Sénescence

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le vieillissement pour son aspect biologique. Pour les aspects sociaux, culturels, et économiques, voir Vieillissement.

En biologie, la sénescence (du latin senex, "vieil homme" ou "grand âge") ou vieillissement est un processus physiologique qui entraîne une lente dégradation des fonctions de l'organisme.

Le vieillissement existe pour la plupart des espèces animales et végétales, mais pas pour toutes. De très rares espèces ne manifestent aucun vieillissement observable, ou sont même capables d'inverser leur processus de vieillissement et de retourner à l'état larvaire. On peut citer notamment le krill et une espèce de méduse : turritopsis nutricula.

Le vieillissement d'un organisme débute après la phase de maturité, et progresse alors de façon irréversible jusqu'à la mort. Il se caractérise le plus souvent par une dégradation des capacités générales de l'organisme : psycho-motrices, immunitaires ou reproductives.

Chez les végétaux, la sénescence peut ne toucher qu'une seule partie d'un organisme. C'est le cas de la sénescence des feuilles par exemple qui se caractérise par leur jaunissement puis leur chute en automne, ou encore des fruits lorsqu'ils tombent de la plante.

Sommaire

Pourquoi vieillit-on ? [modifier]

La question du vieillissement a longtemps intrigué les philosophes et les naturalistes, tant il est difficile de lui trouver une explication sur le plan biologique.

Il existe un point de vue assez répandu tendant à considérer le vieillissement comme un long processus d'usure physique des tissus qui serait de même nature que l'usure de la matière inerte par le simple effet du passage du temps.

D'autres approches concernent la physiologie cellulaire, notamment par l'étude des phénomènes d'oxydation (théorie mitochondriale ou théorie des radicaux libres de Denham Harman) ou d'usure des télomères (théorie télomérique du vieillissement d'Alekseï Olovnikov).

Aucune de ces explications ne supporte l'analyse détaillée, notamment compte tenu des différences de longévité qui peuvent exister entre différentes espèces.


Théories évolutionnistes [modifier]

Selon les théories évolutionnistes, une poule n'est pas immortelle car elle n'est conçue que pour pondre des œufs. Il ne lui est pas utile de vivre plus longtemps que nécessaire.

Le vieillissement serait une cause indirecte du fait que la longévité n'est pas un critère de sélection naturelle. Les organismes subissent régulièrement des mutations pouvant créer de nouveaux gènes, et donc de nouvelles fonctionnalités. Ces dernières ne sont transmises à la descendance que si elles touchent les cellules germinales, à l'origine des futurs gamètes et donc des futurs embryons. Selon les principes de l'évolution, les organismes les plus adaptés ont plus de chance de survivre et donc de se reproduire. Une mutation peut conférer à un individu un avantage sélectif. Si cet avantage a lieu avant la reproduction (meilleure viabilité, plus de force, parade sexuelle plus efficace), alors il pourra être sélectionné. En revanche, si cet avantage a lieu après la reproduction (plus grande longévité par exemple), cela n'a aucun intérêt direct pour l'individu car il se sera déjà reproduit : il n'y a donc aucune pression de sélection sur ce genre de mutations. D'un point de vue statistique, il se peut même qu'une plus grande longévité n'ait aucune incidence, compte tenu des facteurs pathogènes extrinsèques tels que la prédation.

Cette théorie trouve son illustration la plus flagrante chez certaines espèces dont la mort survient de façon spectaculaire après l'accouplement chez les animaux (cf. saumon), ou après la floraison chez les végétaux (cf. bambou).

Une autre manière d'expliquer cette idée est de l'énoncer selon le point de vue du gène égoïste, concept imaginé par Richard Dawkins et selon lequel « une poule, ça n'est jamais que le moyen qu'a trouvé un œuf pour faire un autre œuf ». Selon ce point de vue une poule n'est pas conçue pour survivre plus longtemps qu'il ne lui est nécessaire pour pondre un œuf. Dans cette optique, l'organisme n'est qu'un outil à usage unique, un soma jetable, pour reprendre l'expression de Thomas Kirkwood, dont la seule fonction est de permettre la reproduction et la diffusion des cellules germinales.


Régulation génétique [modifier]

Chez les végétaux, loin d'être une simple dégradation des conditions de vie de la cellule, voire une simple dégénérescence de celle-ci, la sénescence est un processus contrôlé génétiquement. En effet, certains gènes s'expriment uniquement au moment de la sénescence tandis que d'autres deviennent silencieux.


Sénescence cellulaire [modifier]

Il a été montré qu'une cellule végétale sénescente s'enrichit en radicaux libres, ce qui semblerait être la conséquence d'une activité accrue des lipoxygénases dans la membrane plasmique. La sénescence cellulaire a été définie en premier par Hayflick en 1961, comme l’ensemble des processus qui accompagnent la fin de la capacité réplicative de fibroblastes humains en culture.

Atteintes chimiques [modifier]

Reliability theory [modifier]

Théories neuro-endocrino-immunologiques [modifier]

Divers [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Biologie de la mort, Frederic Revah et Andre Klarsfeld, Odile Jacob, ISBN : 9782738107572
  • Le gène égoïste, Richard Dawkins

Liens externes [modifier]

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