Sacrifice humain chez les Mayas

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Bas-relief d'un des murs du grand jeu de paume de Chichén Itzá, représentant un sacrifice par décapitation. Le personnage à gauche tient dans sa main la tête du personnage agenouillé à droite. Du cou de la victime, jaillissent des jets de sang en forme de serpents.

Le sacrifice humain était, chez les Mayas de l'époque précolombienne, un rituel dont le but métaphysique était de nourrir les dieux. Le sang était en effet considéré par les Mayas, ainsi que l'ensemble des Mésoaméricains, comme une source d'énergie divine qu'il convenait d'offrir régulièrement aux dieux, notamment par autosacrifice ; le sacrifice d'une créature vivante était une puissante offrande de sang et, par extension, le sacrifice d'une vie humaine était l'offrande ultime, par laquelle se terminaient les rituels mayas les plus importants. En général, seulement des prisonniers de guerre de haut rang étaient sacrifiés, les captifs de statut inférieur étant utilisés comme esclaves[1]. On trouve des évocations de sacrifices humains dans l'art et les écrits mayas classiques et postclassiques.

Methodes[modifier | modifier le code]

Les mayas utilisaient toute une variété de sacrifices mais les méthodes les plus courantes étaient la décapitation, la cardiectomie ainsi que l'autosacrifice.

Décapitation[modifier | modifier le code]

La décapitation d'un roi ennemi était la plus précieuse des offrandes qu'on puisse offrir aux dieux car elle reconstituait la décapitation du dieu du maïs Yum Kaax par les seigneurs de la mort[2].

La décapitation, telle qu'elle est représentée dans l'art maya de la période classique, était généralement pratiquée après que la victime a été torturée, battue, brûlée ou éventrée[3]. Le Popol Vuh raconte comment un des frères jumeaux a été décapité par Camazotz au jeu de balle[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sharer et Traxler 2006, p. 751.
  2. a b c d Sharer and Traxler 2006, p. 751.
  3. a b Miller and Taube 1993, 2003, p. 96.
  4. a b Gillespie 1991, p. 322-323.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert J. Sharer et Loa P. Traxler, The Ancient Maya, Stanford University Press,‎ 2006, 931 p. (ISBN 0-8047-4817-9, lire en ligne)
  • (en) Miller Mary et Karl Taube, An Illustrated Dictionary of the Gods and Symbols of Ancient Mexico and the Maya, Londres,‎ 1993, 2003 (ISBN 0-500-27928-4, OCLC 28801551)

Articles connexes[modifier | modifier le code]