Saint-Gengoux-le-National

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Saint-Gengoux-le-National
L'église
L'église
Blason de Saint-Gengoux-le-National
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Saint-Gengoux-le-National
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes entre la Grosne et le Mont Saint-Vincent
Maire
Mandat
René Delorme
2014-2020
Code postal 71460
Code commune 71417
Démographie
Population
municipale
1 045 hab. (2011)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 53″ N 4° 39′ 49″ E / 46.6147222222, 4.66361111111 ()46° 36′ 53″ Nord 4° 39′ 49″ Est / 46.6147222222, 4.66361111111 ()  
Altitude Min. 193 m – Max. 390 m
Superficie 9,36 km2
Localisation

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Saint-Gengoux-le-National

Saint-Gengoux-le-National est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est située sur un coteau dominant la basse Grosne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Maurice-des-Champs Santilly Santilly Rose des vents
Burnand N Sercy
O    Saint-Gengoux-le-National    E
S
Burnand Sercy Sercy

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Guengoult, qui a parcouru le Morvan au VIIIe siècle.

Article détaillé : saint Guengoult.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la fondation de l'abbaye de Cluny en 910, son domaine s'est progressivement étendu jusqu'à atteindre le territoire de la villa Sancti Gandulfi, en 928. Le bourg était situé au croisement des routes menant à Mâcon par Cluny, à Chalon et à Autun.
L'église est mentionnée en 950.

L'église, son presbytère et tous les biens qui y étaient attachés entrent dans le domaine de Cluny par une donation en 1020. Ces biens vont devenir le noyau d'un doyenné. Les donations au doyenné ont continué pendant tous les XIe et XIIe siècles. En 1150, le doyenné de Saint-Gengoux est le plus important de la région.

Pour installer son influence en Bourgogne méridionale, le roi Louis VII prend prétexte des incursions du comte de Chalon sur les terres de l'abbaye de Cluny pour intervenir contre le comte. L'abbé Étienne se décida alors à conclure un acte de pariage avec le roi en 1166 l'associant dans la possession du doyenné et en particulier dans le burgum novum qui désigne la nouvelle agglomération qui s'est développée autour de l'église.

Le roi Louis VII obtint alors d'installer un prévôt et de fortifier la ville de Saint-Gengoux afin d'assurer sa sécurité. À partir de cette date, les rois de France vont se servir de la ville comme appui pour étendre leur pouvoir dans la basse vallée de la Saône. Louis IX y aurait installé un bailliage avant l'acquisition du comté de Mâcon par le roi 73 ans après l'acte de pariage.

La double tutuelle de l'abbaye de Cluny et du roi de France va conduire à un enrichissement de la ville et un accroissement de la population. En 1190 on note une première mention d'un bourgeois dans la ville, ce qui peut dire qu'elle possédait un acte de franchise dont le texte n'a pas été conservé. L'enrichissement se traduit par exemple par la prise en censive par les bourgeois d'une ancienne réserve d'un chevalier en 1235, puis par l'achat par un bourgeois, en 1250, d'une seigneurie noble. Au début du XIIe siècle, on voit qu'une part importante des héritages des chevaliers devient la propriété des bourgeois. C'est pendant cette période que va se construire les maisons conservées les plus anciennes.

Durant la guerre de Cent Ans, le comté de Mâcon passa des mains du roi de France en celles des ducs de Bourgogne en 1435.

Le siège du bailliage royal fut transféré de Mâcon à Saint-Gengoux entre 1359 et 1372, puis de 1424 à 1435. Par la suite, la châtellenie royale de Saint-Gengoux continua d'exercer la justice sur un ressort regroupant les villages des environs. Elle était sise au château qu'on voit encore aujourd'hui, au bas du bourg, qui servait de résidence à un juge châtelain.
L'abbaye de Cluny a relâché son contrôle sur ses biens dans le doyenné dès le début du XIVe siècle en encourageant la formation d'un mépart, société de prêtres, qui est chargée de la cura animorum. En 1315, ce mépart comptait 11 prêtres appelés concurés.

La ville a peu souffert de la guerre de Cent Ans même si on note que les Écorcheurs ont ruiné le chœur de l'église. Mais les temps de troubles sont coupés de périodes de calme assez longues pour permettre la construction de plusieurs maisons.

Les officiers royaux et ducaux et les prêtres formaient une partie de l'élite de la ville. Ils se sont faits construire plusieurs maisons à la fin du XVe et au début du XVIe siècle.

À la Révolution, Saint-Gengoux-le-Royal prit le nom de Jouvence, puis le nom actuel de Saint-Gengoux-le-National[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Monpazier

Les armes de Saint-Gengoux-le-National se blasonnent ainsi : « De gueules à la bande d'or chargée de trois alérions de sable, et accompagnée de deux cors de chasse d'or. »

Économie[modifier | modifier le code]

Marché les 1er et 3e mardis de chaque mois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1995 Jacques-Albert Ruste (Vétérinaire) DVD Ancien Conseiller général
mars 1995 mars 2008 Jean-Pierre Chapelon (Professeur de collège) DVG Conseiller général
mars 2008 Mars 2014 Joël Pierre (Viticulteur) UMP  
mars 2014 En cours René Delorme ( Agent commercial) UDI  


Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Gengoux-le-National s'appellent les Jouvenceaux (gentilé tirant son origine de l'ancien nom de la ville à la fin du XVIIIe siècle : Jouvence).


En 2011, la commune comptait 1 045 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 450 1 469 1 627 1 486 1 492 1 672 1 760 1 777 1 799
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 722 1 766 1 830 1 855 1 857 1 955 1 900 1 647 1 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 726 1 687 1 523 1 207 1 243 1 160 1 091 1 098 1 053
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 058 1 070 1 058 1 067 1 013 1 049 1 053 1 053 1 045
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Gengoux[4],[5],[6] a été construite en 1120 par les bénédictins de Cluny sous le vocable de saint Gengoux. Elle mesure quarante et un mètres de long et seize de large. Elle fut plusieurs fois pillée et restaurée. En 1802, trois chapelles attenantes à l'église furent détruites pour construire sur leur emplacement une halle aux blés. Depuis août 2004, l'église est inscrite à la Fédération des sites clunisiens ;
  • Le Prieuré, fondé par les bénédictins en 1020. Le bâtiment actuel date du XVe siècle ;
  • Le lavoir[7], construit en 1857 ;
  • Le Donjon, reste du château construit en 1206. Il était entouré de quatre tourelles que Henri IV fit détruire en 1604. Il fut ensuite cédé aux concurés pour y faire leur presbytère ;
  • La Maison des concurés[8]. Les onze concurés vivant en communauté devaient être natifs du village. L'échauguette est le symbole de la rue du Commerce ;
  • La Maison de bois est une maison à architecture bourguignonne à pans de bois du second quart du XVe siècle, dont les fondations date de 1410 et les ouvertures sont de style gothique flamboyant. On peut la voir des deux côtés, rue du Mouton et rue du Moulin à Cheval ;
  • La Promenade est l'avenue principale, où on peut voir de nombreuses maisons du XIXe siècle, construites à la place des fortifications. Deux fontaines ornent le haut de cette avenue. La plus haute, la Fontaine des Manants (ou de Manon) a été construite au XVIIIe. La seconde, plus récente (XXe) ;
  • Le Foyer rural : ancien couvent de religieuses ursulines (entre 1631 et 1732) qui instruisaient les jeunes filles nécessiteuses. Elles furent remplacées par les sœurs du Saint Sacrement de Mâcon. Il cessa ces fonctions après la Seconde Guerre mondiale ;
  • La Rue pavée d'andouilles, les « andouilles » sont des pavés non conformes, invendables qui étaient donnés aux communes voisines par les carriers de grès ;
  • La Maison du terroir dite « La Crémaillère » : lieu culturel avec un musée du tonnelier et une expo-vente des artisans d'art de la région ;
  • Le Montgoubot, ancien château fort dont il ne reste qu'une tour, on y trouve dans des fouilles des vestiges gallo-romains ;
  • Le Mont Saint Roch : anciennement nommée Montagne d'Isle, elle prit le nom de Mont Saint Roch, lorsque deux familles décidèrent de construire une chapelle dédiée à Saint Roch, protecteur de la peste, pour le remercier de les avoir épargné. Il ne reste qu'une bande de pierres datant de 1662, qui se trouvent à l'entrée de la grotte qui porte aujourd'hui une statue de la Vierge érigée en 1868.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Festival Printanier, le 1er dimanche de mai : défilé de chars fleuris, musiques, majoretets et groupes d'animations, le tout sur fond de fête foraine
  • Randonnée "la Jouvecelle", le 2e dimanche de mai : circuits de mache et VTT
  • Marchés artisanaux de nuit, juillet et août

La voie verte[modifier | modifier le code]

La voie verte est idéale pour se promener à bicyclette, en roller, en fauteuil roulant ou tout simplement à pied, sur une voie sécurisée, à l'abri de la circulation automobile.

De Saint-Rémy à Charnay-lès-Mâcon, la voie verte, longue de 70 km[9], traverse un paysage diversifié de forêts, bocages, coteaux viticoles de la Côte Chalonnaise et du Mâconnais et permet d'accéder aux sites touristiques de Givry, Buxy, Saint Gengoux le national, Cormatin, Cluny…

Vingt-cinq boucles de cyclotourisme balisées sont rattachées à l'ensemble de la voie verte, et permettent ainsi d'apprécier la vie locale, artisanale et culturelle de la Bourgogne du Sud.

L'office du tourisme cantonal[modifier | modifier le code]

L'office du tourisme cantonal, situé dans un ancien poste de garde napoléonien, proposent diverses balades et endroits à découvrir sur St-Gengoux et son canton.

Littérature[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Gengoux est citée comme point de passage sur un chemin initiatique vers Compostelle au début du XIIe siècle dans le livre Les étoiles de Compostelle par Henri Vincenot[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Blanchet, née le 26 mai 1833 à Saint-Gengoux-le-National et décédée en 1923, a vécu dans le bâtiment de l'actuelle pharmacie de la commune, le long de l'avenue de la Promenade. Poétesse et amie d'Alphonse de Lamartine (Ce dernier s'y rendait parfois).

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Garrigou Grandcamp, Saint-Gengoux-le-National, bourg clunisien et prévôté royale, du XIe au début du XVIe siècle, p. 253-275, dans Congrès archéologique de France. 166e session. Monuments de Saône-et-Loire. Bresse bourguignonne, Chalonnais, Tournugeois. 2008, Société Française d'Archéologie, Paris, 2010 (ISBN 978-2-901837-37-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]