Saint-Cierges

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Saint-Cierges
Localité suisse
Blason de Saint-Cierges
Héraldique
Vue du village de St-Cierges
Vue du village de St-Cierges
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
Commune
Localité(s)
Montanaire
Corrençon
Code postal 1410
Démographie
Gentilé Saint-Ciergeois
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 23″ N 6° 44′ 05″ E / 46.689725, 6.73472746° 41′ 23″ Nord 6° 44′ 05″ Est / 46.689725, 6.734727  
Altitude 759 m
Superficie 644 ha = 6,44 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Liens
Site web www.saint-cierges.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Saint-Cierges est une localité et une ancienne commune suisse du canton de Vaud. Citée dès 1145, elle fait partie du district de Moudon entre 1798 et 2007, puis du district du Gros-de-Vaud depuis 2008. Elle fait partie de la commune de Montanaire depuis le 1er janvier 2013. La localité se situe entre la vallée de la Broye et la Mentue.

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve à Saint-Cierges des abris préhistoriques, un mégalithe et les vestiges d'un sanctuaire romain. Le village est mentionné en 1145 sous le nom de sancto Sergio. Au Moyen Âge, c'est un fief de la seigneurie de Bercher. Le village est le siège d'une châtellenie du bailliage d'Yverdon à l'époque bernoise, de 1536 à 1798. Il fait partie du district de Moudon après la révolution vaudoise, de 1798 à 2007, puis du district du Gros-de-Vaud. L'église Saint-Cyriaque est cédée en 1150 au prieuré de Saint-Maire à Lausanne par l'évêque Amédée, puis agrandie en 1698. Elle est remplacée par l'église actuelle en 1877[3].

Mégalithe à St-Cierges, près du lieu-dit « La Mélulaz ».

La commune fusionne, le 1er janvier 2013, avec celles de Chaneaz, Chapelle-sur-Moudon, Correvon, Denezy, Martherenges, Neyruz-sur-Moudon, Peyres-Possens et Thierrens pour former la nouvelle commune de Montanaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Cierges

Les armes de la commune de Saint-Cierges se blasonnaient ainsi :
De gueules au buste de saint Cyriaque vêtu d'argent, la tête de carnation auréolée, la main dextre tenant un rameau de sinople et la senestre caressant un reptile fabuleux du même[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La surface totale de la commune de Saint-Cierges représentait 645 hectares qui se décomposaient en : 31 ha de surfaces d'habitat et d'infrastructure, 394 ha de surfaces agricoles, 218 ha de surfaces boisées et enfin 2 ha de surfaces improductives (lacs et cours d'eau par exemple). Dans le détail en 2005, les aires industrielles et artisanales représentent moins de 1 % du territoire communal, les maisons et bâtiments 3,10 %, les routes et infrastructures de transport 1,24 %, les zones agricoles 44,81 % et les zones arboricoles et viticoles 1 %[2].

Jusqu'à sa dissolution, la commune faisait partie du district de Moudon. Depuis le 1er janvier 2008, elle fait partie du nouveau district du Gros-de-Vaud. Elle avait des frontières communes avec Ogens, Thierrens, Neyruz-sur-Moudon, Moudon, Chapelle-sur-Moudon, Boulens et Bercher.

Le territoire communal s'étend entre la vallée de la Broye et la Mentue dont la vallée forme la frontière occidentale de la commune avec le ruisseau de l'Oulaire. À partir de là, le terrain monte en direction de l'est sur ​​la pente de Saint-Cierges et sur le plateau au nord du village du Carro, puis se poursuit sur une bande relativement étroite à travers les hauteurs boisées de Vusery, des Bourlayes, de Savary et du Jordil. C'est dans cette forêt que se trouvait le point culminant de la commune avec 861 mètres d'altitude. La frontière ouest de la commune était marquée par le cours supérieur de la Cerjaule, affluent de la Broye.

Outre le village de Saint-Cierges, la commune comptait également les hameaux de Corrençon, de La Solitude et du Pré de Place, tous trois situé sur le versant oriental de la Cerjaule, en dessous du Bois Savary. Plusieurs exploitations agricoles sont également dispersées sur l'ensemble du territoire.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Saint-Cierges possède 467 habitants en 2010[1]. Sa densité de population atteint 72,5 hab./km².

En 2000, la population de Saint-Cierges est composée de 210 hommes (51,1 %) et 201 femmes (48,9 %). Il y a 380 personnes suisses (91,6 %) et 35 personnes étrangères (8,4 %). La langue la plus parlée est le français, avec 385 personnes (92,8 %). La deuxième langue est l'allemand (14 ou 3,4 %). Sur le plan religieux, la communauté protestante est la plus importante avec 268 personnes (64,6 %), suivie des catholiques (61 ou 14,7 %). 49 personnes (11,8 %) n'ont aucune appartenance religieuse[5].

La population de Saint-Cierges est de 526 personnes en 1850, et elle reste stable jusqu'en 1910. Le nombre d'habitants baisse ensuite jusqu'à 312 en 1970, puis remonte à 467 en 2010. Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Saint-Cierges entre 1850 et 2010[6] :

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports en commun, Saint-Cierges fait partie de la communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Le bus de CarPostal reliant le parcours Échallens à Thierrens[7] et celui reliant Thierrens à Épalinges[8] s'arrêtent dans la commune. Elle est également desservie par les bus sur appel Publicar, qui sont aussi un service de CarPostal[9].

Politique[modifier | modifier le code]

Lors des élections fédérales suisses de 2011, la commune a voté à 50,18 % pour l'Union démocratique du centre. Les deux partis suivants furent le Parti socialiste suisse avec 17,08 % des suffrage et les Verts avec 14,79 %[10].

Lors des élections cantonales au Grand Conseil de mars 2011, les habitants de la commune ont voté pour l'Union démocratique du centre à 33,31 %, l'Alliance du centre à 19,03 %, le Parti libéral-radical à 18,79 %, le Parti socialiste à 17,97 % et les Verts à 10,91 %[11].

Sur le plan communal, Saint-Cierges était dirigé par une municipalité formée de 5 membres et dirigée par un syndic pour l'exécutif et un Conseil général dirigé par un président et secondé par un secrétaire pour le législatif[12].

Économie[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, l'économie locale était largement dominée par l'agriculture, l'arboriculture fruitière, l'élevage et la sylviculture qui représentent encore aujourd'hui une part importante de l'emploi. Depuis quelques décennies, la créations de villas individuelles a transformé la commune en zone résidentielle pour des personnes travaillant dans les villes voisines. Cette transformation s'est accompagnée de la création de petites entreprises locales, dont deux garages et une entreprise de transport[13]. La commune compte également une épicierie, une laiterie-fromagerie ainsi qu'un café-restaurant et une auberge[14].

Vie locale[modifier | modifier le code]

La localité compte plusieurs clubs et associations locales, parmi lesquelles des clubs de gymnastique, de badminton, de football, une fanfare, deux chœurs mixtes, une jeunesse et un groupe scout[15]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Statistique annuelle de la population vaudoise au 31.12.2013 », sur Statistiques Vaud (consulté le 28 juillet 2014)
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Boris Anelli, « Saint-Cierges », Dictionnaire historique de la Suisse,‎ 8 février 2011 (consulté le 15 octobre 2012)
  4. « Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) » (consulté le 15 octobre 2012)
  5. « STAT-TAB: la banque de données statistiques interactive », Confédération suisse (consulté le 9 octobre 2012)
  6. « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 1er octobre 2012)
  7. « Echallens-Thierrens », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  8. « Thierrens-Epalinges », sur fahrplanfelder.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  9. « PubliCar Thierrens (VD) », sur carpostal.ch (consulté le 9 octobre 2012)
  10. « Elections au Conseil national 2011: Participation, force des partis, électeurs fictifs », sur Statistique suisse (consulté le 2 octobre 2012)
  11. « Election du Grand Conseil du 11 mars 2012 », sur vd.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  12. « Saint-Cierges », sur communal.ch (consulté le 2 octobre 2012)
  13. « Entreprises », sur saint-cierges.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  14. « Restaurants », sur saint-cierges.ch (consulté le 5 octobre 2012)
  15. « Loisirs », sur saint-cierges.ch (consulté le 5 octobre 2012)

Sources[modifier | modifier le code]

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