Saint-André-sur-Cailly

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Saint-André-sur-Cailly
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Rouen
Canton Canton de Clères
Intercommunalité Communauté de communes du Moulin d'Écalles
Maire
Mandat
Éric Avenel
2014-2020
Code postal 76690
Code commune 76555
Démographie
Population
municipale
884 hab. (2011)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 57″ N 1° 13′ 14″ E / 49.5492, 1.2206 ()49° 32′ 57″ Nord 1° 13′ 14″ Est / 49.5492, 1.2206 ()  
Altitude Min. 114 m – Max. 176 m
Superficie 12,28 km2
Localisation

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Saint-André-sur-Cailly est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est anciennement attesté sous la forme latinisée Rua Sancti Andreae en 1080[1].

Il s'agit d'une mauvaise latinisation du nom médiéval La rue Saint André. En effet le mot français est issu du mot latin ruga et non pas rua. Cette formation toponymique était parallèle à celle de La Rue-Saint-Pierre, village contigu.

On ignore le nom antique du village.

La paroisse de Saint Jean sur Cailly est rattachée à celle de Saint-André par ordonnance royale du 8 janvier 1823 ; celle de Pibeuf (canton de Buchy) l'est également, le 8 juin 1825.

  • Pibeuf (Putbou vers 1034). Il s'agit d'un toponyme de type norrois en -beuf, issu du vieux norrois both « maison, village ». Le premier élément qui se retrouve sans doute dans les différents Putot du Calvados (avec -tot, issu du vieux norrois topt) n'est pas expliqué de manière convaincante[2].
  • Saint Jean sur Cailly (Sancto Johanne vers 1210)[3].

Le nom du hameau de Carqueleu aurait, selon une étymologie populaire, en rapport avec le loup, appelé leu au nord de la Seine (voir expression « à la queue-leu-leu » et le toponyme Canteleu). Mais dans ce cas, l'explication par le nom du loup est douteuse. En effet, on retrouve dans la région et en Picardie, quelques toponymes présentant une finale -leu, issue du germanique lo « pré » (Clenleu, Senleu, etc.)

Le nom du hameau Boutlevet ou Boulvet est obscur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs découvertes de vestiges apportent des certitudes sur l'importance de ce village à l'époque gallo-romaine. Les fondements d'un vaste édifice, un mur de 200 mètres de longueur, une mosaïque et des centaines de monnaies ont ainsi été mises au jour ainsi que les murs d'un théâtre au hameau du Boutlevé.

Des cercueils de pierre d'époque franque ont été exhumés.

La paroisse est cédée au milieu du XIe siècle à l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen par Osberne de Cailly.

Le relais de poste le Vert Galant témoignerait du passage d'Henri IV en ce lieu en 1592.

La construction de ce relais date de la fin du XVIIIe siècle sur le bord de la nouvelle route dont le tracé a été rectifié. Henri IV a-t-il séjourné en ce lieu ? Cela est possible, puisque son séjour à Fontaine-le-Bourg à quelque distance de Saint-André-sur-Cailly est attesté par des lettres envoyées de ce lieu. Dans ce cas il s'agirait d'une ancienne auberge disparue située au Vieux Vert Galant sur le tracé de l'ancienne route.

A la veille de la Révolution, on dénombre environ 80 foyers pour la plupart des journaliers, ils filaient aussi le coton.

Au XVIIIe siècle, la conversion d'anciens labours en bois et en herbages donne lieu à une multitude de plaintes et de doléances.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Nicole Larchevêque[4]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 884 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
395 384 409 416 637 603 639 631 628
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563 549 555 559 551 512 489 479 462
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
458 480 492 444 445 431 428 469 484
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
480 405 524 583 636 821 833 843 891
2011 - - - - - - - -
884 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-André[modifier | modifier le code]

L'église remaniée au XVIIIe siècle conserve une nef du XVIe siècle et un chœur du XIIe siècle[7].Manoir henri IV : relais de poste à chevaux DE 1750

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, lien OCLC?), p. 133
  2. De Beaurepaire 123.
  3. De Beaurepaire 137.
  4. [PDF] Liste des maires du département de la Seine-Maritime sur le site de la préfecture de la Seine-Maritime
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. Le Patrimoine des communes de Seine-Maritime, Flohic Editions,‎ 1997 (ISBN 978-2-84234-017-9)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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