Sadao Yamanaka

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Sadao Yamanaka

Nom de naissance 山中 貞雄
Naissance
Kyoto
Drapeau du Japon Japon
Nationalité Flag of Japan.svg Japonais
Décès (à 28 ans)
Manchourie
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Profession Réalisateur, scénariste
Films notables Pauvres humains et ballons de papier

Sadao Yamanaka (山中 貞雄, né le à Kyoto et mort le en Mandchourie) est un réalisateur et scénariste japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès la fin de ses études, Sadao Yamanaka entre dans la société de production de Masahiro Makino, puis dans celle de l'acteur Kanjuro Arashi, pour lequel il écrit de nombreux scénarios. Il réalise son premier film en 1932 : Le Sabre de chevet (Dakine no nagawakizashi). En 1933, il est engagé par la Nikkatsu, puis, en 1937, invité par le PCL (Laboratoires photochimiques), ancêtre de la future Toho, il y est accueilli par son ami Yasujiro Ozu, avec qui il fut comparé. Là, il réalise son ultime film, Pauvres humains et ballons de papier, considéré comme l'un des plus grands du cinéma japonais. Mobilisé pour la Mandchourie, Sadao Yamanaka y décède, à l'âge de 29 ans, des suites d'une dysenterie.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Selon Donald Richie, « le meilleur des réalisateurs du nouveau jidaigeki fut peut-être Sadao Yamanaka. (...) Son ambition était de moderniser davantage encore le film historique. Ce projet figure dans le manifeste d'un groupe de huit jeunes cinéastes japonais qui se nommait le Narutaki-gumi, d'après le district de Kyoto où ils habitaient et écrivaient sous le pseudonyme commun de Kajiwara Kimpachi. Yamanaka, (...), ne s'intéressait ni aux héros nihilistes ni aux sauveurs de l'humanité. Il voulait plutôt "filmer le gendaigeki comme on filme les jidaigeki contemporains", c'est-à-dire tourner le genre de films qu'Hiroshi Inagaki appelait un "drame contemporain avec chignon de samouraï. » (in : Le Cinéma japonais, Éditions du Rocher, p. 89).

  • Le cinéma de Sadao Yamanaka présente certaines affinités avec celui d'Ozu. « Tous deux se servaient de techniques qu'on reconnaîtrait aujourd'hui comme minimalistes. Ils dépouillaient le plateau de tout ce qui n'était pas essentiel : ils réduisaient au minimum les gestes des acteurs ; ils exprimaient leurs idées indirectement, par des plaisanteries, des apartés et des conversations brèves et suggestives. » (D. Richie, op. cité)

Hommage[modifier | modifier le code]

Dans le cadre du Festival Paris Cinéma en 2010, la Maison de la culture du Japon à Paris diffuse les trois films qui subsistent[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Sadao Yamanaka réalisa 23 films en sept ans, mais, en raison de nombreuses destructions, trois seulement subsistent :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]