Saâdeddine El Othmani

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Saâdeddine El Othmani
Saâdeddine El Othmani lors d'un meeting aux États-Unis le 15 mars 2012
Saâdeddine El Othmani lors d'un meeting aux États-Unis le 15 mars 2012
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération
3 janvier 201210 octobre 2013
Monarque Mohammed VI
Président du gouvernement Abdelilah Benkirane
Gouvernement Benkiran I
Législature IXe législature
Prédécesseur Taïeb Fassi-Fihri
Successeur Salaheddine Mezouar
Président du Conseil national du Parti de la justice et du développement
En fonction depuis le 20 juillet 2008
Prédécesseur Abdelilah Benkirane
Secrétaire général du Parti de la justice et du développement
1er juillet 200420 juillet 2008
Prédécesseur Abdelkrim Al Khatib
Successeur Abdelilah Benkirane
Député de la ville de Mohammedia[réf. souhaitée]
En fonction depuis le 7 septembre 2007
Élection 7 septembre 2007
Réélection 25 novembre 2011
Législature VIIIe, IXe
Député de la ville d'Inezgane
14 novembre 19977 septembre 2007
Élection 14 novembre 1997
Réélection 27 septembre 2002
Législature VIe, VIIe
Biographie
Nom de naissance Saâdeddine El Othmani
Date de naissance 16 janvier 1956 (58 ans)
Lieu de naissance Inezgane (Drapeau du Maroc Maroc)
Nationalité marocaine
Parti politique Parti de la justice et du développement
Diplômé de Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca
Profession Psychiatre
Religion Islam

Saâdeddine El Othmani est un psychiatre et homme politique marocain d'obédience islamiste, né le 16 janvier 1956 à Inezgane[1], ville mitoyenne d'Agadir dans la région du Souss. Il est également auteur d'ouvrages traitant de psychologie ou de droit islamique, et ancien rédacteur en chef de revues et publications[1].

À la suite des élections législatives du 25 novembre 2011 donnant la victoire au Parti de la justice et du développement (PJD) dont il fait partie, il a été nommé le 3 janvier 2012, par le roi Mohammed VI, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, poste qu'il occupe jusqu'au 10 octobre 2013.

En 2002, il est devenu membre du Conseil maghrébin de la Choura[1] (conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe).

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Saâdeddine El Othmani est issu d'une célèbre famille amazighe du Souss qui, selon Mohamed Mokhtar Soussi, est l'« une des deux seules familles au Maroc où la science s'est perpétuée depuis plus de mille ans »[2].

Études supérieures[modifier | modifier le code]

Saâdeddine El Othmani, après avoir passé un baccalauréat en sciences mathematiques en 1976, s'engagea dans des études de médecine à Casablanca, obtenant un doctorat en médecine générale à la faculté de médecine de l'université Hassan II en 1986 et un diplôme de spécialité en psychiatrie en 1994[1]. Il a aussi acquis une licence en droit musulman (charia) en 1983, puis un magistère en loi islamique à Dar al-Hadith al-Hassania en 1987 et un diplôme supérieur en études islamiques à la faculté des lettres et des sciences humaines de l'université Mohammed V de Rabat en novembre 1999[1].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Une fois devenu docteur en médecine, Saâdine El Othmani commença, en 1987, à exercer en tant que médecin généraliste, puis à compter de 1990, dans le cadre de la poursuite de ses études médicales, également en tant que médecin en cours de spécialité en psychiatrie au centre hospitalier universitaire de Casablanca. En 1994, il devint Psychiatre à l'hôpital psychiatrique de Berrechid, et ce, jusqu'en 1997[1].

Sa carrière s'orienta alors résolument vers la politique, l'amenant à assurer diverses responsabilités. À la suite des élections législatives de 1997, il devint parlementaire d'Inezgane[1], sa ville natale, qu'il resta à la suite de celles de 2002 jusqu'en 2007[1]. Parallèlement, il fut le vice-président de la commission des Affaires étrangères au Parlement en 2001-2002, devint membre du Conseil maghrébin de la Choura[1] (conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe) en 2002 et évolua au sein de ses formations politiques de rattachement.

En janvier 1998, il devint le directeur du Mouvement populaire démocratique constitutionnel (MPDC)[1], né d'une scission du Mouvement populaire (MP) et « ancêtre » du Parti de la justice et du développement (PJD), d'obédience islamiste ; en décembre 1999, le vice-secrétaire général du PJD[1] ; et à partir de 2004, après la retraite politique d'Abdelkrim Al Khatib (fondateur du MPDC), son secrétaire général[1].

Lors des élections du parti de 2008, où il ne s'était pas représenté en tant que secrétaire général[3], il fut remplacé par Abdelilah Benkirane, mais obtint la présidence de son conseil national[3]. Il est aussi devenu le président de la commission des relations internationales du PJD[réf. nécessaire][Quand ?].

Il est nommé le 3 janvier 2012, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dans le gouvernement Benkirane[4], formé à la suite de la victoire du PJD aux élections législatives de 2011. Il remplace Taieb Fassi-Fihri, devenu Conseiller diplomatique du Roi Mohammed VI. Le 10 octobre 2013, il est remplacé par Salaheddine Mezouar dans le gouvernement Benkiran II.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « CV du Ministre », sur www.diplomatie.ma (consulté le 22 décembre 2012)
  2. (ar) عبد اللطيف أبي القاسم, « سعد الدين العثماني..القوة الهادئة ("Saâdeddine El Othmani, force tranquille") », sur www.hespress.com,‎ 3 janvier 2012
  3. a et b « Le Ministre »,‎ 3 janvier 2012 (consulté le 22 décembre 2012)
  4. « Historique des gouvernements marocains », sur www.maroc.ma (consulté le 22 décembre 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]