Saint-Chély-d'Apcher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Chély.
Saint-Chély-d'Apcher
Vue du centre du village
Vue du centre du village
Blason de Saint-Chély-d'Apcher
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Lozère
Arrondissement Mende
Canton Saint-Chély-d'Apcher
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Apcher-Margeride-Aubrac
Maire
Mandat
Pierre Lafont
2014-2020
Code postal 48200
Code commune 48140
Démographie
Gentilé Barrabans
Population
municipale
4 255 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 14″ N 3° 16′ 36″ E / 44.80389, 3.27667 ()44° 48′ 14″ Nord 3° 16′ 36″ Est / 44.80389, 3.27667 ()  
Altitude Min. 935 m – Max. 1 126 m
Superficie 28,26 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Chély-d'Apcher

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Chély-d'Apcher
Liens
Site web www.stchelydapcher.fr

Saint-Chély-d'Apcher est une commune française, située dans le département de la Lozère en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Barrabans.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Margeride

Saint-Chély-d'Apcher se situe à l'ouest de la Margeride en Lozère. L'Aubrac se situe au sud, légèrement à l'ouest de Saint-Chély-d'Apcher.

Le hameau de Espouzolles, d'une quarantaine d'habitants, se situe au sud-est de la petite ville.

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par le Chapouillet et ses affluents, les ruisseaux de Malagazane, Cros et Sarroul.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Saint-Chély-d'Apcher est apparu à la Révolution française[réf. nécessaire]. Le village s'appelait alors en version latinisée Sancti-Hilari-de-Capoleg, ce qui donnerait aujourd'hui Saint-Hilaire-du-Chapouillet. Le Hilaire qui a donné son nom au village est Ilère de Mende, évêque du Gévaudan. Le Chapouillet est la rivière qui baigne le village. Le nom s'est transformé peu à peu à cause d'une mauvaise traduction. En effet, en occitan, le nom se prononce Sanch Ili, il est alors devenu Saint-Chély à la Révolution. Le Chapouillet a lui laissé sa place au terme d'Apcher. Apcher ou Apchier est le nom de l'une des huit baronnies du Gévaudan, dont le château principal se trouve à quelques kilomètres de Saint-Chély.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, Guérin IV d'Apchier fonde le premier hôpital de la ville[1].

En 1363, pendant la guerre de Cent Ans, le bourg est attaqué par les Anglais[2]. Sous les ordres du baron d'Apcher, les habitants vont devoir livrer bataille. Le baron d'Apchier, Guérin VI, et son fils, Guérin VII, reviennent du siège Saugues, à la frontière du Gévaudan et du Velay, où les habitants ont combattu les routiers. C'est durant cet épisode que les habitants auraient acquis leur gentilé. Le cri de Guérin VI pour encourager son peuple au combat aurait été « d'Apchier, Notre-Dame, barres en avant ». Le barres en avant, prononcé barra in abon en occitan, est devenu le barraban qui désigne les habitants. Les Anglais vaincus ont été enterrés au lieu-dit « la croix des Anglais » situé au nord de la ville. Cette croix représente un mouton et un étendard avec dessus une croix de Malte[3].

À cette époque, le village s'est déjà doté de son château.

La Révolution[modifier | modifier le code]

En 1789, M. Brun, curé de Saint-Chély, est élu député du clergé pour les états généraux de 1789 à Versailles.

À la Révolution française, deux communes distinctes sont créées, Saint-Chély-Ville qui portera un temps le nom de Roche-Libre[4] et Saint-Chély-Forain. Cet état de fait durera jusqu'en 1851, date à laquelle ces deux communes fusionnent.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Chély-d'Apcher

Le blasonnement de Saint-Chély-d'Apcher est : d'or au château sommé de trois tours de gueules, ouvert, ajouré et maçonné de sable, la tour du milieu plus élevée, accostée de deux haches d'armes adossées du même

Le hache provient certainement de la légende associée à la création des huit baronnies du Gévaudan. Le baron d'Apcher étant celui avec la hache.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Saint-Chély-d'Apcher
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1830 Pierre-Jean Veyrier    
1830 1848 Mathieu-Joseph Chazot    
1848 1849 Pierre Ligneul    
1849 1849 Jean-Antoine Gache    
1849 1855 Casimir Breschet    
1855 1863 Victor Gaillardon    
1863 1871 Jean-Antoine Gache    
1871 1885 Gabriel Raynaud    
1885 1892 Louis-Cyprien Mathieu    
1892 1895 Fernand Gaillardon    
1895 1896 Hyppolyte Chalvet   Adjoint intérimaire
1896 1904 Odilon Ramadier    
1904 1912 Alphonse Bonnel    
1912 1925 Fernand Gaillardon    
1925 1932 Clément    
1932 1935 Prosper Rousset    
1935 1936 Hippolyte Fleisch    
1936 1940 Paul Perraudin    
1940 1944 Pierre Pignide    
1944 1945 Comité de Libération    
1945 1947 René Gibelin    
1947 1951 Pierre Pignide    
1951 1965 Léon Jalbert    
1965 1983 Yves Dalle    
1983 2001 Philippe Bardon    
mars 2001   Pierre Lafont UMP Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2009, la commune de Saint-Chély-d'Apcher s'est associée à celles de Blavignac et de Rimeize pour former la communauté de communes Apcher-Margeride-Aubrac.

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La petite ville est le chef-lieu du canton de Saint-Chély-d'Apcher.

Conseiller général Canton Code cantonal Population (1999) Communes
Pierre Lafont canton de Saint-Chély-d'Apcher 48 20 6 440 habitants 7
Canton de Saint-Chély-d'Apcher
Saint-Chély-d'Apcher

Hameaux aux alentours[modifier | modifier le code]

Sur la commune de Saint-Chély-d'Apcher, il y a 5 hameaux : Espouzolles, Civergols, les Clauzes, Saroul.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Saint-Chély-d'Apcher possède, sur le site de Civergols, un LEGTA où il est possible de suivre une formation en BTSA "Gestion et Protection de la Nature" avec pour spécialité "Animation nature". Le LEGTA propose également quelques formations équines de type BEPA, et propose aussi une formation STAV.
  • À quelques kilomètres, une antenne de l'ISEM de l'Université Montpellier 1 (commune Albaret-Sainte-Marie) propose des formations de "management hôtellerie-tourisme".
Établissements scolaires :
Écoles maternelles et primaires
  • Groupe Scolaire
  • École Sainte-Marie
Collège public
  • Collège du Haut Gévaudan
Collèges privés
Lycées et enseignement supérieur

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Chély-d'Apcher est jumelée avec la ville de :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 255 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 380 1 512 1 502 1 366 1 651 1 616 1 513 1 469 1 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 871 1 942 1 916 1 918 2 054 2 078 1 998 1 967 1 942
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 971 1 972 1 869 2 242 2 690 2 832 2 877 3 205 3 900
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
4 757 5 016 4 624 4 726 4 570 4 316 4 484 4 468 4 255
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Une usine métallurgique, appartenant au groupe ArcelorMittal, y est implantée depuis 1916. Elle comporte des lignes de décapage, laminage, recuit, refendage, emballage et fabrique des aciers dits « électriques » car destinés à la production de moteur et de transformateurs électriques.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Sont présents principalement l'élevage de vaches et de moutons.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments et lieux publics remarquables[modifier | modifier le code]

Saint-Chély-d'Apcher possède un clocher sans église et une église sans clocher. Le clocher de la paroisse est en effet situé dans la tour du donjon, l'un des rares vestiges du château de Saint-Chély-d'Apcher.

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Le Ciné-théâtre de Saint-Chély-d'Apcher est un lieu culturel proposant à la fois une programmation cinématographique et de spectacles vivants pour tous les publics. Entre 3 à 5 films sont proposés chaque semaine, ainsi qu'entre 15 à 20 spectacles par saison culturelle (théâtre, humour, musique, danse, marionnettes, chanson).

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée des papillons, où sont exposées plus de 2 700 espèces de papillons
  • Le musée de la métallurgie, témoignant de l'implantation industrielle de la région : présentation des outils de travail, des événements sociaux et de l'usine moderne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Routes
Rail

Sports[modifier | modifier le code]

Le club phare du sport barraban est l'Entente Nord Lozère (football), entente entre plusieurs clubs des différentes communes du nord du département (notamment avec Saint-Alban-sur-Limagnole). Le club a évolué quelques années en 4e division au début des années 1990. Il a la particularité de jouer dans le district du Cantal (ligue Auvergne) et non avec le Languedoc-Roussillon, pour des raisons de proximité géographique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome II, p. 1434.
  2. Terme désignant aussi bien les armées anglaises que les routiers qui terrorisent le Gévaudan en cette période
  3. Félix Buffière, Ce tant rude Gévaudan [détail des éditions], tome I, p. 751.
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. Courte biographie