Saint-Étienne-d'Albagnan

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Saint-Étienne-d’Albagnan
La mairie
La mairie
Blason de Saint-Étienne-d’Albagnan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Olargues
Intercommunalité Communauté de communes Orb et Jaur
Maire
Mandat
Franck Lignon
2014-2020
Code postal 34390
Code commune 34250
Démographie
Gentilé Stéphanois, Albagnanais
Population
municipale
312 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 58″ N 2° 51′ 25″ E / 43.5328, 2.8569 ()43° 31′ 58″ Nord 2° 51′ 25″ Est / 43.5328, 2.8569 ()  
Altitude Min. 207 m – Max. 1 102 m
Superficie 22,7 km2
Localisation

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Saint-Étienne-d’Albagnan

Saint-Étienne-d’Albagnan (en occitan Lo Mas de la Glèisa), est une commune française située dans le département de l’Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Stéphanois ou aussi les Albagnanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Commune située dans la vallée du Jaur.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Bezis
  • Bonnefont
  • Cailho-le-bas
  • Cailho-le-haut
  • Calassourde
  • Campels
  • Canarie (la)
  • Daousse (la)
  • Fumade (la)
  • Herbousse (l’)
  • Horte (l’)
  • Mas du Rieu (le)
  • Moulin (le)
  • Mouline (la)
  • Sahuc (le)
  • Saint-Étienne
  • Salse (la)
  • Vacarie (la)
  • Valausse
  • Cassagnoles

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-d’Albagnan

Le village de Saint-Étienne était autrefois appelé en occitan Lo Mas de la Glèisa : « Le Mas de l’église ». Il était réuni à la paroisse de Prémian distante à peine de trois kilomètres. Il est devenu une commune à part entière après la Révolution française. Plusieurs édifices religieux existaient sur ce territoire, notamment un cloître aujourd’hui enfoui, une vieille église devenue presbytère, la plus belle bâtisse du village aujourd’hui, et l’église actuelle. D’où probablement l’appellation de « Mas de l’église ». De nos jours, les plus âgés nomment parfois encore le village mas de la glèisa en occitan.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Terrebasse[1].

Le village s’enorgueillit d’un très joli pont de pierre construit après les terribles inondations de 1870, et de la petite chapelle de Notre-Dame-de-Tredos, située dans les collines des avants-monts à 700 mètres d’altitude. La chapelle qui date de l’an 936 abrite une vierge polychrome classée, c’est un lieu de pèlerinage très aimé des habitants de la vallée.

La petite commune a payé un lourd tribut aux deux guerres mondiales, 23 enfants du village sont tombés au champ d’honneur entre 1914 et 1918 alors que la commune comptait une population avoisinant les 600 habitants. En 1945 un jeune caporal FFI tombait sous les balles de l’ennemi outre-Rhin, tandis que quelques jeunes stéphanois participaient aux combats de la résistance dans les maquis du haut-languedoc.

En 1950, un corps de sapeurs pompiers communal a été créé, au fil du temps il est devenu une institution majeure dans le village et au delà dans le canton d’Olargues. Le 26 novembre 1977 les pompiers de Saint-Étienne intervenaient sur un crash aérien dans le massif du Somail, un Nord Atlas transportant 35 musiciens de la marine venait de s’écraser non loin du hameau de la Sicarderie.

La ligne de chemin de fer Castres-Mazamet-Bédarieux ouverte dans son intégralité le 10 novembre 1889, a été fermée au service des voyageurs le 10 juillet 1972 et au service des marchandises en 1987. Déclassée en 1995 par l’État, elle est aujourd’hui remplacée par une piste verte destinée aux randonneurs et aux cyclistes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de  Saint-Étienne-d’Albagnan

Les armes de Saint-Étienne-d’Albagnan se blasonnent ainsi :


taillé, d’argent à une coquille de gueules et d’or à une palme de sinople posée en bande, au chef d’azur chargé d’une ombre de soleil d’or.[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Francis Affre    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 312 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
506 516 563 611 636 665 660 693 699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 656 635 636 853 841 890 760 767
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
727 713 677 602 585 552 519 451 443
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
364 319 256 218 253 271 292 295 312
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle de Notre-Dame de Trédos
  • Chapelle Notre-Dame de Trédos (XVIIeXVIIIe siècles).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Annick Moustaki née Cosannec, première épouse de Georges Moustaki. Elle a vécu longtemps dans un hameau isolé de la commune.
  • Louis Donnadieu, parlementaire, député du Tarn sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing.
  • Antoine Piazza, écrivain à succès, auteur des Ronces et de Mougaburu. Il a été instituteur du village dans les années 1980.
  • Jo Vincens écrivain décédé résidant à Lamalou-les-Bains. Il a vécu à Bonnefont pendant la guerre. Il a écrit un roman d’amour Comme une bête blessée en 1957 dont l’action se situe à Bonnefont et dans les environs de Saint-Étienne-d’Albagnan à la fin du XIXe siècle.
  • Gerard Phalippou, poète chasseur et chanteur. Il a célébré la vie rurale et les beautés de la nature du département de l’Ardèche en particulier, où il a vécu longtemps avant de se retirer à Saint-Étienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l’Hérault, Artistes en Languedoc (ISSN 1264-5354), p. 62.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011