SMS Hindenburg

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SMS Hindenburg
Image illustrative de l'article SMS Hindenburg
Le SMS Hindeburg mouillé à Scapa Flow (novembre 1918-juin 1919)

Histoire
A servi dans Pavillon de la Kaiserliche Marine Kaiserliche Marine
Quille posée 1er octobre 1913
Lancement 1er août 1915
Armé 17 mai 1917
Statut Sabordé le 21 juin 1919
Caractéristiques techniques
Type Croiseur de bataille
Longueur 212,80 m
Maître-bau 29 m
Tirant d'eau 9,60 m
Déplacement 26 957 tonnes (normal)
31 500 tonnes (à pleine charge)
Propulsion 14 chaudières à charbon
8 chaudières à mazout
2 turbines Parsons, 4 hélices
Puissance 72 000 ch (prévu)
96 000 ch à feux poussés
Vitesse 26,5 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage ceinture = 250 à 300 mm
pont= 30 mm
tourelle = 270 mm
barbettes= 260 mm
casemates = 150 mm
kiosque = 300 mm
Armement 4×2 canons de 305 mm
14 canons de 150 mm en casemates
4 canons de 88 mm (Kw 17 Flak)
4 tubes lance-torpilles (600 mm)
Rayon d'action 5 600 milles marins (10 400 km) à 14 nœuds (26 km/h)
4 600 tonnes de charbon
Autres caractéristiques
Équipage 1 125 hommes
Chantier naval Kaiserliche Werft Wilhelmshaven
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand

Le SMS Hindenburg est un croiseur de bataille de la classe Derfflinger de la Marine impériale allemande pendant la Première Guerre mondiale. Il a reçu, en août 1915, le nom de Paul von Hindenburg (1847-1934), général allemand, victorieux contre les Russes en 1914 à Tannenberg et au début de 1915, aux Lacs de Mazurie, et qui avait été nommé Generalfeldmarschall, en novembre 1914.

Construit au chantier naval impérial (Kaiserliche Werft) de Wilhelmshaven (Allemagne), entré en service un an après la bataille du Jutland, le SMS Hindenburg n'a pas eu une carrière active, bien qu'il ait porté la marque du vice amiral Hipper comme commandant des forces de reconnaissance. Il finit sabordé à Scapa Flow.

Conception et caractéristiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Classe Derfflinger.

Le SMS Hindenburg a été construit en remplacement du croiseur protégé SMS Hertha de la classe Victoria Louise qui a été retiré du service en novembre 1914, après une carrière de seize ans.

Le lancement du SMS Hindenburg, le 1er août 1915

Les quatre premiers « grands croiseurs » allemands construits en réponse aux croiseurs de bataille britanniques ont été dotés de canons de 280 mm, plus ou moins puissants, disposés en quatre tourelles doubles, avec deux tourelles centrales en abord et en échelon, sur le SMS Von der Tann[1], ou avec une cinquième tourelle axiale arrière, sur la classe Moltke ou le SMS Seydlitz[2], alors que les plus récents croiseurs de bataille britanniques, la classe Lion, allaient porter cinq tourelles axiales au calibre de 343 mm[3]. Il fut donc décidé, à l'été 1911, d'installer sur le « croiseur K » (qui devait devenir le SMS Derfflinger), et sur l'Ersatz Kaiserin Augusta (qui devint le SMS Lützow) puis, en 1912, sur l'Ersatz Hertha (le futur SMS Hindenburg), les canons de 305 mm, déjà utilisés sur les cuirassés allemands, depuis la classe Helgoland. Il fut choisi de les disposer en quatre tourelles doubles, superposées deux à deux à l'avant et à l'arrière. Sur la classe Derfflinger, les deux tourelles arrière, "Cæsar" et "Dora", étaient assez éloignées l'une de l'autre[4].

Le dessin de la coque fut modifié, le gaillard d'avant, dont étaient dotés le SMS Von der Tann, la classe Moltke et le SMS Seydlitz, étant abandonné pour un pont principal flush deck, sur lequel était installée la batterie secondaire de 150 mm, toujours sous casemates, mais qui restait « humide » à grande vitesse par mer forte[5]. Le blindage était en épaisseur identique à celui du SMS Seydlitz, 300 mm en ceinture, mais atteignait 270 mm sur les tourelles et 260 mm sur les barbettes de l'artillerie principale. La longueur des bâtiments était portée à 210 m, et le rapport longueur/largeur était de 7,24, au lieu de 7,06 pour le SMS Seydlitz. La vitesse maximale au déplacement de combat était équivalente à celle du SMS Seydlitz. Les machines, comportant quatorze chaudières à charbon, et huit chaudières à mazout alimentant deux groupes de turbines entraînant quatre hélices, développaient 72 000 ch, (soit 9 000 cv de plus que pour les deux premières unités de la classe Derfflinger), pour un poids du système propulsif de 2 916 tonnes[4], soit un rapport poids/puissance de 46,3 kg/cv, meilleur que sur le HMS Tiger où il était de 54,4 kg/cv.

Le SMS Hindenburg sabordé à Scapa Flow

Histoire[modifier | modifier le code]

Le SMS Hindenburg a été construit aux Chantiers Impériaux de Wilhelmshaven, en quarante-sept mois, alors que le SMS Derfflinger l'avait été en trente-et-un mois, et le SMS Lützow en trente-sept[5], car après la bataille du Jutland, la priorité n'est plus à la construction de grands bâtiments de surface. À sa mise en service, le 10 mai 1917, presque un an après la bataille du Jutland, le vice amiral Hipper y mit sa marque, et il participa aux activités du 1er Groupe d'Éclairage de la Hochseeflotte. Il a été présent notamment à la seconde bataille de Héligolande, mais il n'aura pas l'occasion d'utiliser sa grosse artillerie contre les grands bâtiments britanniques.

Après l'armistice du 11 novembre 1918, il a été interné à Scapa Flow et y a été sabordé le 21 juin 1919 avec onze cuirassés, les quatre autres croiseurs de bataille, les huit croiseurs les plus modernes, et 25 destroyers. Ce fut le dernier des navires à être sabordé. Il a coulé en eaux peu profondes et est resté en place de nombreuses années. Plusieurs tentatives de renflouement furent faites sans succès, jusqu'à ce qu'il puisse être relevé en 1930. Il a été démantelé à Rosyth en Écosse[6],[7].

Liste des commandants[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Siegfried Breyer, Battleships and battle cruisers 1905–1970, London, Macdonald and Jane's,‎ 1973 (ISBN 0356-04191-3)
  • Bernard Ireland, Cuirassés du 20ème siècle, St-Sulpice (Suisse), Éditions Airelles,‎ 2004 (ISBN 2-88468-038-1)
  • (en) Robert K. Massie, Castles of Steel : Britain, Germany and the winning of the Great War at sea, Vintage Random House,‎ 2007 (1re éd. 2003), 865 p. (ISBN 978-0-099-52378-9)
  • H. W. Wilson, Les Flottes de Guerre au combat, t. 2 : La Grande Guerre 1914-1918, Paris, Payot,‎ 1928

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Breyer 1973, p. 271
  2. Breyer 1973, p. 271-272, 273
  3. Breyer 1973, p. 126-127
  4. a et b Breyer 1973, p. 278-280
  5. a et b Ireland 2004, p. 36
  6. Breyer 1973, p. 277
  7. Wilson 1928, p. 412