Guillaume de Chamborand, baron d'Asnebec, pour le fief de Joué.
  • 1384 : Guillaume de Méheudun sire de Rouvrou rachète les baronnies d'Asnebec et de Raenne à Guillaume de Chamborand.
  • 1419 : la baronnie d'Asnebec -ainsi que celle de Rasnes- est "accordée" — par le roi d'Angleterre (également duc de Normandie) — à l'un de ses fidèles partisans : Guérard Hungh qui est également l'adjoint du gouverneur de Falaise.
  • Après 1450 et la défaite des Anglais, Samson de Saint-Germain — resté fidèle au Roi de France — rentre en possession de ses terres dont Asnebec et Rasnes
  • 1566 : Asnebec est dévasté par les protestants.
  • XVe siècle : le domaine de Ménil-Glaise relève de la baronnie d'Annebecq.
  • 1532 : René du Bois (écuyer) est Seigneur du Mottey sur la paroisse d'Annebecq.
  • 1606 : la baronnie d'Asnebec est supprimée par sa « réunion et réincorporation… à la baronnie de Rasnes, appartenant à Charles d'Argouges, sieur de Grastot » (lettres patentes du roi Henri IV).
  • 1657 : le doyen d'Asnebec s'appelle Coupry (précédemment Chapelain du château du Bel en Joué-du-Bois).
  • 1672 : Louis XIV crée le "Marquisat de Rannes" (qui s'étend sur les paroisses de Rasnes, d'Asnebec, de Faverolles et de Montreuil) au profit de Nicolas d'Argouges, colonel général des Dragons.

À la Révolution française, la commune est rattachée au canton de Rasnes (Rânes) mais ce canton est supprimé en 1802. Annebec passe alors dans le canton de Briouze.

En 1981, un trésor monétaire — comportant 972 pièces d'argent, frappées entre le XIIe et le XIVe siècles en France et en Angleterre — est découvert au cours de travaux agricoles ; il a été déposé au musée de Normandie ; son inventaire a été publié dans une revue numismatique (la mise en sécurité de ce trésor pourrait dater de l'époque du roi Philippe IV le Bel mort en 1314).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001) mars 2008 Jackie de Michiel SE -
mars 2008 avril 2014 Jean-Claude Gosnet SE Retraité
avril 2014[3] en cours Aurélien Baudoux SE Employé de banque

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Un parc d’éoliennes est installé sur la commune de Saint-Georges-d'Annebecq. Le maire a été condamnée sur reconnaissance préalable de culpabilité à 1 000 euros d’amende, pour conflit d’intérêts, puisqu’il a fait installer ces éolienne sur son terrain[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 142 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
633 606 666 692 686 732 772 690 630
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
615 605 553 515 459 431 397 411 412
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
385 359 288 286 277 260 271 264 242
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
228 219 203 187 177 167 164 144 142
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'ancien château d'Annebecq : (deux mottes castrales signalées vers 1031)

Description faite en 1836 dans un "Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie": "Asnebecq est dans un terrain plutôt bas qu'élevé, sur un fonds de prairies. La forteresse se composait d'un long rempart soutenu par de hautes buttes (mottes castrales) dont les deux principales sont presqu'encore entières. Des fossés, qui pouvaient être aisément remplis d'eau, défendaient les abords de ce château allongé qui semblait destiné à couvrir, à protéger une petite contrée."

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources et notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La motte d'Annebecq par J.Grandin
  • Altitudes, superficie : IGN[6].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Charles Corlet éditions, Presse Universitaires de Caen. p. 222.
  3. « Saint-Georges-d'Annebecq (61600) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 mai 2014)
  4. Delphine de Mallevoüe, « Éoliennes : des maires attaqués pour conflit d’intérêt », Le Figaro, 24 novembre 2013, consulté le 25 novembre 2013.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Répertoire géographique des communes ([1]).