SAVAK

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La SAVAK (persan : ساواک acronyme de سازمان اطلاعات و امنیت کشور Sāzmān-e Ettelā'āt va Amniyat-e Keshvar, Organisation pour le renseignement et la sécurité nationale) était le service de sécurité intérieure et le service de renseignement de l'Iran entre 1957 et 1979.

Histoire[modifier | modifier le code]

La SAVAK est fondée en 1957 avec l'assistance de la CIA et du Mossad [réf. souhaitée] avec pour mission de protéger le Shah, Mohammad Reza Pahlavi et de contrôler l'opposition, en particulier politique. Son premier directeur est le général Teymour Bakhtiar [1] qui est remplacé par Hassan Pakravan en 1961 puis assassiné. Pakravan est remplacé en 1965 par le général Nematollah Nassiri, un proche du Shah, et le service fut réorganisé et devint de plus en plus “efficace” face à l'opposition islamique et communiste (Toudeh) de plus en plus remuante. La SAVAK était sous les ordres directs du premier ministre et possédait des liens étroits avec l'armée.

Opérations[modifier | modifier le code]

La SAVAK avait virtuellement des pouvoirs illimités d'arrestation et de détention[réf. souhaitée]. Elle opérait dans ses propres centres de détention, comme la célèbre prison d'Evin. Il est de notoriété publique que la SAVAK soumettait régulièrement ses détenus récalcitrants à la torture physique[2]. En plus de ses activités domestiques, le service se chargeait de la surveillance des iraniens à l'étranger (tels les étudiants boursiers à l'étranger, particulièrement en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni)[réf. souhaitée].

Des agents de la SAVAK menaient aussi des opérations les uns contre les autres[réf. souhaitée]. Teymour Bakhtiar fut assassiné par des agents de la SAVAK en 1970[réf. souhaitée], et Mansour Rafizadeh, directeur d'opérations de la SAVAK aux États-Unis, rapporta[réf. souhaitée] que le téléphone du Général Nassiri était sous écoute. Hussein Fardust, un ancien camarade de classe du Chah, a été directeur délégué de la SAVAK jusqu'à ce qu'il soit nommé chef de l'Inspection Impériale, aussi connue sous le nom de Bureau Spécial du renseignement, qui s'occupait de surveiller les officiels de haut niveau, dont les directeurs de la SAVAK. En outre, la SAVAK a été impliquée dans l'affaire du vendredi noir.[réf. souhaitée]

Post-Révolution[modifier | modifier le code]

Après le départ en exil du Chah en janvier 1979, les 15 000 agents de la SAVAK furent la cible de représailles aveugles et déchainées. La plupart de ses dirigeants furent assassinés, un bon nombre de ses employés furent exécutés arbitrairement [réf. souhaitée] sur l'ordre de Rouhollah Khomeini dès sa prise du pouvoir en février de la même année. Khomeini avait annoncé que les gens de l'ancien régime devraient se présenter pour se bénéficier de "la justice islamique" et "être libérés" si innocents. Sur cette affirmation, un grand nombre des savaki [réf. souhaitée] se sont rendus et ont été exécutés. L'un des anciens directeurs de la SAVAK qui avait conseillé d'exiler Khomeiny plutôt que de le condamner à mort, s'est rendu en Iran et a été fusillé. Selon Alexandre de Marenches, Khomeiny ne voulait pas qu'on puisse dire qu'il lui devait la vie[3].

La SAVAK a été remplacée par la SAVAMA, Sāzmān-e Ettelā'āt va Amniat-e Melli-e Irān (« Organisation du renseignement et de la sécurité de la nation iranienne »). La SAVAMA sera par la suite renommée VEVAK, Vezārat-e Ettelā'āt va Amniat-e Keshvar (« Ministère des renseignements et de la sécurité nationale »).

Directeurs de la SAVAK[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Issa Pejman, Assar-e Angosht-e Savak vol. 1, Nima Publishing, Paris, février 1994.
  2. Ryszard Kapuscinsky (traduction Véronique Patte) Le Shah Flammarion Paris 2010 241p (ISBN 978-2-0812-3177-1)
  3. Dans le secret des princes Christine Ockrent et Alexandre de Marenches Albin Michel

Voir aussi[modifier | modifier le code]