Safou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
safous sur l'arbre

Le safou est le fruit du safoutier. Le safou est parfois appellé prune en français. Au Gabon, il est généralement appelé atanga, d'où le mot atangatier pour désigner l'arbre qui le produit.

Description[modifier | modifier le code]

Le safou est un fruit d'Afrique tropicale et équatoriale. Il existe plusieurs variétés, le safou se distingue par la variété de ses couleurs d'un fruit à un autre, du rose clair au bleu marine en passant par le bleu ciel et le violet. Il renferme un noyau. La chair du safou est souvent grasse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le safou tient son nom du kikongo nsafu (l’arbre est appelé n’safu ou musafu).

Variétés[modifier | modifier le code]

Elles font partie de la famille : Burseraceae, genre : Dacryodes, espèce : edulis

Production[modifier | modifier le code]

Pour l'alimentation[modifier | modifier le code]

Le safou contient 59 % d’humidité soit (53,3 g/100 g) d'eau, 4 % soit 11,2 g de protéines, 5 % de glucides, 8,7 % de fibres, 1,4 % de minéraux et fournit 234 cal pour 100 g. Sa teneur en acide gras (22,1 %) est équivalente à celle de l’avocat. On compte aussi le cuivre (0,93 mg/100 g), les lipides (29,4 mg/100 g).

La pulpe fraîche contient des quantités considérables d'acides palmitique et linoléique[1].

On trouve aussi dans le safou de la provitamine A (72 mg/100 g), de la vitamine C 11 mg (acide ascorbique), de la vitamine E (1,3 mg/100 g) et des minéraux, dont les plus présents sont le calcium (65 mg/100 g), le potassium (443 mg/100 g) et le phosphore (68 mg/100 g).

Consommation[modifier | modifier le code]

La peau du safou appelée la pulpe, et le tégument qui recouvre son noyau sont comestibles. Dans les régions et pays (Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale...) d’où il est originaire, le safou se consomme plutôt cuit, mais aussi séché. Il y a principalement trois manières de le cuire : par immersion dans l'eau bouillante, sur la braise[2] et enfin sur une plaque chauffante ou dans un four et saupoudré de sel ou sans sel. On peut également le consommer cru, auquel cas il est plus apprécié mi-sec ou mou sur au moins une partie de sa surface. Mais il ne mûrit pas de façon aussi uniforme que l’avocat. Certains préfèrent le consommer avant qu’il ne mûrisse complètement, car ils apprécient le goût acidulé des parties encore croquantes. Il a aussi des propriétés somnifères.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dacryodes edulis », sur http://www.worldagroforestry.org (consulté le 21 septembre 2009)
  2. Safou: Dacryodes edulis, Manuel du vulgarisateur, Southampton, UK, Southampton Centre for Underutilised Crops, SCUC,‎ 2006, [PDF] (ISBN 0854328149), partie 15 consultation en ligne

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :