Saint-Amand-en-Puisaye

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Saint-Amand-en-Puisaye
L’école.
L’école.
Blason de Saint-Amand-en-Puisaye
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Saint-Amand-en-Puisaye
Intercommunalité Communauté de communes Portes de Puisaye Forterre
Maire
Mandat
Joël Guemin
2014-2020
Code postal 58310
Code commune 58227
Démographie
Gentilé Saint-Amandois ou Amandinois
Population
municipale
1 291 hab. (2011)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 47″ N 3° 04′ 31″ E / 47.5297222222, 3.0752777777847° 31′ 47″ Nord 3° 04′ 31″ Est / 47.5297222222, 3.07527777778  
Altitude Min. 167 m – Max. 284 m
Superficie 41,51 km2
Localisation

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Saint-Amand-en-Puisaye est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne. Elle est jumelée avec Castellamonte.

Ses habitants sont appelés les Saint-Amandois[1], ou les Amandinois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la rive gauche de la Vrille. La moitié de la superficie de la commune est constituée de forêt de chênes, notamment par la forêt de Saint-Fargeau.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Amand-en-Puisaye
Lavau
(Yonne)
Saint-Fargeau (Yonne) Moutiers-en-Puisaye
(Yonne)
Arquian Saint-Amand-en-Puisaye Treigny
(Yonne)
Saint-Vérain Bitry Dampierre-sous-Bouhy

Transports[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la ville était desservie par un train en voie métrique appelé « le Tacot » (locomotives de type Corpet-Louvet) qui servait notamment à acheminer les poteries vers la gare de Cosne-sur-Loire (elles y étaient alors transbordées vers d'autres wagons pour voies normales) et serpentait à travers la campagne via Saint-Vérain (la gare se trouve toujours là, au bout de la rue de la gare). La faible rentabilité du transport voyageur et les 55 passages à niveau non protégés ont conduit au démontage intégral de cette ligne dont l'ouvrage le plus impressionnant était le viaduc en fer de Cosne-sur-Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville fut tout d’abord nommée Paciolus depuis l’Antiquité, pour devenir Poiseia en 1147, puis Puiseio en 1161, Pulegia en 1218.

De 1314 à 1509, elle a successivement pris les noms de Posoye, Puiseya, Puisoye, pour finir en 1509 par l’appellation que nous lui connaissons aujourd’hui, Puisaye.

Poterie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grès (céramique).

Spécialisée dans la poterie depuis le XIVe siècle, et grand centre de la poterie au XVIe siècle, Saint-Amand-en-Puisaye bénéficie d'un sol offrant une argile exceptionnelle.

Le Musée du Grès expose des grès traditionnels ainsi que des œuvres du sculpteur et potier Carriès et des artistes de l’École de Carriès.

La ville a acquis le label Villes et Métiers d'Art et organise tous les ans des marchés du grès, y compris du grès contemporain[3].

Le CNIFOP, Centre National d'Initiation et de Formation à la Poterie, est un centre de formation professionnelle qui prépare ou perfectionne pour les métiers du grès.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Odile Doreau   Retraité
 ? 2001 M. CAMUS   Potier
1910 1940 Arsène-Célestin Fié PRS Député de 1924 à 1940
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 291 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 328 1 360 1 394 1 647 1 690 1 806 1 845 2 077 2 178
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 181 2 331 2 357 2 448 2 428 2 445 2 496 2 446 2 261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 099 2 072 2 053 1 831 1 804 1 739 1 690 1 654 1 606
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 485 1 427 1 337 1 394 1 361 1 397 1 332 1 313 1 291
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue d’ensemble du château.

La commune abrite deux monuments historiques : le château et l’église Saint-Amand.

Le château de Saint-Amand-en-Puisaye est un des plus importants châteaux de la Renaissance dans le Nivernais. Il fut reconstruit entre 1530 et 1540 par Antoine de Rochechouart, fils d'un chambellan du roi François Ier, sur l'emplacement d'une forteresse féodale probablement détruite par le duc de Bourgogne quand celui-ci, en 1402, envahit l'Auxerrois. Le château appartint depuis à la famille Mancini, duc de Nevers. Il a été un temps propriété du comte Nils de Barck, aristocrate suédois, sculpteur et céramiste, puis de Jules Guiraud, Gouverneur de la Banque de France. Le château abrite aujourd'hui un musée consacré à la céramique, activité qui fait la renommée de la ville et de ses environs.

Inscrit en 1986, il a ensuite été classé par arrêté du 28 novembre 1991[6].

L’église Saint-Amand a été édifiée au XIIIe siècle et profondément remaniée au XVIe siècle. Des peintures murales, datées sans doute des années 1530, ont été mises au jour lors de travaux de restauration[7]. Elle a été classée par arrêté du 27 août 1975[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Arsène-Célestin Fié (1869-1968)), homme politique français, a été maire et conseiller général de Saint-Amand.
  • Maurice Miel (1925- ), coureur cycliste, né à Saint-Amand-en-Puisaye.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]