Saïdou Kane

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Saïdou Kane

Naissance 1947
à Tékane, Mauritanie Mauritanie
Décès
à Dakar, Sénégal Sénégal
Profession Socio-anthropologue
Islamologue
Professeur
Activiste

Le professeur Saïdou Kane (né en 1947 à Tékane, en Mauritanie ; mort le à Dakar, au Sénégal) était un socio-anthropologue, militant associatif et leader politique mauritanien. Issu de la communauté halpulaaren, il se démarquait par son engagement en faveur de la diversité culturelle et son parcours pluridisciplinaire. Son œuvre comprend des études de l’anthropologie historique et de généalogie toucouleure et s’étend jusqu’à des analyses au niveau de la politique internationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Saïdou Kane effectue ses études secondaires au lycée Faidherbe de Saint–Louis (Sénégal), entame une formation à Moscou et suit des études universitaires à Dakar, à Bruxelles et à Paris. Après la soutenance d’un mémoire sur le Sahara occidental en 1977, il regagne la Mauritanie pour devenir chercheur à l’Institut mauritanien de Recherche scientifique (IMRS) ; responsable du Programme de Sauvegarde des Villes anciennes de Mauritanie à l'Institut des Langues nationales (ILN) de Nouakchott dont il est cofondateur ; et Inspecteur de l’Éducation nationale.

Fondateur de l’Union Démocratique Mauritanienne (UDM) et, durant le régime du colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, prisonnier politique à Oualata, il servira comme Vice-président et Porte-parole des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) entre 1995 et 2000, année de sa démission des FLAM.

Exilé en Europe, il enseigne à l’Université libre de Bruxelles et dans des institutions en Suisse, en France et en Hollande, et obtient le titre de professeur agrégé.

En 1997, Saïdou Kane fonde le Réseau eurafricain des Droits de l’Homme, du Développement intégré et des Relations interculturelles (YAAKAARE)[1] avec Jean Ziegler, professeur de sociologie et homme politique socialiste de nationalité suisse. En 2001, Saïdou Kane initie le Forum de la Diaspora pour une Mauritanie Unie et Prospère/ Coalition pour le changement (FDMUP/CC). La liste de diffusion du ForumDiaspora deviendra pendant quelques années la principale source d’informations sur la Mauritanie, avant l’établissement du site CRIDEM[2].

Président des mouvements Conscience et Résistance (CR) et l’Alliance Patriotique (AP), Saïdou Kane revient en Mauritanie en 2005 pour contribuer à la reconstruction du pays après la chute de Ould Taya. Il rend l’âme suite à un accident de voiture entre Nouakchott et Tékane, sa ville natale.

Journées d’hommage[modifier | modifier le code]

Depuis la disparition de Saïdou Kane, plusieurs journées de commémoration ont été organisées par ses proches, ses tenants et ses étudiants. Les dernières journées ont eu lieu à Paris, le 3 octobre 2009, et à Bruxelles, le 30 octobre 2010.

Fondation Saïdou Kane[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2010 s'est tenu l’Assemblée générale constitutive de la « Fondation Saïdou Kane ». Celle-ci a pour objectif de conserver tous les documents et témoignages du Prof. Saïdou Kane afin de perpétueter son idéal d’une véritable unité du peuple mauritanien, dans toute sa diversité. Le Prof. émérite en sociologie Cheikh Saad Bouh Kamara assure la présidence de la Fondation Saïdou Kane.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saïdou Kane, Histoire du Dimar des origines à nos jours, 1966
  • Saïdou Kane, Enquête sociologique dans la plaine du Dirol (Mauritanie), Nouakchott, USAID, 1986
  • Saïdou Kane, Les enjeux géopolitiques et culturels de l'intégration nationale et régionale en Afrique: l'exemple mauritanien, Université libre de Bruxelles, 1993
  • Saïdou Kane, Enjeux ethniques et problèmes géo-stratégiques, Université de Paris XII - Créteil, 1994
  • Saïdou Kane, Aperçu sur la démocratisation, la question des droits de l'homme et le problème des réfugiés au Zaïre, 1995
  • Saïdou Kane, Histoire de l'esclavage et des luttes anti-esclavagistes en Mauritanie, 2002

Notes et références[modifier | modifier le code]