Saint-Barnabé (Marseille)

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Marseille-StBarnabé13.jpg

Saint-Barnabé est un quartier de Marseille, dans le 12e arrondissement. Il est centré sur l'ancien village de Saint-Barnabé, situé au bord du plateau dominant le ruisseau du Jarret, à l'est de la ville. On accède à Saint-Barnabé depuis le centre-ville en montant le boulevard de la Blancarde, qui contourne les anciens ateliers Decanis. Les habitants de Saint Barnabé sont appelés les Barnabites. La population du quartier est de 12 529 en 2008[1].

Sommaire

[modifier] Histoire de Saint-Barnabé[2]

La présence à Saint Barnabé d'une tribu ligure, dès l'an 600 avant Jésus - Christ, est suspectée. Des vestiges de cette occupation ont été identifiés à Saint Julien.

Le site de Saint-Barnabé fut habité dans l'antiquité romaine, vraisemblablement dès le IIe siècle avant JC. Les évêques de Marseille y avaient une bastide. Des fouilles archéologiques à la campagne des Lierres ont permis, en 1860, de mettre à jour plusieurs tombeaux en brique.

Au XVe siècle, Barnabé Capelle, notaire à Marseille, fit don d'un retable pour orner une chapelle située au lieudit Fond des Paillards. En reconnaissance, les habitants du lieu consacrèrent leur lieu de culte à Saint Barnabé[3].

Le Château de Saint Barnabé, construit au XVIIIe siècle, a hébergé d'illustres personnages : Marie-Christine de Bourbon-Siciles, Régente d'Espagne, et femme de Ferdinand VII, Alphonse de Lamartine, Joseph d'Arbaud, ....

[modifier] Saint-Barnabé village

Le village de Saint-Barnabé a gardé son caractère propre, avec sa rue centrale (rue Montaigne) très animée qui rassemble un multitude de petits commerces, et où les piétons disputent le passage aux automobiles et aux autobus. A l'extrémité de la rue, le « château », propriété de la ville, longtemps abandonné[4], héberge une crèche. Dans l'axe de la rue on aperçoit l'église, sur la place Caire, face au Bar du terminus (il s'agit du terminus de l'ancien tramway de Marseille)[5].

La « route de Saint-Julien » (aujourd'hui avenue) se sépare de la rue centrale à l'entrée du village, au lieu dit « La Croix », ainsi nommé en raison de la présence d'un calvaire (aujourd'hui occulté par un monument aux morts).

Entre ces deux axes de circulation, le terrain de l'ancienne École des électriciens, devenue École d'ingénieurs de Marseille (EIM) et transférée depuis les années 80 à Château Gombert, a été transformé en une placette piétonne entourée de commerces, espace de tranquillité au cœur du quartier. Ce lieu a été baptisé « Saint-Barnabé-village ». L'imposant immeuble de l'Ecole, longtemps désaffecté, a été transformé en 2007 en ensemble de logements et bureaux.

[modifier] Le quartier

Les propriétés rurales qui entouraient le village de Saint-Barnabé ont petit à petit cédé la place à des villas, modestes ou parfois ambitieuses, puis à des cités plus populaires. Le maillage urbain, assez impropre à la circulation, quadrille désormais ce quartier composite. Les activités économiques se réduisent aux nombreux commerces et à un certain nombre d'activités de services (poste, centres paramédicaux, garages). Deux collèges installés au sud du quartier ont été réhabilités.

La quartier est bien desservi par les transports en commun de Marseille :

La rocade L2 (future A507) devrait permettre, lorsqu'elle sera achevée, de contourner le centre-ville et de rejoindre en quelques minutes les autoroutes nord (A7) et est (A50).

[modifier] Quartiers voisins

[modifier] Personnages célèbres

André Roussin (1911 - 1987), auteur dramatique français, membre de l'Académie Française, a vécu à Saint Barnabé de l'âge de 3 ans à l'âge de 8 ans, entre 1914 et 1919.

Georges Briata (né en 1933), artiste peintre

[modifier] Faits divers

En 1932, le bureau de Poste, alors situé à l'angle de la rue Montaigne et de la rue du Docteur Cauvin, est le lieu d'un hold up sanglant : 3 policiers sont tués. Camille Maucuer, le chef de la bande de malfaiteurs, est condamné à mort et exécuté, boulevard Chave, en 1934.


[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Insee
  2. Les Racines de Saint Barnabé, René Tellene, Imp. Lartigot, 1982
  3. Origine des quartiers de Marseille, par Robert Bouvier, éd. Jean-Michel Garçon, 1988, (ISBN 2-9502847-0-1), page 113
  4. voir photos château au début du XXe siècle
  5. Voir la place Caire au début des années 1900 et en 2006
  6. Le collège Louis Armand n'est plus situé sur ce boulevard, mais a été déplacé rue Saint-Jean-du-désert
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