Sada Yacco

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Sada Yacco.

Sada Yacco or Sadayakko (en japonais, 川上貞奴 Kawakami Sadayakko), née à Tokyo le 18 juillet 1871 et morte le 7 décembre 1946 à Atami) est une actrice et danseuse tragique japonaise, dont les prestations scéniques ont fortement influencé la danse moderne et sont notamment citées par Ruth Saint Denis ou encore Isadora Duncan[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

C’est lors de l’Exposition universelle de 1900 que Loïe Fuller présente Sada Yacco au public parisien dans son théâtre-musée, où le spectacle connaît un très vif succès. La troupe est rejointe par Isadora Duncan, dont Robert de Montesquiou dit qu’elle s’inspire du jeu de Sada Yacco[2] et part à Berlin. Le mouvement de son jeu de scène est immortalisé par les portraits qu'ont laissés d'elle Pablo Picasso ou Leonetto Cappiello. Un exemplaire de l'affiche en forme de kakémono réalisée par Alfredo Müller en 1900 est conservé par le musée du Université des arts et techniques de Kyōto. Une copie est présentée au Futaba Museum de Nagoya[3],[4], établi dans la demeure qu'a partagée l'actrice avec son second mari, l'ingénieur Momosuke Fukuzawa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le jeune Picasso et la danseuse Sada Yacco », par Claudia Palazzolo, in Registres, numéro 7 : La parole ou le théâtre qui pense, Presses de la Sorbonne nouvelle, décembre 2002, p. 170 sqq.
  2. Antoine Bertrand, Les Curiosités esthétiques de Robert de Montesquiou, Paris, Droz, 1996, p. 626.
  3. Sada Yacco (featuring guest star Sadayacco Kawakami) a poster drawn by German artist Mueller in 1900.
  4. Histoire du Futaba Museum.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Gautier, Musiques bizarres à l'Exposition de 1900 : danses de Sada-Yacco, Paris, Librairie Paul Ollendorff, 1900
  • Camille Mauclair, Un exemple de fusion des arts : Sada Yacco et Loïe Fuller, in Idées vivantes : Rodin, Carrière ; Sada Yacco et Loïe Fuller ; La religion de l'orchestre : l'identité et la fusion des arts ; etc., Paris, Librairie de l’art ancien et moderne, 1904
  • Antoine Bertrand, Les Curiosités esthétiques de Robert de Montesquiou, Paris, Droz, 1996 ; voir section « Loïe Fuller, Sada Yacco, Isadora Duncan », p. 624 sqq.
  • (en) Lesley Downer, Madame Sadayakko: the Geisha who bewitched the West, New York, Gotham Books, 2003
  • Sophie Jacotot, « Sada Yacco à l’Exposition universelle de 1900 : l’entrée en scène du corps japonais en Occident », in 48/14, revue du musée d’Orsay, printemps 2005
  • Catherine Hennion, La Naissance du théâtre moderne à Tôkyô, L’Entretemps, coll. « Champ théâtral », 2009 ; voir la section « Kabuki au-delà, drame en deçà : le triomphe de Sada Yacco »

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