Sérail

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Dans une maisonnée musulmane turque, un sérail est un quartier d’habitation confiné utilisé par les épouses et concubines.

Le mot provient d'une variation en italien du nom persan saray, qui signifie « palais », ou « cour fermée ». Le palais de Topkapı (Topkapı Sarayı) est le principal palais d’Istanbul, autrefois demeure du sultan, aujourd'hui devenu un musée.

Une autre acception en Turquie se rapporte aux palais traditionnels et aux grands manoirs construits au centre de cours murées.

En Iran, un sérail est un terme qui désigne à l’origine une maison ; on appelle aujourd’hui sérail une cour construite au sein d’un bazar, destinée à accueillir des magasins et des ateliers.

Un fantasme orientaliste[modifier | modifier le code]

Le sérail est assimilé au harem ; il est donc devenu, dans l’imaginaire orientaliste d’une Europe enfiévrée d’attrait pour le stupre provenant du Moyen-Orient et de Perse, un lieu de débauche exotique supposément habité par des odalisques offertes. [réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jocelyne Dakhlia, « Entrées dérobées : l’historiographie du harem », Clio, 9–1999, Femmes du Maghreb, p. 37–55, lire en ligne.

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