SOS Racisme

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SOS Racisme

Logo de l’association
Cadre
But Lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination
Zone d’influence Drapeau de France France
Fondation
Fondation 1984
Fondateur Julien Dray, Harlem Désir
Identité
Siège 51 avenue de Flandre 75019 Paris
Personnages clés Fodé Sylla, Malek Boutih
Présidente Cindy Leoni
Secrétaire général Guillaume Ayné
Trésorière Sandrine Malet
Financement FASILD/ACSE, Pierre Bergé, Ministère de l'Éducation nationale, Fondation Ford, dons, adhésions ...
Slogan Touche pas à mon pote.
Site web www.sos-racisme.org

SOS Racisme est une association française créée en 1984, dont le but est la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et plus généralement toutes les formes de discrimination[1]. Sa filiale espagnole, SOS Racismo, est basée à Barcelone.

Son slogan est Touche pas à mon pote.

Sommaire

Histoire du mouvement [modifier]

Contexte [modifier]

SOS Racisme est née dans un contexte particulier. En effet, au début des années 1980, deux événements majeurs vont venir renforcer les tensions internes à la société française. Tout d'abord, à la fin des années 1970 et au début des années 1980, la France s'aperçoit que les populations nord-africaine et subsaharienne qui vivent sur son territoire et y ont refait leur vie vont s'inscrire durablement dans la réalité française.

En outre, la crise économique et sociale qui frappait alors la France crée un contexte propice aux amalgames.

Les crises de l'usine automobile Talbot (PSA) de Poissy marquera le début de SOS Racisme, avec les affrontements entre les grévistes et les travailleurs immigrés.

Préparation [modifier]

Harlem Désir, président de SOS Racisme de 1984 à 1992.

Le 15 octobre 1984, SOS Racisme était fondée. Proche du Parti socialiste à sa création[2], cette dernière intervient un an après la « marche des beurs ». Plusieurs personnalités du PS, eux-mêmes issus des mouvements trotskistes (tels que Julien Dray ou Harlem Désir) et d'autres mouvements de gauche participent à la création de l'association[3]. Un livre, Histoire secrète de SOS Racisme, écrit par Serge Malik, l'un des fondateurs du mouvement, dénonce une instrumentalisation politique de l'antiracisme à travers SOS Racisme[4], une surreprésentation de membres de l'Union des étudiants juifs de France et une marginalisation des « beurs »[5]. Selon Farida Belghoul, l'une des leaders du mouvement beur de l'époque, le PS et l'UEJF ont créé SOS racisme pour détruire le mouvement beur, dont beaucoup de militants affichaient leur solidarité avec le peuple palestinien, et pour axer le discours non plus sur les problèmes de banlieues mais sur la lutte contre le Front national[6]. Cette utilisation politique explique également, selon Philippe Juhem, « l'hostilité » et « la défiance que les associations du “mouvement beur” manifesteront à l'égard de SOS[7] ».

L'ambition de Julien Dray et des fondateurs de SOS-Racisme est de construire ce qu'ils appellent un « mouvement de masse » dont la capacité de mobilisation importe plus que le détail de son programme[7]. Les fondateurs élaborent rapidement une « histoire officielle » de l'association : une anecdote liée au « racisme ambiant » est systématiquement diffusée auprès des journalistes pour accréditer la thèse d'un « mouvement spontané issu de l'indignation morale d'une bande de copains ». Jacques Attali dans son livre Verbatim (1993) soutient lui que l'association a été créée « de toutes pièces » à partir de l'Élysée. Cette version est contestée par les études actuelles[citation nécessaire] qui soulignent cependant le rôle du soutien financier du gouvernement socialiste dans le lancement de l'association (voir budget).

Prises de position [modifier]

Les mots d'ordre de l'association sont ceux de la fraternité et du multiculturalisme symbolisés par le slogan « Touche pas à mon pote » - trouvé par le journaliste Didier François [3] - inscrit au sein d'une main jaune créée par le communicant Christian Michel[8] (qui réalisera ensuite de nombreuses campagnes de communication pour l'association). Dès l'origine, SOS Racisme considère que le combat contre les discriminations passe par une réflexion sur l'urbanisme et le rôle de l'école. Ainsi, elle a dénoncé, dès le début des années 1990, la constitution de ghettos urbains en périphérie des grandes villes. Elle mettra en avant le mot d'ordre « intégration » – récusant par là-même aussi bien le terme d’« assimilation » et l'expression du « droit à la différence » – et citera souvent en exemple la réussite sociale de personnes d'origine immigrée. La fin des années 1980 et le début des années 1990 sont l'occasion pour l'association de donner une vitrine à son combat au travers de grands concerts donnés à Paris en plein air (La Concorde, Bastille, République, Vincennes)[9]. SOS Racisme bénéficie également de l'aura personnelle de son président, Harlem Désir, alors très présent dans les médias et considéré comme un excellent communiquant politique[10],[11],[12]. Dans ses premières années, l'association poursuit plusieurs buts. Il s'agit tout d'abord de créer un « cordon sanitaire » républicain autour du Front National (autrement dit, éviter que le Front National, aussi bien localement que nationalement, ne participe à une majorité[13]. À cet égard, on remarquera que ce but, poursuivi également par les autres associations antiracistes, a abouti à une situation assez inédite en Europe. En effet, malgré le haut niveau électoral auquel s'est maintenu le Front National de 1984 à 2007 (10 à 17 % des voix exprimées à l'occasion des élections nationales), le Front National n'a jamais pu participer à la moindre majorité parlementaire, la droite française l'intégrant tout de même à certaines majorités dans les exécutifs régionaux.

Au-delà de cette lutte contre le Front National, SOS Racisme s'est attachée à défendre le droit du sol dont des tentatives de remises en cause eurent lieu sous différents gouvernements de droite (Gouvernement Chirac de 1986 à 1988, Gouvernement Balladur de 1993 à 1995 et Gouvernement Juppé de 1995 à 1997). Les mobilisations des associations et des partis de gauche empêchèrent cette remise en cause du droit du sol[réf. nécessaire], considéré comme partie intégrante du Pacte républicain par ses défenseurs.

À la fin des années 1990, l'association réoriente son combat vers la lutte contre les discriminations raciales. Bien que le phénomène fut reconnu, il ne faisait pas réellement partie des préoccupations de politiques publiques[réf. nécessaire]. En effet, le combat antiraciste était alors en grande partie tourné vers les questions liées à l'immigration et ne disposait en outre pas des outils nécessaires pour apporter la preuve de la discrimination.

À travers les « testings », SOS Racisme emploie de façon systématique une méthode tendant à apporter des preuves en matière de discrimination dans les domaines de l'accès au logement, du travail en général et de l'hôtellerie et du monde de la nuit en particulier. Ce travail a donné un certain nombre de résultats : des boîtes de nuit, des restaurants et quelques agences immobilières ont été condamnés pour discrimination raciale. À titre d'exemple, SOS Racisme a obtenu la condamnation du restaurant du Bal du Moulin Rouge pour discrimination à l'emploi (jugement de la Cour d'appel de Paris en date du 17 octobre 2003). En juillet 2007, les sociétés Garnier (du groupe l'Oréal) et Adecco étaient condamnées pour la même raison par la Cour d'appel de Paris. En 2001, la méthode du testing a été reconnue par la Cour de cassation comme méthode de preuve valable devant les tribunaux. Malgré cette reconnaissance, SOS Racisme dénonce régulièrement le retard pris par les pouvoirs publics en matière de lutte contre les discriminations ainsi que les avancées jurisprudentielles trop timides au regard de l'ampleur du phénomène des discriminations en France[réf. nécessaire].

À la fin des années 1990, lorsque les mouvements antiracistes se déchirent autour de la question du Proche-Orient, l'association clame son attachement au processus de paix selon elle mis à mal par la seconde intifada. Elle dénonce la résurgence d'un nouvel antisémitisme en France à travers la publication en 2002 des antifeujs[réf. nécessaire], le livre blanc des violences antisémites en France cosigné avec l'UEJF. Depuis les deux associations sont des partenaires privilégiés et ont organisé à partir de 2004 les soirées « Rire contre le racisme » qui se tenaient initialement au Zénith de Paris puis au palais des Sports de Paris une fois par an en présence d'artistes comme Michel Boujenah, Dany Boon, Jean-Marie Bigard ou Gad Elmaleh[réf. nécessaire]. En 2009, la soirée Rire contre le Racisme s'est transformée en Rire Ensemble et a été diffusée en direct de l'Olympia par France 2 le 5 septembre. En 2003, l'UEJF et SOS Racisme ont également créé une association étudiante dénommée FEDER (Fédération des Enfants de la République), qui concourt dans les scrutins universitaires[réf. nécessaire].

En février 2006, SOS Racisme a pris position en faveur de la publication des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten dans Charlie Hebdo, entre autres[14]. Dominique Sopo, Président de SOS Racisme, a été témoin de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures[15]. À l'occasion de l'affaire des caricatures, SOS Racisme affirma un attachement très fort à la laïcité, considérée comme un pilier fondamental aussi bien du vivre ensemble que comme une condition essentielle à l'existence d'un régime démocratique[réf. nécessaire].

Concert pour l'égalité organisé par SOS Racisme à Paris, le 14 juillet 2011.

Le 14 octobre 2007, en collaboration avec Libération et Charlie Hebdo, SOS Racisme organise un grand rassemblement au Zénith de Paris contre l'amendement Mariani prévoyant la faculté du recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial. L'amendement fut finalement voté dans une forme très amoindrie sous l'impulsion du Sénat. Ces modifications ainsi que les réserves d'interprétation apportées par le Conseil constitutionnel rendirent inopérante cette disposition qui n'est d'ailleurs jamais entrée en vigueur, faute de décrets d'application.

SOS Racisme a attaqué dans un procès intenté pour « provocation à la haine raciale » le journaliste d'investigation Pierre Péan pour son ouvrage Noires fureurs, blancs menteurs. Rwanda, 1990-1994 (2005) consacré à la politique française au Rwanda. En novembre 2011, la Cour de cassation, après deux premiers jugements favorables à Pierre Péan, a définitivement débouté l'association. L'avocate de Pierre Péan, Me Florence Bourg, soulignait à cette occasion « le militantisme assez clair de SOS Racisme sur le Rwanda » et l'attitude de SOS Racisme qui traite ce qui relève du débat d'idées « dans une arène judiciaire »[16][17].

Revendications [modifier]

Les objectifs de l'association visent, selon ses dires, à construire une « république métissée » qui assure une égalité à tous[1]. Elle dit rejeter tout autant les conceptions d'extrême droite que les conceptions « communautaristes » de la lutte antiraciste[1]. Selon l'association,

« L’antiracisme n’a jamais été pour nous la volonté de défendre telle population contre telle autre, de voir se constituer sur des bases ethniques ou religieuses des « syndicats » de défense de telle ou telle communauté.
L’antiracisme, pour nous, a toujours été la volonté de voir chacun vivre à égale dignité dans la société, quelles que soient ses origines, sa confession ou ses pratiques culturelles[1]. »

Selon son président Dominique Sopo, le mouvement a été très tôt attiré par le mouvement alter mondialiste, mais prend actuellement ses distances en raison d'un « manque de clarté » au sujet du fondamentalisme musulman et de l'antisémitisme. SOS Racisme est défavorable à la discrimination positive mais est pour l'anonymat des CV.[réf. nécessaire]

Activités [modifier]

  • Constitution de partie civile durant des procès pour des accusations de faits à caractère raciste ;
  • Aide juridique à des plaintes personnelles pour discrimination ; pour des étrangers ;
  • Aide à l'embauche sans discrimination (CV anonymes)[réf. nécessaire]. ;
  • Testing pratiqué à l'entrée de boîtes de nuit, auprès d'agences immobilières ou d'employeurs potentiels afin de démontrer toute forme de discrimination qui s'y exercerait.
  • Audit interne en entreprise et formation des collaborateurs, notamment au sein d'entreprises de recrutement, à lutter contre toutes les formes de discriminations, comme dans les sociétés du Groupe Vedior France en partenariat avec l'Institut Vedior pour la diversité et l'égalité des chances ;
  • Actions médiatiques.

Budget [modifier]

Selon Philippe Juhem, auteur de la thèse de science politique SOS-Racisme : Histoire d’une mobilisation « apolitique »[7], « La légende veut que SOS ait été créé à partir de deux prêts étudiants de 50 000 francs [...]. Il est cependant plus probable que l'association a reçu au moment de sa création de l'argent provenant du cabinet de l'Élysée qui a permis aux militants de l'Unef-Id de Villetaneuse de faire face aux premières dépenses – location du siège, lancement des premières séries du badge – que nécessitait le lancement de SOS. Ce versement a évidemment été tenu secret pour ne pas écorner l'image d'autonomie « apolitique » du débiteur. »[18]

L'activité de l'association est essentiellement assurée par les subventions de l'État français ou autres institutions en dépendant. Selon le Rapport de vérification et de contrôle pour l'année 2009 publié au Journal officiel[19], le montant total des dons, adhésions et subventions s'élève à 904 596 euros. Le donataire le plus important est le Fonds d'aide et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD) avec 348 000 euros, puis 80 000 euros pour le Ministère de l'Éducation nationale, 46 000 euros pour le Ministère de la Jeunesse et des Sports. La Mairie de Paris et le Conseil régional d'Île-de-France participent respectivement pour 40 000 et 35 000 euros. Enfin le Conseil de Développement de la Vie Associative, géré par le Haut Commissariat à la Jeunesse, participe pour 30 000 euros. Le principal donateur privé est Pierre Bergé, fondateur de Saint Laurent Rive gauche et proche officiellement au moins depuis les années 1980 du Parti socialiste. On notera encore la présence de l'organisation philantropique américaine la Fondation Ford. Le total des subventions publiques s'élève ainsi à 64 % du total des dons et subventions.

Le montant total des cotisations d'adhésion s'élève quant à lui à 18 669 euros, soit 2,06 % des ressources de l'association.

Nombre d'adhérents [modifier]

Du total des cotisations d'adhésion (18 669 euros) divisé par le montant minimal d'une adhésion (38 euros) l'on peut déduire que l'association comptait en 2009 un maximum de 491 adhérents[20].

Critiques [modifier]

  • Le sociologue Jean Baudrillard a comparé SOS Racisme à SOS Baleines : « Toute société doit se désigner un ennemi, mais elle ne doit pas vouloir l’exterminer. Ce fut l’erreur fatale du fascisme et de la Terreur, mais c’est celle aussi de la terreur douce et démocratique, qui est en train d’éliminer l’Autre encore plus sûrement que par l’holocauste. L’opération qui consistait à hypostasier une race et à la perpétuer par reproduction interne que nous stigmatisons comme abjection raciste, est en train de se réaliser au niveau des individus au nom même des droits de l’homme à contrôler son propre processus génétiquement et sous toute ses formes. SOS-Racisme. SOS-baleines. Ambiguïté : dans un cas, c’est pour dénoncer le racisme, dans l’autre, c’est pour sauver les baleines. Et si dans le premier cas, c’était aussi un appel subliminal à sauver le racisme, et donc l’enjeu de la lutte anti-raciste comme dernier vestige des passions politiques, et donc une espèce virtuellement condamnée[21]. »
  • Dans le cadre d'une polémique l'opposant au président de SOS Racisme Dominique Sopo, le journaliste Éric Zemmour écrit :

« Pendant vingt ans, l'antiracisme, Sopo le reconnaît lui-même, a régné en maître sur nos esprits. Alors, faisons son bilan. Le multiculturalisme qui remplace l'assimilation ; l'ethnicisation des questions sociales plutôt que la lutte des classes ; la déconstruction du roman national remplacé par la concurrence victimaire ; la haine institutionnalisée de la France autour de la figure totémique de Dupont Lajoie.[...] L'antiracisme fut le rideau de fumée qui occulta la soumission socialiste aux forces libérales[22]. »

Dans l'émission On n'est pas couché, Zemmour qualifie également SOS Racisme de « néfaste » et estime que l'association, dont l'action aggrave selon lui le racisme, est une « machine de guerre politique » instrumentalisée par la gauche pour permettre au Front National de grossir aux élections présidentielles et de déstabiliser la droite[23].

  • Serge Malik, qui fut l'un des membres fondateurs de l'association, dénonce ce qu'il considère comme une récupération de SOS Racisme par le pouvoir mitterrandien d'alors et notamment le rôle clé de Julien Dray dans cette instrumentalisation dans son livre Histoire secrète de SOS Racisme[24],[4].
  • SOS Racisme a été critiqué à l'extrême gauche par divers mouvements de l'immigration et d'autres (les anarchistes ont très tôt dénoncé ce groupe, selon eux créé de toutes pièces par le PS). Ainsi, Hamé, du groupe de rap La Rumeur, a écrit dans La Rumeur Magazine (no 1, 29 avril 2002), qu’« [ … ] au travers d’organisations comme SOS Racisme, créée de toutes pièces par le pouvoir PS de l’époque pour contribuer à désamorcer le radicalisme des revendications de la Marche des beurs, l’égalité des droits devient l’égalité devant l’entrée des boîtes de nuit. La justice pour les jeunes tués par la police disparaît sous le colosse slogan médiatique « Touche pas à mon pote ! » ou « Vive le métissage des couleurs ! », etc. »
  • Dans Fier d'être Français, l'historien Max Gallo critiquait le choix de la main jaune comme logo : « Il y a eu Vichy et l’étoile jaune ? On créa de toutes pièces, d'en haut, parmi les idéologues qui savaient ce qu'ils faisaient, la petite main jaune de SOS Racisme, pour faire comprendre que les citoyens de souche récente étaient en somme les Juifs d'aujourd'hui. [ … ] De l’étoile jaune à la petite main jaune de SOS Racisme, on créait la première de ces confusions historiques qui allaient empoisonner les débats français »[25].
  • Pierre Desproges dans Fonds de tiroirs[26] : « J’adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. »[27].
  • Dieudonné accuse régulièrement SOS Racisme d'être une « officine sioniste[28] » qui ferait la promotion de l'islamophobie et de la négrophobie.
  • Le président de l'association d'étudiants de droite UNI, Olivier Val, sur son blog, reproche à Sos racisme un double discours au regard des positions qu'elle affiche - notamment dans les différends qui l'opposent au journaliste Eric Zemmour[29]. Val présente, à titre d'exemple, un ensemble de citations tirées du livre du président de SOS Racisme, Dominique Sopo[30] sans toutefois les mettre en contexte. Présentées comme telles, ces citations semblent rejoindre les positions défendues par le journaliste - positions que l'association lui reproche pourtant. Val juge en conséquence l'attitude de l'association hypocrite au regard du procès intenté envers le journaliste en janvier 2011. Parmi les citations qu'il a reprises du livre de Sopo, on note :

« L’exemple du traitement de la surdélinquance des étrangers et des jeunes issus de l’immigration est ici éclairant. Longtemps nié en France, ce phénomène n’en était et n’en demeure pas moins réel.[…] Nier une évidence, c’est s’interdire d’en offrir une analyse[30]. »

« Il existe en France, un antiracisme bien-pensant. Il est dangereux, car dévoyé. […] Il repose sur une relation viciée, dès le départ, entre d’”ex-colons” et d’”-ex-indigènes”. Il se nourrit principalement de cette culpabilité blanche. Il est une perpétuelle action de repentir. L’étranger ainsi canonisé, la béatitude peut suivre[31]. »

« Il faut souligner que dans la conception exotique de l’antiracisme, l’Étranger est privé de sa propre définition et d’une libre détermination. Il n’est plus un sujet agissant mais un objet de compassion[32]. »

« Le discours victimaire occupe pourtant une place loin d’être négligeable chez ceux qui se réfèrent au discours antiraciste. Il l’occupe d’autant plus qu’il est adossé à une lecture marxisante de la société : d’un côté les oppresseurs, de l’autre les opprimés[33]. »

« Pour cela, les islamistes savaient pouvoir compter en Europe sur un allié de poids : la mauvaise conscience post-coloniale. Le discours antiraciste fut alors dévoyé en prenant en compte cet élément majeur. Pour échapper à toutes critiques de leurs visées réactionnaires et de leurs stratégies d’influence, ces extrémistes entreprirent, en dénaturant profondément la philosophie et les mots de l’antiracisme, de dénoncer une “islamophobie” dont la moindre critique à leur égard aurait été le signe[34]. »

Positions de SOS Racisme vis-à-vis du racisme antiblanc [modifier]

Les reproches à l’encontre de l’association sur la question [modifier]

Des hommes politiques et certains journalistes de droite accusent les associations antiracistes comme SOS Racisme d'ignorer, voire de favoriser le racisme « antiblanc » et la xénophobie « antifrançaise ». Ainsi, pour l'ex-leader du Front national Jean-Marie Le Pen : « L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, antiblanc, antichrétien[35]. »

Pour l'éditorialiste de droite Ivan Rioufol : « Ces mouvements prétendument exemplaires mènent des combats à sens unique qui les rendent pour cela indéfendables. Il y a de l'imposture derrière leur posture. [...] Il est ahurissant de constater que le flot de haine que déversent certains rappeurs contre la France et les Français laisse les censeurs indifférents à ces propos tenus dans l'impunité. Mais cette surdité dépasse ce seul domaine, souvent rappelé à juste titre. L'aveuglement est, plus généralement, sur ce nouveau et banal racisme anti-blanc observable dans des banlieues. S'en émouvoir vaut, pour les flics de la pensée, d'être accusé de tenir des propos d'extrême droite[36]. »

Pour le polémiste Éric Zemmour (s'adressant à l'ex porte-parole de SOS Racisme Harlem Désir) : « SOS Racisme a aggravé le racisme en faisant campagne pour le droit à la différence, pour l'exaltation des racines, contre l'assimilation [...] c'est à cause de vous que vingt ans plus tard les uns tapent sur les autres parce qu'ils ne se sentent pas français[37]. »

Pour les journalistes de droite, Éric Brunet et Jean Robin, SOS Racisme n'aurait, depuis sa création, jamais pris position dans des affaires de racisme antiblanc et n'aurait jamais intenté de procès pour racisme antiblanc[38].

Les actions et les positions de l’association sur la question [modifier]

L'association, pour sa part, présente son projet comme une lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination raciale[1], y compris celles tournées envers les blancs. À cet égard, comme le rapportent Le Figaro et le Nouvel Observateur, l'association s'est positionnée notamment dans le cadre d'une affaire de racisme antiblanc sur l'île de Saint-Martin en 2006[39],[40]. L'association s'est indignée de l'attitude des badauds qui se seraient réjouis de la mort accidentelle du gendarme Raphaël Clin et qui auraient proféré des propos racistes à son encontre[39],[40]. SOS Racisme a annoncé par voie de communiqué qu' « après avoir contacté la famille du défunt, elle avait décidé de se porter partie civile[39],[40] ». Jean Robin affirme quant à lui n'avoir trouvé aucune suite à cette affaire[41].

De façon plus générale, Samuel Thomas, l'un des leaders de SOS Racisme reconnaît que le racisme se trouve dans toutes les couches de la population française, y compris dans celles issues de l'immigration. Il considère donc nécessaire d'éduquer aussi bien les uns que les autres. Il refuse toutefois le terme de « racisme antiblanc » parce que non seulement il privilégierait une logique communautariste, mais aussi parce que le terme est instrumentalisé selon lui par "l'extrême-droite" [42]. L'association dit vouloir lutter contre le racisme, sans faire de distinction communautariste et antagoniste entre les racismes. Peu de temps après la pétition de 2005 contre les « ratonnades anti-blancs », il déclara à ce sujet :

« SOS Racisme n’a jamais pratiqué l’angélisme sur les formes variées de racisme. Nous voulons éduquer les Français, mais aussi les publics issus de l’immigration.[...]La pédagogie antiraciste ne peut supporter le discours de «victimisation », qui encourage les gens à ne défendre que leur communauté. Il faut défendre tout le monde.[...]Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite[42]. »

L'association s'est également positionnée en 2009, dans l'affaire de l'agression d'un passager blanc dans un bus de la RATP par une bande de jeunes (et filmée par une caméra de surveillance). L'association qualifie l'agression de « raciste[43] » et la condamne fermement[43]. Elle déplore en même temps la récupération faite par ce qu'elle appelle "l'extrême-droite" de ce fait divers[43]. Comme elle l'indique sur son site officiel :

« SOS Racisme a pris connaissance, comme tout le monde, de la vidéo de l’agression raciste qui s’est déroulée dans un bus de la Ratp. Nous tenons en premier lieu à condamner fermement cette agression, et à rappeler que le racisme existe malheureusement pour tous. SOS Racisme n’est pas dupe de la récupération qui a été faite de cette vidéo. Nous déplorons l’usage qui est fait par certains, de cette agression raciste afin de véhiculer leurs propres idées et positions racistes sous couvert de dénoncer le racisme « anti-blanc ». Ces personnes dévoient le combat contre le racisme en se parant des habits de l’antiracisme, SOS Racisme reste très vigilant vis-à-vis de ces dérives[43]. »

Elle a aussi porté plainte, aux côtés d’autres associations, contre Kemi Seba, le fondateur du groupuscule noir extrémiste Tribu Ka qui s’est fait connaître en 2006 pour ses propos incitant à la haine contre les blancs et les juifs [44][45] - une plainte pour laquelle ils obtiendront satisfaction avec la dissolution du groupuscule et le dédommagement d’un euro symbolique[46]. Le président de Sos racisme Dominique Sopo remarquait à propos de ce groupuscule: « On se trouve face à un groupe raciste et antisémite qui s'oppose non seulement aux valeurs de la République mais fait peser un danger sur le vivre ensemble avec son discours de haine » [47]

En réponse aux accusations d’Eric Brunet et de Jean Robin qui reprochaient à l’association de nier l’existence du racisme parmi les populations issues de l’immigration, le président Dominique Sopo confirme bien l’existence de ce racisme, mais ne le distingue pas des autres formes de racisme :

« Sur la question que vous évoquez du racisme anti-blanc : qu'il y ait des personnes d'origine Maghrébine ou Africaine qui soient racistes… Évidemment ! Puisque le racisme n'a pas de frontières. Donc c'est toujours ce qu'on a dit d'ailleurs à SOS-racisme, puisque l'anti-racisme n'est pas un corporatisme racial, l'anti-racisme vise justement à faire en sorte de basculer dans du post-racial.[…] Ensuite qu'il y ait des personnes qui soient prises pour cibles parce qu'elles sont de telle ou telle origine, et y compris parce qu'elles sont blanches : Évidemment que cela existe ! Mais ce qu’essaie de faire croire Monsieur Robin, c'est que SOS-racisme serait une sorte de cinquième colonne qui viendrait agresser les blancs. Donc, je tiendrais à remarquer, que j’agresserais ma propre mère qui est blanche, au passage […] On va dire les choses clairement : le racisme anti-blanc est une notion qui a été forgée par l'extrême droite et par le Front National depuis des années, ça c'est pas de la caricature. Cela vient de l'Agrif qui a commencé avec le racisme anti-chrétien, le racisme anti-occidental, le racisme anti-blancs[48]. »

Le canular journalistique testant l'association sur la question [modifier]

Connu pour ses nombreuses critiques envers SOS racisme, le journaliste Jean Robin du site "Enquêtes&débats" a testé l’association afin de voir comment elle réagissait vraiment lorsqu’on lui présentait un cas d'agression raciste de ce type[49]. Le journaliste s’est donc « mis dans la peau d’une victime de racisme anti-blanc » appelant la permanence téléphonique de SOS Racisme pour obtenir des conseils[49]. Son cas est pris au sérieux et y est reconnu comme une forme d’agression aggravée par le motif raciste. Comme l’explique la permanente :

« On va aggraver la peine parce qu’on […] va prendre en considération le fait que cette personne vous a frappé parce que là en l’occurrence vous étiez blanc[49],[50]. »

La permanente refuse toutefois d’employer l’expression de « racisme antiblanc », mais reconnaît sans aucune ambigüité le caractère raciste du cas présenté:

« Je sais qu’il y a une polémique, je sais que tout le monde utilise ce terme là, moi je ne l’utilise pas, je suis juriste, j’utilise le terme d’"aggravation par le mobile raciste", et cela me suffit amplement[49] [50] »

Il lui est proposé un accompagnement juridique pour cette affaire:

« Moi, je suis la responsable du contentieux donc de fait, je ne peux vous proposer qu’un accompagnement juridique pour le moment. Après la médiatisation…je peux voir avec l’équipe qui s’en occupe, ça, il n’y a pas de problèmes[49],[50]. »

L'affaire des mouvements de fonds suspects sur les comptes de Julien Dray [modifier]

En 2009, six membres de l'association SOS Racisme, dont le président Dominique Sopo, sont placés en garde à vue à la brigade financière dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects sur les comptes de Julien Dray[51]. Dominique Sopo, Nathalie Fortis, chargée de relations presse de SOS racisme, et Thomas Persuy, directeur administratif et financier de l'association, font finalement l'objet d'un rappel à la loi[52].

L'affaire des faux témoignages au procès Vauvert [modifier]

Le 16 mai 1999, Mounir Oubajja, 18 ans est abattu par Joël Élie, un chauffeur routier de 36 ans, qui a tiré en croyant qu'on était en train de lui voler sa voiture. Ce fait divers tragique, repris par tous les médias parisiens, est aussitôt présenté comme un meurtre raciste, emblématique des problèmes des banlieues. Le mobile semble d'autant plus clair que trois jeunes ayant assisté à la scène affirment, dans des attestations écrites destinées à la justice, avoir entendu le tireur proférer des injures racistes.

Pourtant, en décembre 2000, lors du procès de Joël Élie devant la cour d'assises de Nîmes, les trois témoins se montrent évasifs. Ils finissent par reconnaître que leur version des faits leur a plus ou moins été dictée par Samuel Thomas, vice-président de SOS-Racisme, venu « enquêter » dans la cité quelques jours après le meurtre[53],[54].

Présidents de SOS Racisme [modifier]

Mission de médiation [modifier]

Mercredi 4 octobre 2006, Dominique Sopo a accepté une mission de médiation à la demande de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, concernant l'affaire des expulsés de Cachan. Il a accepté cette mission avec Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. Selon le Ministère de l'Intérieur et les explications de Claude Guéant, cette mission aurait débuté plusieurs jours avant l'annonce faite à la presse.

Bibliographie [modifier]

  • Harlem Désir :
    • Touche pas à mon pote (1985)
    • SOS Désirs (1987)
  • Fodé Sylla, Qui a peur de Malcolm X ? (1993)
  • Philippe Juhem, SOS-Racisme : Histoire d’une mobilisation « apolitique », Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981, décembre 1998 [lire en ligne] [PDF]
  • Malek Boutih, La France aux Français ? Chiche ! (2001)
  • Dominique Sopo :
    • SOS Antiracisme (2005, éditions Denoël)
    • Manifeste pour l'Égalité, 60 propositions pour que ça change (2007, éditions First)
    • Combat laïque (2008, éditions Le Cherche Midi)
  • Collectif, Qu'est-ce que SOS Racisme ? (2006, éditions de l'Archipel)
  • Serge Malik, Histoire secrète de SOS Racisme, Albin Michel (ISBN 2226048189)

Musique [modifier]

Le slogan « Touche pas à mon pote » de l'association est également le titre d'une chanson de l'album Dia Dorim Noite Neon de 1985 du chanteur brésilien Gilberto Gil. Il s'est produit en 2003 pour son concert Show da paz au siège de l'ONU, à New York, lors duquel il a chanté cette chanson, après avoir lu un petit discours à propos du mouvement SOS Racisme[55].

Le 14 juillet 2011, le Concert pour l’égalité organisé par SOS Racisme rassemble, selon l'organisation, 1 million de personnes sur le Champ de Mars à Paris[56].

Notes et références [modifier]

  1. a, b, c, d et e [1] - Sur le site de SOS Racisme. Concernant l'antisémitisme (non nommé explicitement dans ce texte), voir [2]
  2. SOS Racisme chronologie sur nouvelobs.com
  3. a et b Pierre Favier, Michel Martin-Roland; La décennie Mitterrand, tome 2, Seuil, 1990, page 391
  4. a et b Philippe Juhem, « La participation des journalistes à l'émergence des mouvements sociaux. Le cas de SOS-Racisme », revue Réseaux, 1990.
  5. Serge Malik, Histoire secrète de SOS Racisme, Albin Michel, 1990. ISBN 2226048189
  6. De l’antiracisme à Égalité & Réconciliation : rencontre avec Farida Belghoul, 22 mai 2009.
  7. a, b et c SOS-Racisme : Histoire d’une mobilisation « apolitique », Contribution à une analyse des transformations des représentations politiques après 1981 - Philippe Juhem, décembre 1998.
  8. "Touche pas à mon pote" avec SOS Racisme Octobre 1984, Live2times.com
  9. Collectif, De la discrimination dite "ethnique et raciale": Discours, actes et politiques publiques - entre incantations et humiliations, L'Harmattan, 2009, page 120
  10. Serge Albouy, Marketing et communication politique, L'Harmattan, 2000, page 217
  11. Adil Jazouli, Les années banlieues, Seuil, 1992, page 101
  12. Gérard Namer, Mémoire et projet du mouvement lycéen-étudiant de 1986-1988, L'Harmattan, 2000, page 81
  13. Collectif, Qu'est-ce que SOS Racisme ?, Archipel, 2006, page 17
  14. Une pétition de soutien à Charlie Hebdo, Le Nouvel observateur
  15. Charlie Hebdo: le droit à la satire?, L'Express, 7 février 2007
  16. Rwanda : SOS débouté pour la 3° fois contre Péan Tefy Andriamanana, Marianne2.fr, 9 novembre 2011
  17. SOS tout court ! Séverin Buzinet, bakchich.info, 30 septembre 2008
  18. Gérald Andrieu, Perquisition chez Julien Dray: le père des potes aurait-il touché? - Marianne2, 19 décembre 2008
  19. S.O.S Racisme : Rapport de vérification et de contrôle : Exercice du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2009 - Cabinet Alain Botbol, Journal officiel [PDF]
  20. SOS-Racisme : moins de 500 adhérents et plus de 1 000 euros de subventions publiques annuelles pour chaque adhérent !
  21. Jean Baudrillard, Cool Memories, t. 2 : 1987-1990, Paris, Galilée, 1990, (ISBN 2-7186-0367-4) p. 134
  22. Eric Zemmour, « Immigration : le réel interdit », Le Monde, 11 octobre 2007 
  23. Eric Zemmour dans l'émission On n'est pas couché du 11 janvier 2009
  24. Serge Malik, Histoire secrète de SOS Racisme, Albin Michel, 1990, page 28
  25. Max Gallo, Fier d'être FrançaisFayard, 2006, pages 106-107
  26. édition Le Seuil
  27. Les citations de Pierre
  28. Par exemple sur Canal+ : Le Vrai Journal du 30 octobre 2005
  29. Pourquoi SOS racisme n'attaque-t-elle pas en justice l'auteur de ces propos ?
  30. a et b Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris delanoël, 2005
  31. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris delanoël, 2005, 4e de couverture
  32. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris delanoël, 2005, 4e de couverture, p.14
  33. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris Delanoël, 2005, 4e de couverture, p.22
  34. Dominique Sopo, SOS antiracisme, Paris Delanoël, 2005, 4e de couverture, p.78
  35. Discours de Jean-Marie Le Pen, lors de l’université d’été de 1998 du FN, accédé en 2005 sur le site du Front national, plus disponible en juin 2006 Archive du discours de Jean-Marie Le Pen, sur web.archive.org, archive créée le 4 juin 2004
  36. Cet antiracisme qui n'aime pas le Blanc, Le Figaro, 21 février 2011
  37. SOS Racisme est néfaste, On n'est pas couché, 10 janvier 2009
  38. Carrément Brunet, RMC, 15 juillet 2011
  39. a, b et c Geisler Rodolphe « Sur l'île de Saint-Martin, l'affaire du gendarme Clin », in Le Figaro, 1er mars 2006
  40. a, b et c « Un témoin de la mort du gendarme Clin aurait été identifié, selon Nicolas Sarkozy », in Le Nouvel Observateur, 1er mars 2006.
  41. SOS-Antiracisme : la paille et la poutre, Enquête&Débat, 5 juillet 2010
  42. a et b Frédéric Casadesus, « Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas », in Reformes, no 3031, juin, 2005
  43. a, b, c et d condamnation par SOS racisme de l'agression dans le bus de la RATP en 2009
  44. Agence France Presse, « Cinq mois de prison ferme requis contre le fondateur de la Tribu Ka », 26 octobre 2007.
  45. Agence France Presse, « Tribu Ka: 8 mois avec sursis en appel pour son fondateur, mais plus d'inéligibilité », 2 avril 2009.
  46. Agence France Presse, « Le fondateur de la Tribu Ka condamné à 4 mois avec sursis pour diffamation », 7 octobre 2008
  47. "Les associations antiracistes satisfaites", Aujourd'hui en France, 27 juillet 2006
  48. Carrément Brunet à 27 minutes 43 secondes, RMC, 15 juillet 2011
  49. a, b, c, d et e "Canular d’Enquête & Débat : une victime de racisme anti-blanc appelle SOS Racisme"
  50. a, b et c http://www.dailymotion.com/video/xucj4l_canular-d-enquete-debat-une-victime-de-racisme-anti-blanc-appelle-sos-racisme_fun#from=embed
  51. Six membres de SOS Racisme en garde à vue à la Brigade financière, Le Point, 9 juin 2009.
  52. Julien Dray veut aller de l'avant, Paris Match, 18 décembre 2009.
  53. Gilbert Charles, 16 mai 1999: meurtre raciste à Vauvert?, L'Express.fr, 5 juillet 2007
  54. Vital-Durand Brigitte, Procès Vauvert : le zèle de SOS racisme, Libération, 6 décembre 2000
  55. Touche pas à mon pote - Introduction et chanson de Gilberto Gil au siège de l'ONU en 2003, YouTube [vidéo]
  56. Le Concert pour l’égalité a réuni plus de 1 million de personnes sur le Champ de Mars à Paris!, SOS-Racisme.org.

Annexes [modifier]

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Articles connexes [modifier]

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