Sūtra d'Amitābha

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Recueil de sūtra bouddhistes ouvert sur la version chinoise, annoté de transcription phonétique en japonais, du petit Sūtra de Sukhāvatī

Le sūtra d'Amitābha (ch. trad. : 阿彌陀經 ; ch. simp. : 阿弥陀经 ; py : Āmítuó Jīng ; jap. : 阿弥陀経 ; viet. : A di đà kinh ; romaji : amida kyō ; tibétain : bDe-ba-can-gyi bkod-pa’i mdo) est le nom familier du petit Sūtra de Sukhāvatī ou petit Sukhāvatīvyūhasūtra

Ce texte bouddhique mahāyāna est un des principaux sūtras récités et respectés dans les écoles du bouddhisme de la Terre pure.

Histoire et traductions[modifier | modifier le code]

Le sūtra d’Amitābha a été traduit du sanskrit en chinois par le maître Tripiṭaka Kumārajīva en 402, mais pourrait être apparu en Inde dès l’an 100 de notre ère, rédigé dans un prâkrit[1].

Deux autres traductions chinoises ont été réalisées : celle de Gunabhadra (Ve siècle), aujourd'hui perdue, et celle de Xuanzang, en 650, moins répandue que celle de Kumārajīva. Enfin, il en existe aussi une version tibétaine[2],[3].

Contenu[modifier | modifier le code]

La majeure partie du sūtra d’Amitābha, beaucoup plus court que les autres sūtras de la Terre pure, se compose d’un discours que donne Gautama Bouddha au Jetavana, dans la ville de Śrāvastī, à son disciple Śāriputra.

L’exposé porte sur les merveilleux ornements qui attendent les justes dans la Terre pure de l’ouest, Sukhāvatī (en) (ch. trad. : 西方極樂國 ; ch. simp. : 西方极乐国 ; py : xīfāng jílè guó ; lit. : « Occident du Pays de la félicité »), ainsi que sur les êtres qui y résident, dont le bouddha Amitābha.

Le texte décrit également ce que l’on doit faire pour y renaître.

Dans les traditions bouddhistes[modifier | modifier le code]

Dans les bouddhismes Chán et de la Terre pure, le sūtra est souvent récité dans le cadre du service du soir (ch. trad. : 晚課 ; py : wǎn kè), et est également récité en tant que pratique pour les pratiquants. Les écoles Jōdoshū et Jōdo Shinshū récitent également ce sūtra si nécessaire.[évasif]

Il est souvent récité lors des services funéraires bouddhistes chinois et japonais dans l’espoir que le mérite ainsi généré soit transmis au défunt.

Un modèle commun pour la récitation du sūtra d’Amitābha (dans la tradition chinoise) peut inclure tout ou partie de ce qui suit :

Mantras[modifier | modifier le code]

Dans le Taishō Tripiṭaka, le sūtra d’Amitābha est suivi du dhāraṇī de la renaissance en Terre pure :

amṛtabhave amṛtasaṃbhave
amṛtavikrānte amṛtavikrāntagāmini
gagana kīrtīchare svāhā

Traductions françaises[modifier | modifier le code]

  • Jean Eracle (trad.), Trois soûtras et un traité de la Terre pure, éditions Aquarius, Genève, 1984; éditions du Seuil, coll. « Points Sagesse », Paris, 2008
  • Jérôme Ducor (trad.), Le Sûtra d'Amida prêché par le Buddha, Peter Lang Éditeur, 1998

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thich Nhat Hanh, Finding our True Home: Living in the Pure Land Here And Now, Parallax Press,‎ 2003 (ISBN 1-888375-34-5), p. 11-12
  2. Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme, éditions du Seuil, 2006, p. 582.
  3. Développement sur l'heureuse terre, notice sur data.bnf.fr.