Société gabonaise de raffinage

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Société gabonaise de raffinage

Description de l'image LOGOSOGARA.JPG.
Création 1964
Dates clés 1973, retrait des pays fondateurs
Forme juridique Société anonyme
Siège social Drapeau du Gabon Port-Gentil (Gabon)
Direction Directeur Général : Pierre Reteno N'Diaye
Actionnaires Total, République Gabonaise, Portofino Assets Corporation, Petro Gabon, ENI[1]
Activité Pétrochimie
Produits Butane, essence sans plomb, kérosène, gazole, fioul
Effectif 285

La société gabonaise de raffinage (SOGARA) est l'unique raffinerie du Gabon. Elle a été créée à l'origine par des États africains. Elle est, par la suite, détenue conjointement par des opérateurs privés et l'État gabonais.

Historique[modifier | modifier le code]

La SOGARA a vu le jour en novembre 1964, sous le nom de SER (Société équatoriale de raffinage)[2]. L'entreprise a été installée à Port-Gentil au Gabon en 1967, grâce à la volonté commune du Gabon, du Cameroun, de la République centrafricaine, de la République du Congo et du Tchad[3].

Les États partenaires du Gabon se sont retirés en 1973, pour développer leur propre industrie concurrente de raffinage. Le groupe Total est devenu partenaires de la république Gabonaise dans un montage financier et technique[4].

Activités[modifier | modifier le code]

La SOGARA a raffiné 926 000 tonnes en 2011[5], soit une faible partie de la production gabonaise de pétrole (12 millions de tonnes en 2005), provenant surtout de l'île Mandji, pour des besoins locaux et de l'exportation de fioul. Le brut qualité « Mandji » permet de fournir une palette d'autres produits pétroliers pour le marché régional tels que le butane, le kérosène, le gazole, le bitume et l'essence sans plomb. Depuis le 4 mars 2011, la SOGARA traite dorénavant le brut « Rabi » pour des raisons liées essentiellement à la qualité et à la valorisation des produits.

Plusieurs oléoducs et un réservoir correspondant à une semaine de production permettent une production en continu.

La SOGARA est certifiée AFAQ ISO 9002 (version 1994) et ISO 9001 (version 2000).

Rôle dans l'économie[modifier | modifier le code]

La SOGARA étant l'unique raffinerie du pays, toute perturbation qui la touche se répercute sur l'approvisionnement en carburant du Gabon. Ainsi, en décembre 2014, une grêve des employés du pétrole a-t-elle entraînée une pénurie dans les stations-service[6],[7],[8]. Des grêves similaires avaient eu lieu en 2011 et 2013[6],[2].

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Raffinage (SOGARA) », sur minesgabon.org
  2. a et b « En Afrique centrale, des raffineries à bout de souffle », sur fr.africatime.com,‎ 11 août 2014
  3. « Les activités de Total au Gabon - premiers succès », sur total.ga
  4. « Le secteur pétrolier au Gabon en 2014 », Direction générale du trésor, Ministère des finances et des comptes publics
  5. « Gabon : La SOGARA a le vent en poupe »
  6. a et b « Gabon: production et distribution du pétrole perturbées par une grève », Le Parisien,‎ 10 décembre 2014 (lire en ligne)
  7. « Gabon - Pétrole : pénurie de carburant sur fond de bras de fer », sur afrique.lepoint.fr,‎ 16 déc. 2014
  8. « Grève dans le secteur pétrolier : Les IRP de Shell Gabon appellent à la reprise du travail », sur gaboneco.com,‎ 17 déc. 2014