Saasenheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saasenheim
La mairie-école de Saassenheim
La mairie-école de Saassenheim
Blason de Saasenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Marckolsheim
Intercommunalité C.C. du Ried de Marckolsheim
Maire
Mandat
Norbert Lombard
2014-2020
Code postal 67390
Code commune 67422
Démographie
Population
municipale
602 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 15″ N 7° 37′ 11″ E / 48.2375, 7.6197 ()48° 14′ 15″ Nord 7° 37′ 11″ Est / 48.2375, 7.6197 ()  
Altitude Min. 164 m – Max. 170 m
Superficie 7,80 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Saasenheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Saasenheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saasenheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saasenheim

Saasenheim est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Saasenheim

Saasenheim se situe dans la plaine d'Alsace, dans le ried de l'Alsace centrale à 45 km au sud de Strasbourg, 15 km à l'est de Sélestat et 10 km au nord de Marckolsheim. La commune est entourée des villages de Richtolsheim au sud-ouest, Sundhouse au nord-ouest et Schœnau au sud-est. La route départementale 468 reliant Strasbourg à Neuf-Brisach traverse la commune du nord au sud. Le ban communal est composé de deux parties, dont une enclave au cœur de Sundhouse qui correspond à l'ancien village disparu de Linkenheim. Les terres agricoles (maïs et blé) occupent plus de 75 % de la surface communale. La rivière l'Ischert arrose la commune.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • L'Ischert (4 km)
  • Le Kaepfergraben (se jette dans l'Ischert)

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Saxinhaime, 739
  • Sacinesheim, 742
  • Saxones, 778
  • Sahsenheim, 1270
  • Saasenheim, 1419
  • Sasen, 1650

Origine du nom[modifier | modifier le code]

On croit savoir que l'origine du nom a un rapport avec l'arrivée de Saxons venus coloniser la localité et du suffixe Heim = demeure, village.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site remonte aux Mérovingiens comme l'atteste un cimetière découvert sur la commune. Cette découverte relève plutôt d'une colonisation planifiée des environs de Saasenheim.

À partir de 1244 le village fait partie des biens de la famille des Ribeaupierre en même temps que les villages de Schoenau et de Linkenheim. Le 14 mars 1270 l'église de Saasenheim ainsi que les dîmes qui vont avec passent entre les mains des dominicains de Strasbourg. En 1360,le village est confié en fief aux Von Schoenau qui le conservent, avec une courte interruption en 1474 et 1499, jusqu'à la Révolution. Au XIVe siècle une partie du village passe en fief aux Autrichiens, qui le confient en fief à la famille noble des Andlau.

Entre Saasenheim et Rhinau il existait deux villages qui ont entièrement disparu, ce sont Linckenheim et Biblosheim. Linckenheim appartenait aux nobles de Schoenau. La tradition dit que ces deux villages ont été entièrement rasés durant la Guerre de Trente Ans.

Le 8 novembre 1445 les Armagnacs détruisent entièrement le village et soumettent la population à des cruautés incroyables. Avec la guerre des paysans, une grande partie de la population de Saasenheim font cause commune avec les paysans venus de Kaiserstuhl qui se dirigent, sous le commandement de Jean Wagner de Rhinau, vers le couvent d'Ebersmunster qu'ils dévastent et incendient. Ils y établissent leur quartier général et font route vers Scherwiller prêts à en découdre avec les troupes lorraines venus mater la rébellion. Plus de 6000 paysans y laisseront leur vie dans ces affrontements.

En 1852, des inondations font d'énormes dégâts dans la commune. Les maisons sont reconstruites grâce à la générosité de l'empereur. Au cours du XIXe siècle la localité connaît un début d'activité industrielle de tricotage et de préparation du chanvre. Au cours de la Première Guerre mondiale, en 1914, 99 citoyens de Sassenheim sont contraint de porter l'uniforme allemand. En 1922 la commune est entièrement électrifiée. En 1939, une partie de la population est évacuée à Salignac et Cazoules (Dordogne). En juin 1940 Saasenheim subit de plein fouet l'offensive allemande. En 1942, 64 incorporés de force sont obligés de servir dans l'armée allemande. Le village est libéré le 2 février 1945 après de durs combats entre les troupes américaines et allemandes épaulées par le 2e G.T.M (2e Groupe de Tabors Marocains = tirailleurs marocains).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saasenheim

Les armes de Saasenheim se blasonnent ainsi :
« D'or au trèfle de sinople, à la bordure de gueules. »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Norbert Lombard[2] SE  
mars 2008 mars 2014 Norbert Lombard SE  
mars 2001 mars 2008 Jean Paul Fahrner SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 602 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 334 396 450 540 534 563 628 600
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
560 571 556 564 498 479 479 499 511
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 518 506 439 441 442 445 414 389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
435 424 447 447 458 479 567 579 602
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saasenheim est jumelée depuis 1998 avec deux communes du département de la Dordogne : Cazoulès et Salignac-Eyvigues.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

Église Saint Jean-Baptiste
Crucifix de 1828 installé sur une chapelle fermée

L'église a ceci de particulier c'est qu'elle ne se trouve pas au milieu du village, mais un peu plus à l'écart en raison des fréquentes inondations. Église remontant au XVIIIe et XIXe siècles et construite en grès des Vosges. L'église possède un mobilier intéressant : une piéta de style gothique, un triptyque du début du XVIe siècle, un orgue datant de la fin du XVIIIe siècle construit par Martin Bergantzel. L'église médiéval originelle a été remplacée, dans la première moitié du XVIIIe siècle, par le grand vaisseau de style baroque, ainsi que le clocher-chœur et l'abside polygonale, en 1892 et par un clocher à façade et un nouveau chœur à pans coupés.

Grotte du Steinbreit[modifier | modifier le code]

En 1908, la famille d'Émile Vogel érige une grotte dans la forêt familiale du Steinbreit, face au stade de football pour remercier la Vierge Marie d'avoir guéri le cadet des enfants, Émile Canisius Vogel (1898-1967) atteint d'un mal incurable à l'âge de 10 ans. Pour ériger l'édifice, Ignace Schwoerer, originaire de Saasenheim fit venir des pierres du Kaiserstuhl avec des attelages de chevaux. Le maître maçon de Villé, ami d'Émile Vogel père, a maçonné l'ensemble qui sera orné d'une statue de la Vierge. Cette madone sera régulièrement fleurie par des mains anonymes. En 1938, la statue disparaît mystérieusement. Après plusieurs semaines de recherche, la Vierge réapparaît, repeinte par un artiste peintre de Marckolsheim, qui avait décidé de son propre chef de mener une petite restauration sur la statue. Depuis lors, famille et amis continent de fleurir et vénérer la Vierge Marie.

Orgue[modifier | modifier le code]

La maison à kniestock[modifier | modifier le code]

Datée de 1674

Crucifix de 1828[modifier | modifier le code]

Ce crucifix de facture assez rustique se trouve sur le toit d'une chapelle fermée que l'on rencontre assez fréquemment dans le Ried. Avec ces deux éléments de la foi chrétienne on a voulu associer deux symboles de la piété rurale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :