Saint-Ferjeux (Besançon)

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'Saint-Ferjeux'
La basilique Saint-Ferjeux
La basilique Saint-Ferjeux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Ville Besançon
Canton Besançon-Ouest
Fonctions urbaines Résidences traditionnelles
Étapes d’urbanisation XVe siècle
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 59″ N 5° 59′ 25″ E / 47.233033, 5.99029547° 13′ 59″ Nord 5° 59′ 25″ Est / 47.233033, 5.990295  
Altitude Min. 250 m – Max. 270 m
Site(s) touristique(s) Basilique Saint-Ferjeux
Transport
Bus Ginko, lignes : 1, 3, 10, 20 et 27
Localisation
Localisation du quartier (en surbrillance) dans la commune de Besançon
Localisation du quartier (en surbrillance) dans la commune de Besançon

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Saint-Ferjeux

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Saint-Ferjeux

Saint-Ferjeux est un quartier de Besançon situé à l'ouest de la ville.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le quartier de Saint-Ferjeux est situé au centre-ouest de Besançon, et il fait partie du Canton de Besançon-Ouest. Saint-Ferjeux est limitrophe de Velotte au nord-ouest, de la Grette-Butte au nord-ouest, de Planoise au sud-est, des Tilleroyes au nord et de Montrapon-Fontaine-Écu au nord-est. Le quartier est également traversé par la rue de Dole, axe essentiel de la ville.

Transports[modifier | modifier le code]

C'est la compagnie de bus Transdev, grâce au réseau Ginko, qui gère le transport de la ville et les lignes 1, 3, 10, 20 et 27 desservent le quartier.

Secteurs[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

An 180 : saint Ferjeux et saint Ferréol, deux frères chrétiens ont été envoyés en mission pour évangéliser Besançon et sa région. Ils s'installèrent dans une grotte du quartier de Saint-Ferjeux. Pendant une trentaine d'années, les deux jeunes frères vont s'employer à répandre le christianisme à Vesontio. En 212, ils sont arrêtés et torturés sur ordre du gouverneur de la province, Claude qui les punit probablement suite au baptême de son épouse, orchestré par les deux frères. Le 16 juin 212, ils meurent la tête tranchée sans avoir renié leur foi, puis leur corps est déposé dans la grotte qui fut jadis leur demeure. Depuis cette date, saint Ferjeux et saint Ferréol sont devenus des symboles du christianisme.

Entre 260 et 296, Vesontio est plusieurs fois envahie et pillée par des Barbares venus du Rhin, une grande partie de la population décide de fuir, le sanctuaire des deux martyrs est abandonné. En 355, la ville est presque entièrement dévastée, mais arrive à renaître de ses cendres. En 370, un officier chrétien chassant dans la campagne de Vesontio est amené pendant sa Chase à redécouvrir la grotte, et les cercueils des martyrs sont transférés à l'église Saint-Jean. La même année, l'évêque Aignan entreprend la construction d'une chapelle au-dessus de la grotte ; l'édifice fut terminé par son successeur, Sylvestre qui fait ramener les dépouilles des martyrs. La voie qui relie la chapelle à la ville est nommée « Chemin des Saints ». Afin de veiller sur le nouveau lieu saint, une communauté de clercs est établie. Grégoire de Tours rapporte au VIe siècle que le lieu est petit à petit devenu un lieu de pèlerinage, on vient de toute la France se recueillir sur la tombe des martyrs. Les deux évêques qui baptisent l'édifice se feront eux aussi inhumer en ce lieu saint, on retrouvera leur sarcophage en 1730 sous les dalles de la chapelle.

Vers 1085, les clercs sont remplacés par les frères bénédictins qui dépendent de l'abbaye de Saint-Vincent. Cette dernière devint propriétaire de la « maison » de Saint-Ferjeux à la fin du XIIe siècle et en 1232 Pierre, seigneur d'Arguel, qui percevait la dîme des terres de Saint-Ferjeux, en fait don à l'abbé Saint-Vincent.

En août 1336, le Duc de Bourgogne décide d'assiéger Besançon suite à des mésententes avec l'archevêché ; il envoie 9 000 cavaliers qui se postent à Saint-Ferjeux. Après des mois de défense de la part des habitants de Besançon, le duc finit par abandonner l'assaut et d'accorder une trêve. Plusieurs centaines de Bisontins furent malgré tout tués, et enterrés au lieu même du combat, renommé alors en « combe du malheur » puis en « male combe ».

Saint-Ferjeux est devenu un véritable village. Les terres sont toujours destinées à la culture de céréales. En 1628, la guerre de 30 ans fait rage en Franche-Comté, des troupes suédoises assiègent le village et incendient l'église. L'église n'est reconstruite qu'en 1659 au lieu même où elle fut détruite après divers débats dans le clergé sur le lieu de reconstruction.

La Révolution de 1789 ne troubla guère Besançon, quelques soulèvements eurent lieu à Saint-Ferjeux et à Châteaufarine, mais qui n'eurent presque aucun impact. En 1795, une école d'enseignement publique est ouverte dans le nouveau quartier. Au XIXe siècle, la population ne fait que croître à Saint-Ferjeux. En 1872, une « maison d'école » est construite. L'idée de construction d'une basilique en l'honneur de saint Ferréol et de saint Ferjeux est évoquée. En 1877, la première pierre de la basilique est posée, elle ne sera achevée qu'en 1929.

Dans les années 1950, plusieurs bâtiments sont construits, la zone devient résidentielle[1].

Patrimoine et bâtiments administratifs[modifier | modifier le code]

La chapelle des Sœurs hospitalières, à Saint-Ferjeux

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École primaire publique des Sapins

Personnalités liées au quartier[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Planoise, Vous connaissez ? par René Bévalot (1995)