Saint-Denis-d'Oléron

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Saint-Denis-d'Oléron
Le phare de Chassiron.
Le phare de Chassiron.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Canton Saint-Pierre-d'Oléron
Intercommunalité Communauté de communes de l'Île-d'Oléron
Maire
Mandat
Jean-Michel Masse
2014-2020
Code postal 17650
Code commune 17323
Démographie
Gentilé Dyonisiens
Population
municipale
1 364 hab. (2011)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 01″ N 1° 22′ 39″ O / 46.0336111111, -1.377546° 02′ 01″ Nord 1° 22′ 39″ Ouest / 46.0336111111, -1.3775  
Altitude Min. 0 m – Max. 15 m
Superficie 11,75 km2
Localisation

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Liens
Site web www.st-denis-oleron.com

Saint-Denis-d'Oléron est une commune du sud-ouest de la France, située à la pointe nord de l'île d'Oléron, dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Dyonisiens et les Dyonisiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Denis-d'Oléron se situe à l'extrémité septentrionale de l'île d'Oléron, dans le nord-ouest du département de la Charente-Maritime.

Sur un plan plus général, la commune de Saint-Denis-d'Oléron est localisée dans la partie sud-ouest de la France[Note 1], au centre de la côte atlantique dont elle est riveraine, faisant partie du « Midi atlantique »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Denis d'Oléron est la commune la plus septentrionale de l'île. Grâce à cela, elle a gardé un environnement exceptionnel où nature, authenticité et loisirs sont en parfaite harmonie.

Baignades familiales sur la plage de la Boirie bordée de ses cabines multicolores, baignades plus sportives sur la plage des Huttes, pistes cyclables le long des côtes, promenades sur le port de plaisance avec gastronomie locale assurée, parties de pêche en mer ou croisières quotidiennes.

L'on peut découvrir également, à cette "pointe du bout du monde", le majestueux phare de Chassiron, dominant le pertuis d'Antioche avec un panorama inoubliable du haut de ses 46 mètres !

Article détaillé : Histoire de la Charente-Maritime.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Roger Bithonneau    
2008 en cours Jean-Michel Masse    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]


En 2011, la commune comptait 1 364 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 427 1 373 1 307 1 454 1 550 1 651 1 617 1 631 1 543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 531 1 659 1 646 1 671 1 712 1 669 1 621 1 481 1 320
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 227 1 268 1 243 1 085 1 058 996 990 800 952
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
896 901 951 1 004 1 107 1 221 1 156 1 172 1 336
2011 - - - - - - - -
1 364 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Phare de Chassiron[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare de Chassiron.
Le phare de Chassiron.

Le phare de Chassiron se dresse sur un cap exposé aux vents océaniques, au point le plus septentrional de l'île d'Oléron.

Succédant à un premier édifice bâti sur ordre de Colbert en 1685, le phare actuel est construit à partir de 1834 (pose de la première pierre) et est achevé en 1836. Les bandes noires et blanches qui le caractérisent ont été peintes en 1926. Le phare participe grandement à la sécurité maritime dans ce secteur dangereux du pertuis d'Antioche.

Haut de 46 mètres (on atteint le sommet après avoir gravi 224 marches) pour un diamètre de 18 mètres, ses fondations plongent à 3 mètres dans le sol, afin de garantir une plus grande résistance à cet édifice souvent éprouvé par les éléments. La portée de son faisceau lumineux (1 éclat/10 secondes) dépasse les 28 milles (50 kilomètres) par temps clair. Le système optique, datant de 1902 (8 panneaux au 1/8 de focale 0,92 m Henry-Lepaute) est un des plus anciens encore en service.

Le phare abrite un musée consacré aux gens de mer et au quotidien des habitants de l'île d'Oléron. L'ancienne maison du gardien sert en outre de cadre à des expositions temporaires. Une plaque apposée sur un de ses murs indique : Ici, depuis la nuit des temps, les hommes et l'île ont subi ensemble la dure loi de l'océan qui est toujours vainqueur.

Un jardin aménagé en étoile autour du phare, dit « rose des vents paysagère » est ouvert au public depuis 1997. Des sentiers de promenade autour du phare permettent d'observer l' île de Ré et les côtes aunisiennes. Au bord de la falaise, une croix en chaînages vient rappeler le souvenir des marins péris en mer.

Des bornes informatives, des tables tournantes, des lunettes de visées, une borne audio en 3 langues (français, anglais et allemand) et une carte en relief (en braille) agrémente vos balades dans les jardins contemporains du phare de manière ludique et agréable.

A marée basse, il est possible de venir découvrir les nombreuses richesses de l'estran rocheux. La faune et la flore y est très variées et doivent s'adapter sans cesse à des conditions de vie particulières.

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Le port de Saint Denis d'Oléron est situé à l'est de la pointe nord de l'île d'Oléron, à 0,8 m au sud de la balise des Palles.

Le port de plaisance de Saint-Denis est le fruit du combat des hommes contre l'ensablement des cotes, combat gagné après plusieurs siècles de recherches et d'essais infructueux.

C'est au XIIe siècle que l'on trouve les premiers documents, évoquant une imposition destinée à la réfection du port.

Les deux siècle qui suivirent furent une suite de constructions et réparations de digues et jetées, luttant contre un ensablement plus fort que tout. Au début du XIXe siècle, toute idée de port protégée est même abandonnée.

C'est l'essor du tourisme qui va faire renaître le projet. Cette fois-ci, les études sont mieux conduites, le financement moins difficile à obtenir, et les matériaux plus étudiés et solides. En 1989, le nouveau port de la commune est inauguré.

Une zone commerciale autour du bassin est ouverte depuis le printemps 2006, regroupant diverses activités : restauration, ventes de produits régionaux, vente de produits de pêche, accastillage, bijouterie... Ce développement permet une activité saisonnière (de mi-mars à mi-novembre). Une voie entre la zone commerciale et le bassin est réservée aux piétons.

Une école de voile, agréée par la Fédération française de voile, est implantée aux abords du port et participe activement au dynamisme de celui-ci. Diverses activités, comme feux d'artifice, fête du port, rassemblements de vieux gréements, marché de nuit...participent à l'animation estivale autour du bassin.

Église Saint-Denys[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denys.
Intérieur de l'église.

L'église Saint-Denys (parfois orthographiée Saint-Denis) conserve une partie de son décor roman, en dépit de plusieurs campagnes de reconstruction importantes menées au XVIIe siècle et au XIXe siècle. La nef conserve ainsi des colonnes engagées et des chapiteaux à motifs végétaux (les doubleaux ont cependant disparu). Dans le bas-côté sud, une vitrine abrite une maquette représentant une frégate de 52 canons baptisée « Le Napoléon ».

Le prieuré de Saint-Denis est mentionné dans une charte de 1047, où on apprend sa donation à l'abbaye aux Dames de Saintes par Geoffroy Martel, comte d'Anjou, alors maître de la Saintonge. La communauté subit de plein fouet les excès des guerres de religion et en 1584, l'église est saccagée et en partie détruite. Une première campagne de reconstruction (façade et toiture) est menée à partir de 1598.

En 1850, l'église, devenue vétuste, doit être fermée pour des raisons de sécurité. Une campagne de restauration est mise en œuvre à partir de 1853. Si la structure est en partie respectée, l'édifice se voit doté de bas-côtés et d'une nouvelle abside, ainsi que d'un campanile néo-roman, élevé en 1877.

Le soubassement de la façade, classé monument historique en 1896, s'inspire par ses techniques architecturales des réalisations gallo-romaines (motifs géométriques, marguerites rectangulaires, feuillages, colonnes rudentées).

Il est possible d'y écouter des concerts d'orgue.

La balise d'Antioche[modifier | modifier le code]

Le récif d’Antioche fascine toujours les habitants du nord de l’île car lorsque la mer est particulièrement déchaînée, d’énormes vagues prennent d’assaut la balise et atteignent parfois jusqu’à 15 mètres.

Il fut à l’époque un rocher très dangereux car se situe sur une route fréquentée par de nombreux bateaux de commerces de vin et de sel principalement. Malgré ce trafic maritime intense, son danger n’est pas signalé.

C’est ainsi qu’en 1913, on décide d’édifier une tour destinée à recevoir un feu lumineux et un signal sonore fonctionnant par temps de brume.

La construction commencera alors en 1917 et la mise en service aura lieu en 1925 et c’est à partir de cette date que les naufrages y furent plus rares.

Tous ces naufrages ont laissé une trace dans la mémoire des anciens et notamment celui du Port Calédonia le 2 décembre 1924, le plus marquant pour la population de Saint-Denis.

Les écluses à poissons[modifier | modifier le code]

Les écluses sont des pièges à poissons fixes, constitués d’un mur de 500 à 700 m ayant la forme d’un fer à cheval plus ou moins symétrique selon la forme de l’estran sur lequel elles sont édifiées.

Les écluses sont construites avec des pierres empilées sans aucun lien de manière à résister aux assauts de la mer. Elles deviennent cependant fragiles dès qu’on leur déplace une de leurs pierres.

Leur rôle principal est la prise du poisson car ceux-ci rentrent dans l’écluse à marée montante et s’y retrouve piégé à marée descendante surpris par l’écoulement rapide de l’eau par le bouchot d’écluse. Ainsi le pêcheur n’a plus qu’à aller chercher les poissons piégés. Elles servent aussi de brise-lames en atténuant l’érosion marine sur les falaises et sur les plages. La marine les régis et sont attribuées à des affectataires.

Les premières écluses datent au moins du Moyen Âge puisque des textes prouvent qu’il en existait déjà au XIVe siècle ce qui en fait un patrimoine unique. Il y avait jusqu’à 237 écluses au milieu du XIXe siècle dont 45 à Saint-Denis. Aujourd’hui, il ne reste plus que 14 écluses sur toute l’île d’Oléron.

Les moulins[modifier | modifier le code]

Les moulins servaient à faire la farine, pour payer le meunier, qui était ensuite au boulanger pour faire le pain. On en recense 7 sur la commune, certains datent du Moyen Âge. Ils sont 59 sur une carte de 1686 répartis sur toute la superficie de l’île. Au XVIIIe siècle, la carte de Cassini en mentionne 51, et une autre établie par le Génie en 1843, n’en indique plus que 30.

Accompagnés de bâtiments d’exploitation agricole et de logements bas, ces moulins comportaient généralement 3 niveaux: au rez-de-chaussée s’ouvraient 2 portes diamétralement opposées afin que le moulin soit toujours accessible, même si les ailes tournaient devant l’une des portes et les conduites de descente de la mouture y aboutissaient, tandis qu’au troisième niveau étaient installés meules, trémie et auget.

Leur toit de forme conique et couverts de bardeaux, tournait sur une sablière dormante formant chemin de roulement au moyen d’une longue perche actionnée depuis le sol ; sur la partie mobile étaient fixées les ailes, comportant chacune une quinzaine de barreaux entre lesquels était passé la toile.

Loisirs[modifier | modifier le code]

De nombreuses activités sont possibles à Saint-Denis-d'Oléron  :

* Sports  : des balades natures, un centre équestre, des balades en vélo, un mini golf, un complexe sportif (foot, tennis, basket, handball, volley...)

* Sports Nautiques  : de nombreuses plages, du char à voile, du canoë-kayak de mer ou de marais, du kite surf, de la plongée, du ski nautique, du speed-sail moutain board buggy, du surf et bodyboard, du stand up paddle, de la voile et des clubs de plages...

* Familiales et Patrimoniales  : balades sur le port de plaisance, escale à l'île d'Aix et tour du Fort Boyard, musée scénographique du phare de Chassiron, ascension du phare de Chassiron, balades natures à la réserve marais ornithologique, petit train touristique, pêche en mer...

Le marché a lieu tous les matins, et un marché de nuit a également lieu tous les mardis, près du port.

A retrouver sur le site de l'Office de Tourisme pour de plus amples informations :

  • les plages et bords de mer,
  • Saint-Denis à pied ou à vélo,
  • le patrimoine Dyonisien,
  • le port de plaisance,
  • le petit train de Chassiron,
  • les Croisières,
  • la pêche en mer,
  • les activités nautiques,
  • les balades à cheval,
  • Saint-Denis autrefois,
  • animations disponibles à l'Office de Tourisme; tennis, mini-golf, jeux de balles...

Hébergement[modifier | modifier le code]

De nombreuses adresses donnent un avant-goût des multiples possibilités de sorties :

  • hôtel,
  • chambres d'hôtes,
  • locations meublées,
  • ensemble de meublé de tourisme,
  • campings,
  • aire de stationnement camping-cars,
  • villages vacances.

Pour retrouver le détail et les disponibilités de ces hébergements, rendez-vous sur le site de l'Office de Tourisme de Saint-Denis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains y voient une appartenance géographique au Midi de la France — en référence au « Midi atlantique » cher au géographe Louis Papy - ainsi Saint-Denis-d'Oléron comme le département de la Charente-Maritime peuvent être rattachés à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Louis Papy, Le Midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, p.21
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Office de Tourisme de Saint Denis d'Oléron :

http://www.saintdenisoleron.fr/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]