Saint-Colomban-des-Villards

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Saint-Colomban-des-Villards
L'église de Saint-Colomban-des-Villards à l'entrée du chef-lieu.
L'église de Saint-Colomban-des-Villards à l'entrée du chef-lieu.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Saint-Jean-de-Maurienne
Canton La Chambre
Intercommunalité Communauté de communes du canton de La Chambre
Maire
Mandat
Pierre-Yves Bonnivard
2014-2020
Code postal 73130
Code commune 73230
Démographie
Gentilé Colégnons
Colognons
Villarins[1]
Population
municipale
188 hab. (2011)
Densité 2,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 42″ N 6° 13′ 38″ E / 45.295, 6.2272222222245° 17′ 42″ Nord 6° 13′ 38″ Est / 45.295, 6.22722222222  
Altitude Min. 955 m – Max. 2 908 m
Superficie 81,12 km2
Localisation

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Saint-Colomban-des-Villards
Une vue aérienne de la station serait la bienvenue.
Image illustrative de l'article Saint-Colomban-des-Villards
Administration
Pays France
Subdivision administrative Rhône-Alpes
Localité Saint-Colomban-des-Villards
Site web www.saint-colomban.com
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 42″ Nord 6° 13′ 38″ Est / 45.295, 6.2272  
Massif Belledonne
Altitude 1100 m
Altitude maximum 2 431
Altitude minimum 1 100
Ski alpin
Lié à -
Domaine skiable Les Sybelles
Remontées
Nombre de remontées 9
Téléphériques 0
Funitels et funiculaires 0
Télécabines 0
Télésièges 5
Téléskis 4
Débit - (personnes/heure)
Pistes
Nombre de pistes 12
     Noires 2
     Rouges 3
     Bleues 5
     Vertes 2
Total des pistes 45 km
Installations
Nouvelles glisses
0
Ski de fond
Nombre de pistes 1
     Noires ?
     Rouges ?
     Bleues ?
     Vertes ?
Total des pistes 10 km

Saint-Colomban-des-Villards est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes. Les habitants de la Vallée des Villards sont désignés sous le nom de Villarins; mais pour désigner plus particulièrement ceux de Saint-Colomban-des-Villards, on les appelle Colégnons ou Colognons[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Colomban-des-Villards est située au confluent du Glandon, rivière qui a modelé la vallée des Villards. Cette commune de Savoie, sise dans la vallée des Villards reliant la vallée de la Maurienne au col du Glandon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Lieux dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Colomban-des-Villards regroupe les hameaux suivantes :

  • Chef-lieu
  • Lachenal
  • La Chal
  • Le Pont
  • La Perrière
 
  • La Pierre
  • La Sausse
  • Le Chatelet
  • Les Moulins
  • Les Roches
 
  • Nanchenu
  • Valmaure
  • Villard Martinan

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La rue principale du chef-lieu de la commune vu en direction du col du Glandon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Colomban-des-Villards : Arpitan: Sent-Colomban-dus-Velârds, Tèrrachu: Sent-Éclipse) [réf. nécessaire].

Le hameau de Valmaure, selon l'abbé Gros, le toponyme provient du nom romain Maurus qui devait posséder le vallon, soulignant qu'il n'existe aucun lien avec les Maures (ou Sarrasins). On retrouve par ailleurs le toponyme dans quelques noms de famille locaux comme Bellot-Maure[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Au Moyen Âge, Saint-Colomban-des-Villards est l'une des communes les plus peuplées de toute la vallée de la Maurienne, dépassant parfois Saint-Jean-de-Maurienne.

L'origine de ce peuplement si dense pourrait provenir de l'activité économique de la vallée des Vilards (agriculture, commerce...) qui, comme en Haute-Maurienne, trouverait son origine par les échanges commerciaux entre les Sarrasins[Qui ?] établis et la population autochtone[Qui ?].[interprétation personnelle]

Francis Tracq[Qui ?], aborde cet aspect dans La Mémoire du Vieux Village, consacré à Bessans et explique que « Tout laisse à penser qu'à Bessans comme ailleurs, les rapports entre occupants et population locale se déroule dans une cohabitation sinon parfaite, du moins pacifique. »[4].

En effet, à Saint-Colomban-des-Villards, deux lieux-dits portent un nom faisant référence à la présence musulmane[interprétation personnelle][pourquoi ?] :

  • le hameau de Valmaure, ou le "Val des Maures[réf. souhaitée]", l'un des plus anciens[réf. souhaitée] hameaux de Saint-Colomban-des-Villards.
  • la Grotte des Sarrasins. Cette grotte se trouve à la sortie de la commune, en prenant la direction du col du Glandon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de Saint-Colomban-des-Villards

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs (après l'Annexion de la Savoie à la France).

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1862 1865 Pierre-François Paret ... ...
1865 1871 Saturnin Cuinat-Guerraz ... ...
1871 1875 Louis Frasson-Botton ... ...
1875 1880 Saturnin Martin-Cocher ... ...
1880 1881 Louis Frasson-Botton ... ...
1881 1896 Jacques-Emmanuel Martin-Cocher ... ...
1896 1900 Emmanuel Tardy ... ...
1900 1912 Benoît Martin-Culet ... ...
1912 1919 Joseph Martin-Cocher ... ...
1919 1925 Charles Paret-Peintre ... ...
1925 1935 Emmanuel Tardy ... ...
1935 1945 Charles Paret-Peintre ... ...
1945 1959 Jacques Tardy ... ...
1959 1971 Jacques Paret-Dodon ... ...
1971 1983 Francis Martin-Fardon ... ...
1983 1989 Alfred Bozon ... ...
1989 1995 René Mugnier ... ...
1995 2001 Maurice Bozon ... ...
2001 2008 René Mugnier ... ...
2008 2014 Maurice Bozon ... ...
2014 En cours Pierre-Yves Bonnivard ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Suite à la délibération du conseil municipal du 24 août 2012, la commune a intégré la Communauté de communes de la Vallée du Glandon le 1er janvier 2014, se substituant au Syndicat intercommunal du canton de La Chambre, désormais dissout.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 188 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1872
1 536 2 242 2 081 1 815 1 883 2 009 1 102 1 551 1 569
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
1 486 1 392 1 340 1 264 1 192 1 143 1 043 1 061 834
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
773 720 599 497 403 252 208 161 183
1990 1999 2006 2007 2011 - - - -
204 195 184 182 188 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête fraditionnelle de la vallée des Villards en 2013.
  • Grande fête traditionnelle de la vallée des Villards durant l'été ;
  • La Via ferrata "la Chal".

Sports[modifier | modifier le code]

La station de ski[modifier | modifier le code]

Avec la création des Sybelles, la station de Saint-Colomban-des-Villards fait partie du troisième domaine skiable français. En décembre 2003, le rêve des Sybelles se réalise, totalisant 310 km de pistes reliées sur les stations de Saint-Colomban-des-Villards, Saint-Sorlin-d'Arves, Saint-Jean-d'Arves, Le Corbier, La Toussuire et Les Bottières.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Colomban-des-Villards.
  • L'Église de Saint-Colomban ;
  • L'Église de Saint-Alban ;
  • La chapelle des Voûtes, dédiée à Notre Dame des Voûtes ;
  • La chapelle du Premier Villard, dédiée à Saint-Sébastien et à St Roch, construite en 1702 ;
  • La chapelle du Bessay, dédiée à Saint-Joseph et Sainte-Anne, terminée en 1652 et reconstruite en 1778 ;
  • La chapelle du Martinan, dédiée à Saint-Claude. L'acte de fondation et d'institution de cette chapelle porte la date du 4 juin 1598 ;
  • La chapelle de La Pierre, dédiée à Notre-Dame des Grâces. On ignore la date de sa fondation et de sa bénédiction mais le premier testament connu fondant une messe annuelle en cette chapelle est du 3 décembre 1646 ;
  • La chapelle des Roches, dédiée à Notre-Dame de la Pitié. Le premier écrit mentionnant une fondation à ladite chapelle est du 20 juin 1627 ;
  • La chapelle de Valmaure, dédiée à Notre-Dame des Neiges, construite en 1728 ;
  • La chapelle de La Chal, dédiée à Saint-Sébastien et St Roch, construite en 1598.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • La Maison du Patrimoine au Chef-lieu : découverte du patrimoine local. Présentation des costumes traditionnels de la Vallée des Villards (mannequins, étoffes, broderies, film vidéo) dans un intérieur ancien et typique de l'architecture locale ;

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Langue[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Savoyard et Arpitan.

La langue autochtone est appelée le parler des Colegnons, un dialecte savoyard de la langue arpitane. Comme toutes les langues romanes, l'arpitan dérive cependant majoritairement du latin et est donc une langue romane indépendante, aussi ancienne que les autres langues gallo-romanes. La langue a, dès les années 1930, peu à peu reléguée. Elle est (surtout) parlée par les Colegnons ayant plus de 50 ans et dans le cercle familial. Localement, la langue est encore souvent désignée par le terme « patois », une connotation péjorative. Depuis le 9 juillet 2009, l'arpitan est reconnu institutionnellement comme langue régionale de la région Rhône-Alpes.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Philippe Paillard (sous la dir.), Michèle Brocard, Maurice Messiez-Poche et Pierre Dompnier, Histoire des communes savoyardes : La Maurienne, Chamoux, La Rochette, vol. 3, Roanne/Le Coteau, Édition Horvath, 558 p. (ISBN 978-2-7171-0289-5), p. 109.
  2. Bernard Demotz et François Loridon, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne (Volume 2), Cléopas,‎ 2008, 845 p. (ISBN 978-2-9522-4597-5), p. 219.
  3. Adolphe Gros et Joseph Désormaux, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 2004, 519 p. (ISBN 2-8420-6268[à vérifier : ISBN invalide]), p. 485, Article « Valmaure ».
  4. Extrait de La Mémoire du Vieux Village de Francis Tracq, La vie quotidienne à Bessans, éditions La Fontaine de Siloé, collectin " Les Savoisiennes ", 2000
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Joseph Rochette et René Blanc, Saint-Rémy-de-Maurienne : Village aux mille sources, La Fontaine de Siloé, collection « Savoie vivante »,‎ 1997, 217 p. (ISBN 978-2-8420-6054-1), p. 104-105.