Quartier Saint-Cyprien (Toulouse)

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La mairie de Saint-Cyprien
Place intérieure Saint-Cyprien

Saint-Cyprien ou Sant Çubran en occitan et Patte d’Oie est un quartier de la ville de Toulouse. Situé sur la rive gauche de la Garonne, il a connu un fort développement ces toutes dernières années.

Cet ancien faubourg de la ville de Toulouse, souvent inondé dans le passé, est réputé populaire, cosmopolite (en raison des coiffeurs afros et des magasins alimentaires de produits exotiques), vivant et convivial.

Les vieux toulousains appelaient ce quartier populaire, avec une familiarité entendue, « Saint-Cypre », les jeunes se contentant d'un « Saint-Cyp’ » abrégé.

Histoire[modifier | modifier le code]

La rue de la République

Le quartier puise ses racines dans l’antique tradition de la reine Pédauque dont on ne connaît que des légendes et un aqueduc romain qu’on baptisa « aqueduc de la reine pédauque »[1]. Le tracé et le nom de cet aqueduc qui partait de Saint-Simon et traversait la Garonne sur le pont de Pédauque se retrouvent dans la rue des Arcs Saint-Cyprien. Pè d'auca signifie « patte d'oie » en occitan. Mais la place de la Patte d’Oie a peut être simplement reçu son nom à partir de sa configuration : une large avenue venant du centre ville via le Pont Neuf; cette avenue donne naissance à trois grandes voies en éventail (plus la petite rue de La Gravette).

Paroisse sous l'Ancien Régime et déclarée commune en 1790, Saint Cyprien porta le nom de La Gaîté durant la Révolution puis fut rattachée à Toulouse avant 1794[2].

Durant les grandes crues de 1875, le quartier fut laissé à la merci de l’eau car elle dépassa 3,50 mètres au dessus du sol, par endroits. Les habitants du quartier durent être évacués vers le faubourg dont les habitants durent partager leur refuge provisoire avec les fous, les pauvres, les parias et autres personnes exclues de la société.

Malgré cela, des édifices imposants restèrent intacts comme l’église du Sacré-Cœur, le Pont-Neuf et le cimetière de Rapas (précédemment appelé Saint-Nicolas mais rebaptisé à la demande de M. Rapas qui céda des terres à la ville de Toulouse pour l'agrandissement du cimetière qui devint ainsi le plus grand cimetière toulousain).

Aujourd'hui, le métro donne au quartier une nouvelle fraîcheur, que les bars et autres nombreux restaurants de la place Saint-Cyprien exploitent à volonté. Le marché de la place Jean Diebold, le musée d'art moderne des Abattoirs, la vitalité de la rue de la République lui confèrent aujourd'hui un charme de quartier urbain convivial.

Dans le faubourg Saint-Cyprien fut construite entre 1952 et 1961 la cité Roguet à l'emplacement de l'ancienne gare Roguet, déplacée aujourd'hui à la gare de Toulouse-Saint-Cyprien-Arènes, voir aussi la station de métro Arènes.

Le marché Saint-Cyprien[modifier | modifier le code]

Le quartier Saint-Cyprien étant éloigné du centre de la ville est mal approvisionné. En 1856, l'idée d'un marché pour desservir ce quartier éloigné et assez peuplé est émise. Mais le marché n'est pas construit. Le projet resurgit en 1859 puis en 1867 et à nouveau en 1884 sans qu'il ne soit apporté de réponse à la construction de cet établissement. En 1886, Camille Ournac propose la création de nouveaux marchés dont un à Saint-Cyprien. Ce n'est que quand Camille Ournac est élu, en 1888, à la tête de la municipalité, que le projet est repris en compte. Joseph Galinier, architecte de la ville, est chargé de réaliser les plans des marchés, Victor-Hugo, celui des Carmes et celui de Saint-Cyprien. Mais en raison de nombreux problèmes, la construction est arrêtée. Galinier étant écarté, la municipalité organise un concours où deux architectes, MM. Laporte et Girard, proposent leur plan. Ce marché fut ouvert au public à partir du 1er juillet 1892 grâce à Charles Cavé, ingénieur constructeur, et Bertrand Galinier, entrepreneur.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du Sacré-Cœur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Marchés dans la ville - Histoire des marchés toulousains depuis le XIXe siècle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Notice communale de Saint Cyprien sur le site « Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui » de l'EHESS.