Saint-Congard

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Saint-Congard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Rochefort-en-Terre
Intercommunalité Communauté de Communes du Val d'Oust et de Lanvaux
Maire
Mandat
Daniel Brulé
2014-2020
Code postal 56140
Code commune 56211
Démographie
Gentilé Congardais, Congardaise
Population
municipale
761 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Population
aire urbaine
16 453 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 16″ N 2° 18′ 58″ O / 47.7711111111, -2.31611111111 ()47° 46′ 16″ Nord 2° 18′ 58″ Ouest / 47.7711111111, -2.31611111111 ()  
Altitude 25 m (min. : 5 m) (max. : 102 m)
Superficie 21,87 km2
Localisation

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Saint-Congard

Saint-Congard [sɛ̃ kɔ̃gaʁ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint Congard, bordée par le canal de Nantes à Brest, est située entre le Golfe du Morbihan et la Forêt de Brocéliande, à mi-distance entre Malestroit et Rochefort-en-Terre.

Théâtre d’événements historiques et culturels, terre d’origine de personnages célèbres, Saint Congard expose un patrimoine considérable et offre tout au long de l’année des animations.

C’est à Saint Congard que la Claie rejoint l’Oust. C’est ici que fut construite l’une des premières écluses à sas de France. C’est ici que Nominoë, roi des Bretons, érigea son donjon. C’est ici enfin que la dernière péniche commerciale débarqua sa marchandise en 1977.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom : Cette ancienne trève de Pleucadeuc porte le nom du patron de la chapelle tréviale, devenue église paroissiale, saint Congar (ou saint Kongar), moine du Pays de Galles au VIe siècle.

Le territoire de l’actuelle commune garde quelques traces de son lointain passé. Une allée couverte à Bignac et plusieurs menhirs, mentionnés au XIXe siècle, attestent une occupation au Néolithique tandis que la présence romaine a laissé peu de vestiges.

Au IXe siècle, cette terre de landes et d’eau est le théâtre d’événements qui contribuent à l’histoire religieuse et politique de la région : au lieu-dit Coët Leu de Bas, Nominoë aurait en 848 réuni un synode ; le lieu-dit Roga est déjà cité en 820 dans le cartulaire de Redon.

On y apprend que le machtiern de Pleucadeuc fait don d’un terrain à un ermite qui a charge et permission de “ couper, arracher, défricher tout autour ”. Dépendant de l’abbaye bénédictine de Redon, à partir de 834, le prieuré de Roga se heurte à une nature rude et inhospitalière, et périclite. C’est au XIIe siècle que Saint-Congard devient paroisse, alors détachée de sa voisine Pleucadeuc.

Le prieuré de Roga est abandonné au XVIIe siècle par les moines de Redon. Mais, soucieux d’une présence religieuse sur ces terres, le comte de Rieux-Rochefort, suzerain des lieux, en fait don en 1672 à l’ordre des Camaldules, fondé au XIe siècle par saint Romuald, en Italie. Après maintes batailles juridiques, l’établissement devient, en 1786, propriété de l’hôpital de Malestroit pour être finalement vendu comme bien national, à la Révolution.

Il reste encore quelques murs épars témoignant des traces de cette implantation religieuse, élément important de l’histoire locale. Autre témoignage, deux grands tableaux aujourd'hui conservés dans l'église du Roc-Saint-André.

En 1790, Saint-Congard est érigé en commune et passe en 1801 dans le canton de Rochefort-en-Terre.

En avril 2014, Simone Ferry, née Guiho (dont le père était natif de ce village), décédée sans enfants, lègue la somme de 800 000 € à la commune[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Daniel Brule    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 761 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
740 637 677 721 721 730 716 750 725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
715 730 748 738 801 803 828 841 854
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
876 935 959 861 875 866 857 847 820
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
769 722 697 683 664 637 702 702 744
2011 - - - - - - - -
761 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Atelier d'outillage néolithique, proche du site de Nazareth.
  • Mégalithes : allée couverte du Mont Hersé.
  • Sépultures du Bronze moyen.
  • Vestiges gallo-romains à Carhon (statuettes).
  • Église du bourg, néo-gothique, de 1881.
  • Chapelles de Quemper XVIIe, de Foveno XVIIe et de Lorette XIXe.
  • Calvaire du cimetière XVe.
  • Croix anciennes à la sortie du village, sur la route de Lorette, plusieurs croix, du XVIIe au XVIIIe, en palis de schistes.
  • Manoir Foveno XVIIe.
  • Plaque commémorative de Coët-Leu-de-Bas : indiquant le passage supposé de Nominoë.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • LECORNEC, Joël, Une tombe de l'Age du Bronze au bois de la Touche en Saint-Congard, Annales de Bretagne, no 73, 1, 1966, p. 38–41.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La belle histoire du jour : à sa mort, elle lègue 800 000 euros à un village breton », sur Metronews,‎ 22 avril 2014 (consulté le 23 avril 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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