Sœurs de Saint-Paul de Chartres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La congrégation des Sœurs de Saint-Paul de Chartres (Congregatio Sororum Carnutensium a S. Paulo) est une congrégation catholique féminine fondée en France à la fin du XVIIe siècle.

Fondation et développement[modifier | modifier le code]

La première communauté a été fondée en 1696 par l'abbé Louis Chauvet, curé de la paroisse de Levesville-la-Chenard, petit village de Beauce, situé à environ 35 kilomètres de Chartres et 90 kilomètres au sud-ouest de Paris.

Marie-Anne de Tilly, cofondatrice de la communauté, a préparé ses jeunes compagnes pour leur mission : instruire les enfants, soigner les malades et visiter les personnes âgées grâce à de petites communautés de deux ou trois sœurs.

En 1708, l'abbé Chauvet confie la communauté croissante des sœurs à Mgr Paul Godet des Marais, évêque de Chartres, qui leur attribue une habitation à Saint-Maurice dans les faubourgs de Chartres, un supérieur ecclésiastique en la personne du père Maréchaux, et un nom, celui de l'apôtre Paul, leur modèle et saint patron.

Après leur transfert à Saint-Maurice, les sœurs de Saint-Paul étendent leur rayon d'action à de nombreuses petites écoles rurales et se répandent dans les autres diocèses.

Les nouvelles communautés se succèdent rapidement et les sœurs partent vers de nouveaux horizons, leur première mission est la Guyane en 1727.

Le couvent de la Sainte-Enfance à Saïgon dans les années 1910. Orphelinat et maison de formation.

En 1818, elles prennent pied à la Martinique et en 1820, à la Guadeloupe, à la demande du gouvernement de fournir des infirmières dans les hôpitaux militaires[1].

L'époque marque le début d'un grand élan missionnaire dans le monde entier qui a surtout lieu de la moitié du XIXe siècle à la moitié du XXe siècle. Au XIXe siècle, après que les nouvelles fondations françaises eurent posé les bases pour d'autres ramifications dans le reste de l'Europe (en Allemagne surtout, par la directrice de Strasbourg ; en Angleterre à Birmingham, directement de Chartres en 1847), les missions atteignent l'Extrême-Orient : Thaïlande, Hong Kong (1848), Corée, Chine, Indochine (elles arrivent en Cochinchine occidentale en 1860), Japon, etc.

Entre 1850 et 1950, ce sont 941 religieuses missionnaires qui partirent pour l'Extrême-Orient, et 791 pour les Indes occidentales[Lesquelles ?] et la Guyane.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Maison-mère et noviciat des Soeurs de Saint-Paul, 5 rue Saint-Jacques, Chartres.

Les futures sœurs sont tout d’abord postulantes durant six à neuf mois, puis novices pendant deux ans, elles font ensuite des vœux annuels pendant cinq ans, et enfin des vœux perpétuels.

Leur apostolat est, comme à ses débuts : l'instruction des enfants et des orphelins, l'éducation des jeunes femmes, le soin des malades, l'assistance aux personnes âgées, le service pastoral dans les communautés les plus lointaines et les plus dépourvues.

La dernière mission en date a été ouverte au Kazakhstan en 2008.

Au début du troisième millénaire, la communauté compte environ quatre mille sœurs (dont un quart au Vietnam), et est présente dans trente-six pays dispersés sur les cinq continents. Elle est devenue largement internationale et les sœurs parlant ou comprenant le français sont devenues très minoritaires. L'anglais a détrôné le français comme langue de liaison internationale dans la congrégation. La supérieure générale est aujourd'hui mère Myriam de Saint-Paul Kitcharoen, thaïlandaise.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les sœurs célèbres de la congrégation, on peut distinguer :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ancien hospice des religieuses de Saint-Paul de Chartres à Culaogieng au Viêt Nam, aujourd'hui maison de retraite pour religieuses âgées
  • Chanoine Jean Vaudon, Histoire générale de la Communauté des Filles de Saint-Paul de Chartres, enseignantes, hospitalières, missionnaires, Paris, éd. Téqui, édition en trois tomes, 1927.
  • Chanoine Jean Vaudon, Les Filles de Saint-Paul en Corée, éd. procure des Sœurs de Saint-Paul de Chartres, Chartres, 1931
  • Chanoine Jean Vaudon, Les Filles de Saint-Paul au bagne, éd. Michel Tremblay, Québec, Montréal, 1931
  • Chanoine Jean Vaudon, Les Filles de Saint-Paul en Indo-Chine, éd. procure des Sœurs de Saint-Paul de Chartres, Chartres, 1931
  • Chanoine Jean Vaudon, Les Filles de Saint-Paul au Japon, éd. procure des Sœurs de Saint-Paul de Chartres, Chartres, 1931
  • René Gobillot, Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, Grasset, Paris, 1938.
  • Élisabeth Dufourcq, Les aventurières de Dieu, Perrin, Paris, 2de édition, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Delisle, Histoire religieuse des Antilles et de la Guyane françaises : Des chrétientés sous les tropiques ? 1815-1911, Paris, Éditions Karthala, coll. « Mémoire d'Églises »,‎ 2000 (ISBN 978-2-84586-085-8, OCLC 44971779, notice BnF no FRBNF37119805), p. 97