Sœurs de Saint-Paul de Chartres

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La congrégation des Sœurs de Saint-Paul de Chartres (Congregatio Sororum Carnutensium a S. Paulo) est une congrégation catholique féminine fondée en France à la fin du XVIIe siècle.

Fondation et développement[modifier | modifier le code]

La première communauté a été fondée en 1696 par le Père Louis Chauvet, curé de la paroisse de Levesville-la-Chenard, un petit village de Beauce, situé à environ 80 kilomètres au sud-ouest de Paris.

Marie-Anne de Tilly, cofondatrice de la communauté, a préparé ses jeunes compagnes pour leur mission : instruire les enfants, soigner les malades et visiter les personnes âgées grâce à de petites communautés de deux ou trois Sœurs.

Dès 1708, le Père Chauvet avait confié la communauté croissante des Sœurs à Mgr Paul Godet des Marais, évêque de Chartres, qui leur attribua une habitation à Saint-Maurice dans les faubourgs de Chartres, un supérieur ecclésiastique en la personne du Père Maréchaux, et un nom, celui de l'apôtre Paul, leur modèle et saint patron.

Après leur transfert à Saint-Maurice, les Sœurs de Saint-Paul étendirent leur rayon d'action à de nombreuses petites écoles rurales et se répandirent dans les autres diocèses.

Les nouvelles communautés se succédèrent rapidement et les Sœurs partirent vers de nouveaux horizons, leur première Mission sera la Guyane en 1727.

En 1818, elles prennent pied en Martinique et en 1820, en Guadeloupe, à la demande du gouvernement pour fournir des infirmières dans les hôpitaux militaires[1].

Ce fut là le début d'un grand élan missionnaire dans le monde entier. Au XIXe siècle, quand les nouvelles fondations françaises eurent posé les bases pour d'autres ramifications dans le reste de l'Europe (en Allemagne surtout, par la directrice de Strasbourg, en Angleterre à Birmingham, directement de Chartres), les Missions atteignirent l'Orient : Thaïlande, Hong Kong, Corée, Chine, Indochine (elles arrivent en Cochinchine occidentale en 1860), Japon.

Entre 1850 et 1950, 941 religieuses missionnaires partirent pour l'Orient, et 791 pour les Indes occidentales[Lesquelles ?] et la Guyane.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Les futures Sœurs sont tout d’abord postulantes durant six à neuf mois, puis novices pendant deux ans, elles font ensuite des vœux annuels pendant cinq ans, et enfin des vœux perpétuels.

Leur apostolat est, comme à ses débuts : l'instruction des enfants et des orphelins, l'éducation des jeunes femmes, le soin des malades, l'assistance aux personnes âgées, le service pastoral dans les communautés les plus lointaines et les plus dépourvues.

La dernière mission en date a été ouverte à Kazakhstan en 2008.

Au début du troisième millénaire, la communauté compte environ quatre mille Sœurs (dont un quart au Vietnam), et est présente dans trente-six pays dispersés sur les cinq continents. Elle est devenue largement internationale et les Sœurs parlant ou comprenant le français sont devenues très minoritaires. Le supérieure générale est aujourd'hui Mère Myriam de Saint-Paul Kitcharoen, thaïlandaise.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les Sœurs célèbres de la congrégation, on peut distinguer :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ancien hospice des religieuses de Saint-Paul de Chartres à Culaogieng au Viêt Nam, aujourd'hui maison de retraite pour religieuses âgées
  • Jean Vaudon, Histoire générale de la Communauté des Filles de Saint-Paul de Chartres, enseignantes, hospitalières, missionnaires, Paris, Téqui, 1927.
  • René Gobillot, Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, Grasset, Paris, 1938.
  • Élisabeth Dufourcq, Les aventurières de Dieu, Perrin, Paris, 2de édition, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Delisle, Histoire religieuse des Antilles et de la Guyane françaises : Des chrétientés sous les tropiques ? 1815-1911, Paris, Éditions Karthala, coll. « Mémoire d'Églises »,‎ 2000 (ISBN 978-2-84586-085-8, OCLC 44971779, notice BnF no FRBNF37119805), p. 97