Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT
Le Syndicat général de l’Éducation nationale (Sgen-CFDT) regroupe, en tant que fédération de la CFDT, tous les personnels :
- de l'Éducation nationale,
- de l'enseignement supérieur et de la recherche publique,
- de l'enseignement agricole public,
- des services de la Jeunesse et des Sports,
- des établissements d'enseignement et de recherche français à l'étranger (AEFE, MLF, IFRE, etc.).
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[modifier] Organisation
Le Sgen-CFDT a la particularité de rassembler dans un même syndicat tous les personnels de son domaine : enseignants titulaires ou contractuels, chercheurs, techniciens, personnels de santé, documentalistes, bibliothécaires, psychologues en orientation, personnels d'encadrement et d'administration, personnels d’éducation, emplois-jeunes...
Le Sgen-CFDT est organisé depuis 1983 en syndicats locaux (départementaux, interdépartementaux ou régionaux) sur une base géographique et intercatégorielle. Pour cette raison, on peut également parler de "fédération des Sgen".
Le Sgen-CFDT publie un mensuel intitulé Profession Éducation[1].
Le secrétaire général du Sgen-CFDT est depuis le 25 mai 2007 Thierry Cadart, qui succède à Jean-Luc Villeneuve.
[modifier] Le Sgen-CFDT Recherche EPST
Le Sgen-CFDT Recherche EPST est un syndicat membre du Sgen-CFDT qui concerne tous les personnels des établissements publics à caractère scientifique et technique dont le CNRS, l'INSERM, l'INRIA, l'INED, l'Institut Pasteur et l'IFSTTAR qui regroupe depuis le 1er janvier 2011 l'INRETS et le LCPC.
Le syndicat se revendique intercatégoriel, national, décentralisé et fédéré ; dans son action, il propose de privilégier la négociation et le dialogue. Il se donne pour objectifs la défense individuelle et collective des personnels, l'information et la formation des adhérents, ainsi que l'action professionnelle et interprofessionnelle. Ses revendications, en vue de négocier des accords collectifs, visent à défendre l'éthique au travail et à peser sur les orientations de la politique dans le domaine de la recherche.
[modifier] Représentativité
Lors des élections professionnelles de 2011 au Comité technique ministériel de l’Education nationale, lesquelles fixent désormais la représentativité syndicale, le Sgen-CFDT récolte 9,99 % des voix, et obtient un élu. Il est toujours nettement distancé par la FSU (7 élus) et l’UNSA (4 élus) et arrive au coude-à-coude avec la FNEC FP - Force ouvrière (1 élu), qui le devance de seulement 338 voix, notamment grâce à ses 985 voix d'avance chez les personnels administratifs. Le Sgen-CFDT demeure le troisième syndicat chez les enseignants et les personnels d'inspection, mais il recule à la quatrième place en incluant les administratifs.
Il conserve en avril 2011 sa deuxième place (après la FSU) dans l'enseignement supérieur et la recherche[2].
[modifier] Histoire du Sgen
Le Sgen a été fondé en 1937 par trois universitaires : Guy Raynaud de Lage, François Henry et Paul Vignaux. Refusant de rejoindre la CGT récemment réunifiée, les fondateurs du Sgen le font adhérer à la CFTC même si, dès l'origine, le Sgen est statutairement laïque.
Paul Vignaux et des militants du Sgen furent les principaux animateurs de la tendance Reconstruction qui revendiquait la déconfessionnalisation de la centrale chrétienne. En 1964, c'est chose faite puisque la majorité de la CFTC vote la transformation en CFDT.
Le Sgen est souvent considéré comme un laboratoire pédagogiste de l'Éducation nationale. On lui doit entre autres l'invention du concept de zone d'éducation prioritaire. Il milite pour la suppression des notes au collège et la mise au place de l'évaluation par compétence. Il est favorable à la disparition des épreuves terminales du brevet des collèges.
[modifier] Secrétaires généraux
Le Sgen est dirigé par des secrétaires généraux. Il compte également un président entre 1944 et 1947, l'historien et résistant Émile Coornaert (1886-1980).
- 1937-1948 : Guy Raynaud de Lage
- 1948-1970 : Paul Vignaux
- 1970-1972 : Charles Pietri
- 1972-1977 : François Garrigue
- 1977-1980 : Roger Lépiney
- 1980-1983 : Patrice Béghain
- 1983-1986 : Michel Vergnolle
- 1986-1998 : Jean-Michel Boullier
- 1998-2007 : Jean-Luc Villeneuve
- 2007-(mandat en cours) : Thierry Cadart
[modifier] Les congrès du Sgen
- Avant la fédéralisation
- 1937 : Premier congrès
(à compléter)
- avril 1960 : Congrès de Besançon
- avril 1966 : Congrès de Caen
- avril 1968 : Congrès de Mulhouse
- mars 1970 : Congrès de Tours
- mars 1972 : Congrès de Reims
- 1973 : Congrès extraordinaire de Dijon
- mars 1974 : Congrès de Clermont-Ferrand
- 1977 : Congrès de Grenoble
- 1982 : Congrès extraordinaire de Forges-les-Eaux
- Depuis la fédéralisation
- Congrès de La Rochelle : 1983
- Congrès d'Annecy 1986
- Congrès de Marseille : 1989
- Congrès de Nancy : 1992
- Congrès de Caen : 1995
- Congrès de Brest : 11-15 mai 1998[3]
- Congrès de Libourne : 14-18 mai 2001[4]
- Congrès d'Illkirch : 10-14 mai 2004[5]
- Congrès de Mons-en-Barœul : 21-25 mai 2007[6]
- Congrès de Décines : 21-24 mai 2012
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Madeleine Singer, Histoire du SGEN, 1937-1970. Le Syndicat général de l'Education nationale, Presses Universitaires de Lille, 1987
[modifier] Liens internes
[modifier] Références
- Profession Éducation.
- http://www.cfdt.fr/rewrite/article/33072/actualites/communiques-de-presse/elections-cneser--le-sgen-cfdt-se-maintient.htm
- Textes adoptés au congrès du Sgen-CFDT – Brest 11-15 mai 1998 sur SGEN-CFDT.
- 7e congrès fédéral, Libourne mai 2001 sur SGEN-CFDT.
- 8e congrès fédéral – Illkirch 10-14 mai 2004 sur SGEN-CFDT.
- 9e congrès fédéral – Mons en Baroeul 21-25 mai 2007 sur SGEN-CFDT.