Série 62 (SNCB)

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SNCB série 62/63

Les 6306 et 6329 au dépôt de Kinkempois.

Les 6306 et 6329 au dépôt de Kinkempois.

Identification
Exploitant(s) SNCB
Type ex-type 212
Construction 1961-1966
Constructeur(s) BN (Brugeoise & Nivelles)
Nombre 136
Effectif 40
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux BoBo
Écartement standard
 Cylindres ACEC DN441
Moteur thermique GM 12-567C
 Alternateur EMD D24-D14
Moteurs de traction ACEC DN441
 Transmission électrique
Diamètre roues motrices 1010 mm
 Largeur 2,9 m
 Hauteur 4,25 m
Masse totale 80 t
Longueur totale 16,79 m
Vitesse maximale 120 km/h

La série 62/63 est une série de locomotives Diesel de la SNCB.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Après l'expérience acquise par l'industrie ferroviaire Belge en matière de construction de locomotive autour des moteurs General Motors sur la série 55, La SNCB avait besoin de machines plus légères et commanda deux courtes séries prototypes : l'une avec transmission hydraulique (la série 65/75 et l'autre avec transmission diesel-électrique qui deviendra la série 62/63 suite à la commande en plusieurs étapes de 130 exemplaires supplémentaires. À l'époque, sous le type 212.
  • En 1983, la motrice 6215 est équipée d'un convertisseur pour la chauffe électrique des rames voyageur. En effet, les voitures M2 furent les dernières aptes au chauffage à la vapeur (équipant la plupart des motrices diesel du parc) et la traction de voitures plus récentes passait donc par ce type de transformation. L'expérience ne fut pas concluante, car ce dispositif réduisait trop fortement la puissance disponible pour la traction. La 6215 fut remise au type.
  • Après une restructuration importante de l'offre voyageur en 1984 (nommé Plan IC-IR) et face à l’électrification progressive du réseau, ces machines perdirent progressivement leurs services voyageurs. Ce processus se termina en 2001 suite à la livraison des autorails de la série 41 qui leur reprirent leurs derniers trains. Par ailleurs, la traction thermique des trains de fret était également reprise par les nouvelles motrices de la série 77. Leur mise à la retraite paraissait donc inéluctable. Une trentaine de machines furent toutefois réutilisées par Infrabel pour la traction des trains de chantier.
  • En 1999, L'opérateur privé néerlandais ACTS (essentiellement actif sur les trains de déchets aux Pays-Bas acquiert 5 locomotives (plus une sixième pour pièces). Elles seront utilisées de manière particulière, en double traction avec des locomotives série 1200 des NS, leur autonomie thermique étant utile en bout de ligne. En 2011, l'une de ces machines est reprise par Locon benelux qui a également repris une partie de ce trafic particulier.
  • En 2002, 4 machines sont rénovées et équipées d'attelages automatiques et des équipements de signalisation TBL2. L'objectif est de constituer deux paires de motrices de secours pour la ligne à grande vitesse 2 Louvain - Liège[1].
  • En 2010, Infrabel décide de ne pas acquérir de nouveaux moyens de traction, faute de financement, et demande à l'atelier de Salzinnes de réaliser un prototype de rénovation d'une 62. la 6255 restera en atelier jusqu'en juillet 2011 et ressortira dans une livrée bleue à bavette jaune, avec un groupe électrogène supplémentaire occupant l'essentiel d'une des plateformes d'accès[2]. Il n'est pas encore clair si cette initiative donnera lieu à d'autres transformations.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.belrail.be/F/actua/materiel.php?id=28&q=hld62%20hld63 Belrail : Equipement TBL2 pour la série 62/63
  2. http://www.wallorail.be/actu/0711/22.htm Wallorail : La 6255 en service.