Saint-Amant-de-Montmoreau

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Saint-Amant-de-Montmoreau
Saint-Amant-de-Montmoreau vu de l'abbaye de Maumont
Saint-Amant-de-Montmoreau vu de l'abbaye de Maumont
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Montmoreau-Saint-Cybard
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorélien
Maire
Mandat
Jean-Michel Bolvin
2014-2020
Code postal 16190
Code commune 16294
Démographie
Population
municipale
687 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 46″ N 0° 09′ 27″ E / 45.3961, 0.1575 ()45° 23′ 46″ Nord 0° 09′ 27″ Est / 45.3961, 0.1575 ()  
Altitude Min. 70 m – Max. 191 m
Superficie 27,20 km2
Localisation

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Saint-Amant-de-Montmoreau, anciennement Saint-Amant, est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente, en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Saint-Amant-de-Montmoreau est une commune du Sud Charente située 2 km à l'est de Montmoreau et 28 km au sud d'Angoulême.

Le bourg de Saint-Amant-de-Montmoreau est aussi à 17 km au nord de Chalais, 17 km à l'ouest de Verteillac, 22 km au nord-ouest de Ribérac et 26 km à l'est de Barbezieux[1].

La commune est la plus étendue et l'une des plus peuplées du canton de Montmoreau.

La D 674, route d'Angoulême à Chalais et Libourne, passe à l'ouest de la commune, à Montmoreau. La commune est traversée d'est en ouest par la D 24, route de Montmoreau à Verteillac, qui dessert le bourg. La D 709, route de Montmoreau à Ribérac, traverse le sud-ouest de la commune[2].

La ligne de chemin de fer Paris-Angoulême-Bordeaux longe la partie occidentale de la commune, parcourant la vallée de la Tude. La gare de Montmoreau est desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune compte 43 hameaux[3] : chez Pascaud, à l'ouest du bourg; Saint-Hilaire, au nord près de la ligne du chemin de fer les Jaufrenies, sur la route de Montmoreau à Gurat (D.143) la Vallade, au sud-ouest, chez Grelaud, chez Bertaud au sud, le Bruchier, le Maine Perrier et Coutaulie, dans l'est de la commune, la Seguinerie qui descend le long de la D 24 jusqu'à la gare et touche Montmoreau, etc…[2]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Amant-de-Montmoreau
Aignes-et-Puypéroux Chavenat Gurat,
Vaux-Lavalette
Montmoreau-Saint-Cybard Saint-Amant-de-Montmoreau Salles-Lavalette
Saint-Laurent-de-Belzagot Juignac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le bourg vu du Toulzot.

Géologiquement, la commune est située dans les coteaux calcaires du Bassin aquitain datant du Crétacé supérieur.

On trouve le Campanien, calcaire crayeux, sur toute la surface communale. Les crêtes au centre et à l'est de la commune sont recouvertes de dépôts du Tertiaire (Lutétien et Cuisien) composés de galets, sables et argiles, propices aux bois de châtaigniers.

La vallée de la Tude, à l'ouest, est occupée par des alluvions récentes du Quaternaire[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

C'est une contrée très accidentée, où les collines atteignent et même dépassent l'altitude de 170 m. Le point culminant de la commune est à une altitude de 191 m, situé sur la limite orientale qui est une ligne de crête entre les vallées de la Tude et de la Lizonne. Le point le plus bas est à 70 m, situé en limite sud-ouest le long de la Tude à la Vallade.

Le bourg est construit dans une situation des plus pittoresques au sommet d'une haute colline, à 140 m d'altitude. De ce point élevé, on jouit d'un admirable coup d'œil sur Montmoreau et la vallée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Tude, affluent de la Dronne donc affluent indirect de la Dordogne, limite la commune à l'ouest et reçoit trois petits affluents sur sa rive gauche, du nord au sud, la Gace, la Velonde et le Toulzot qui passe au pied du bourg[2].

La Tude fait partie du réseau Natura 2000.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme dans les trois quarts sud et ouest du département, le climat est océanique aquitain.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

Des bois importants sont disséminés sur toute l'étendue de la commune et couvrent près du quart de sa superficie.

Limite dialectale[modifier | modifier le code]

La commune est dans la langue d'oïl, et marque la limite avec le domaine occitan (à l'est)[7].

Article connexe : Langues de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, la commune Saint-Amand-de-Montmoreau s'est appelée provisoirement Amand-Libre[8].

En 1801, la commune s'appelait Saint-Amand (avec un d), puis elle est devenue Saint-Amant (avec un t)[9]. Son nom officiel reste avec un t, mais le panneau communal a indiqué Saint-Amand jusqu'aux premiers mois de 2012, car la municipalité estimait qu'elle tirait son nom de saint Amand, évêque de Bordeaux au Ve siècle. Le panneau indique désormais Saint-Amant, mais la municipalité a demandé à la commission de toponymie en 2012 un renommage en Saint-Amant-de-Montmoreau[10],[3].

Le nom de la commune était Saint-Amant jusqu'au 5 novembre 2013[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'est de la commune, dans une contrée boisée, s'élevait autrefois le prieuré de Notre-Dame de Puyfoucaud, fondé dans la première moitié du XIIe siècle par l'abbaye de La Couronne. Ce prieuré devait avoir une certaine importance, car ses possessions s'étendaient jusque sur la territoire des paroisses de Saint-Laurent, de Charmant, de Gardes et de Gurat[12].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 en cours Jean-Michel Bolvin RPR puis
UMP
Conseiller général
Ancien Président du Conseil Général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 687 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 089 1 046 974 1 179 1 151 1 050 1 098 1 106 1 065
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
993 978 975 971 946 892 855 872 872
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
890 860 795 782 813 776 705 693 663
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
631 603 660 665 646 661 687 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Amant-de-Montmoreau en 2007 en pourcentage[14].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
0,9 
9,1 
75 à 89 ans
12,3 
16,2 
60 à 74 ans
21,3 
28,4 
45 à 59 ans
23,1 
16,5 
30 à 44 ans
18,9 
13,4 
15 à 29 ans
10,2 
15,9 
0 à 14 ans
13,2 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école en 2011

L'école est un RPI entre Montmoreau et Saint-Amant, qui accueillent chacune une école élémentaire. L'école de Saint-Amant, située au bourg, possède deux classes. Le secteur du collège est Montmoreau[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale dédiée à saint Amant était une ancienne vicairie perpétuelle du diocèse de Périgueux, elle a dépendu de l'abbaye de Nanteuil-en-Vallée. L'église du XIIe siècle, qui avait beaucoup souffert, a été restaurée de 1860 à 1883. Antérieurement, elle avait reçu deux chapelles latérales. Elle comprend une nef, couverte en briques un faux-carré sous le clocher, qui a été remonté avec un toit bas à quatre pans et un chœur à chevet plat, dont les murs, surhaussés, sont percés de baies au linteau horizontal[17].
L'église Saint-Amant
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • La mairie est un manoir du XVIe siècle, avec une tour carrée (pigeonnier) et un porche orné d'une rosace.
La mairie, située au centre du bourg

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. a et b Article « Le village rebelle de St-Amant-de-Montmoreau », Charente libre,‎ 20 octobre 2012, p. 6-7 (lire en ligne)
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. Carte du BRGM sous Géoportail
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montmoreau », sur Infoterre,‎ 1982 (consulté le 2 décembre 2011)
  7. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  8. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Panneaux d'entrée du bourg sur la D.24, vus en 2012
  11. Décret no 2008-1 2013-986 du 5 novembre 2013 portant changement du nom de communes
  12. Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, vol. II : Arrondissement de Cognac et Barbezieux, L.Coquemard, Angoulême,‎ 1915 (réimpr. Éd. de la Tour Gile, 1996), 512 p. (ISBN 2-878022-8-07)
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  14. « Evolution et structure de la population à Saint-Amant-de-Montmoreau en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  15. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  16. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 16 juillet 2012)
  17. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p.