Saint-Bonnet-de-Bellac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Bonnet-de-Bellac
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Arrondissement de Bellac
Canton Canton de Bellac
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Limousin
Maire
Mandat
Jean-Claude Boulle
2014-2020
Code postal 87300
Code commune 87139
Démographie
Population
municipale
507 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 10″ N 0° 57′ 19″ E / 46.1694, 0.955346° 10′ 10″ Nord 0° 57′ 19″ Est / 46.1694, 0.9553  
Altitude Min. 148 m – Max. 271 m
Superficie 34,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte administrative de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-de-Bellac

Géolocalisation sur la carte : Haute-Vienne

Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-de-Bellac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-de-Bellac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Bonnet-de-Bellac
Liens
Site web http://www.mairie-saint-bonnet-de-bellac.com/

Saint-Bonnet-de-Bellac (Sent Bonèt de Belac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Bonnet-de-Bellac en Haute-Vienne.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Gartempe. Le ruisseau de Sagne coule au sud-est de la commune. Le ruisseau de la Planche de Saint-Bonnet-de-Bellac s'écoule à l'entrée du village, sous un pont de la nationale et se jette dans la Gartempe, à côté du moulin du Breuil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2004 Louis Germaneau    
2004 en cours Jean-Claude Boulle[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 507 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
909 1 084 1 229 958 1 455 1 536 1 652 1 722 1 653
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 616 1 588 1 625 1 542 1 554 1 585 1 618 1 573 1 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 506 1 482 1 444 1 211 1 201 1 165 1 086 1 023 870
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
804 707 640 563 521 517 535 533 507
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Bagnac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Bagnac.

Le château actuel a été bâti par le marquis (Antony 1826-1892) et la marquise de Saint-Martin de Bagnac (fervents royalistes légitimistes) sur l'emplacement de l'ancien château du XVe siècle détruit pendant les guerres de religion (dans ce château naquit Pierre de Bagnac en 1330, grand cardinal qui fut célébré à Rome). La seule partie du château qui date du XIVe siècle est la grosse tour d'angle, coiffée d'une toiture à très forte pente lors de la reconstruction du château. Notons que ce château fut reconstruit entièrement, au départ, le marquis et la marquise n'avaient que l'intention de le restaurer. Cependant, après 1875, ce qui semblait être une restauration se transforma en une reconstruction après. Le chantier dura plus de 25 ans et les Bagnac engloutirent des sommes folles dans ce projet.

Les travaux du château ont débuté en 1858 ; interrompus pendant la guerre de 1870, ils ont repris en 1875. Tous les plans, dessins de boiseries, ferronneries, sculptures sur pierre ont été réalisés par le marquis et la marquise en personne sur des plans inspirés de Viollet-le-Duc mais non dessinés personnellement par l'architecte. Le château est de style néo-gothique. Cet édifice fut construit pour réaffirmer une identité, la présence d'un passé glorieux mis à mal par le passage de la Révolution. Les époux sachant qu'ils n'auraient pas d'enfants, avaient décidé de léguer ce château au comte de Chambord prétendant au trône de France. Celui-ci étant mort trop tôt, le château échut au baron Guy de Salvaing de Boissieu. En 1911, un commandant Laugaudin le mentionne comme résidence dans un almanach de l'époque. Il est en fait le locataire du baron e Boissieu, héritier du château après la mort de la marquise Elise de Préaulx de Bagnac en 1902.

À l'intérieur, on peut remarquer deux très belles cheminées édifiées à partir de miniatures en terre cuite réalisées par la marquise vers 1880 :

  • l'une dans le "grand salon", sculptée en pierre blanche représente saint Martin offrant la moitié de son manteau à un malheureux.

Au-dessus de ce salon, le marquis et la marquise avaient prévu une chambre destinée au comte de Chambord. Un balcon donnait depuis sa chambre dans la chapelle afin qu'il puisse assister à la messe. Mais le comte de Chambord ne vint jamais à Bagnac.

  • la deuxième, située dans la salle dite de billard représente le combat de Lussac-les-châteaux, 1369, où le chevalier de Saint-Martin, ancêtre des Bagnac tua de sa main le célèbre général anglais Jean Chandos. Ce sujet en pierre blanche, relevé par des colonnes, traverses, encadrement de granit admirablement sculpté donne à cette cheminée un aspect grandiose et monumental.

Dans le château, on peut aussi voir la chapelle (construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle) qui était surmontée d'une flèche. Cette chapelle est dédiée au Sacré-Cœur, à Notre-Dame des sept Douleurs et bien sûr à saint Martin de Tours dont on peut par chance encore observer le patronage sur un vitrail resté par miracle intact. Au-dessus de cette chapelle se trouvait une salle des archives voutée comme la chapelle. En plus de la chapelle, on peut observer la plus haute tour du château dite "la guette". On raconte que depuis son sommet, on peut voir Bellac (hypothèse non vérifiée à ce jour, les escaliers permettant de la gravir ayant été détruits par souci de prudence). Cette tour dit-on fut construite si haute pour que le jour de la restauration d'un roi sur le trône de France, le drapeau blanc puisse être hissé le plus haut possible dans le ciel. Enfin, on peut observer un magnifique escalier (situé derrière la plus grosse tour qui est aussi le donjon primitif de l'ancien château) dont la voûte s'effrite peu à peu sous l'effet du temps. Enfin, nous noterons que le paysagiste du jardin du château de Bagnac était le célèbre comte de Choulot qui réalisa aussi dans la région les jardins de M. Leplay au château du Vigen. Le jardin de Bagnac a disparu lui aussi.

Pourtant inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 16 mai 1975, ce château abandonné depuis 1949 après avoir été totalement dépouillé de son mobilier, continue peu à peu de se dégrader. Ce château unique en son genre en Limousin est un authentique chef d'œuvre en péril dont la lente destruction doit être arrêtée dès maintenant sinon les dégâts déjà épouvantables deviendront à jamais irréversibles. Autres faits honteux : le pillage des pierres, des boiseries et des sculptures par des visiteurs malhonnêtes, ainsi que les jets de pierres sur les vitraux.

À voir aussi[modifier | modifier le code]

  • La fuie (sorte de petit colombier ou pigeonnier) du château de Bagnac situé un peu plus bas dans le champ. Recensé dans l'inventaire de 1747, il a donc plus de 250 ans. Aujourd'hui, il est à l'abandon comme le château.
  • La chapelle des Saint-Martin de Bagnac dans le cimetière de Saint-Bonnet-de-Bellac. Particularité : de style néo-roman, elle est l'une des plus grandes appartenant à une famille en Haute-Vienne. De plus, l'entrée de cette chapelle est orientée vers le château de Bagnac.
  • Le château de Montagrier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]